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Kasaï Oriental : le gouverneur déchu refuse de démissionner, l’Assemblée lui interdit d’engager des dépenses au nom de la province

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Déchu et notifié de sa déchéance par l’Assemblée provinciale, le gouverneur Jean Maweja Muteba n’entend pas lâcher prise. C’est Jean Louis Kasonga, ministre près le gouverneur, qui l’a dit dans une conférence de presse animée à Mbuji-Mayi ce lundi 5 avril 2021.

A cet effet, ce proche de Maweja Muteba a indiqué que le chef de l’exécutif provincial n’est pas dans l’obligation de laisser la place à un intérimaire. « Car la dernière sentence, c’est du chef de l’État! », a-t-il déclaré.

À lui d’ajouter que la procédure ayant conduit à la destitution du gouverneur est simplement cavalière, car les « documents de cette motion n’ont jamais été transmis à l’autorité provinciale ».

En guise de réponse, ce lundi 05 avril 2021 toujours, Yves Mwamba Kadima, président de l’Assemblée provinciale, a adressé une correspondance au directeur général de la Banque Centrale du Congo( BCC), lui disant que Jean Maweja Muteba n’a plus le droit d’engager les dépenses et transactions financières au nom de la province, jusqu’à ce qu’il va faire la remise et reprise avec la vice-gouverneur pour l’intérim.

Signalons que les organisations de la Société civile ont saisi le président de la République, par une déclaration ce même lundi 05 avril 2021, face au refus de Jean Maweja Muteba de déposer sa démission conformément à la loi. Elles disent que ce climat entre l’organe délibérant et l’exécutif provincial ne va pas faciliter le décollage de la province tant souhaité par tous.

Rappelons que le jeudi 01 avril dernier, le gouverneur Maweja a été déchu pour plusieurs faits dont la mégestion, le manque du leadership et vision pouvant booster le développement de la province du Kasaï-oriental.

Jude Munganga Kadima/CONGOPROFOND.NET

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Réhabilitations à répétition des routes de desserte agricole : L’expert Firmin Kiala met en garde contre les solutions improvisées

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L’amélioration durable des routes de desserte agricole en République démocratique du Congo passe impérativement par des études techniques approfondies, adaptées aux réalités géotechniques du pays et accompagnées d’un renforcement des compétences locales. C’est le message central défendu par Firmin KIALA KI-N’SOKI, consultant international et point focal de l’étude sur la qualité et la durabilité des routes de desserte agricole réhabilitées.

S’exprimant lors de l’atelier de synthèse du rapport provisoire de cette enquête nationale organisé du 6 au 7 mai 2026 au Cercle Elais, l’expert a dressé un état des lieux des infrastructures rurales réhabilitées à travers le pays tout en mettant en garde contre une généralisation précipitée de certaines techniques de stabilisation des routes.

« Il faut y aller progressivement », a insisté Firmin Kiala, estimant que plusieurs procédés techniques nécessitent encore des évaluations adaptées aux contextes locaux avant toute application à grande échelle.

Une étude nationale menée dans les 26 provinces

Selon le consultant, cette vaste enquête de terrain a mobilisé des équipes pendant près d’une année dans différentes régions du pays. L’objectif était d’évaluer les routes réhabilitées, d’identifier les forces et faiblesses des interventions réalisées et de capitaliser les meilleures pratiques observées sur le terrain.

L’étude a couvert un échantillon représentatif des 26 provinces de la RDC, réparties à travers sept grandes zones géotechniques. Une approche qui permet aujourd’hui de disposer d’une lecture plus précise des défis liés à la durabilité des infrastructures rurales.

Pour l’expert, il devient urgent de sortir des méthodes classiques afin d’adopter une approche globale et holistique des routes de desserte agricole. Celle-ci doit intégrer des chaussées adaptées aux besoins d’évacuation des produits agricoles en toutes saisons vers les centres de consommation, tout en tenant compte du trafic potentiel attendu.

Drainage, protection et entretien : les clés de la durabilité

Au-delà des travaux de réhabilitation, Firmin KIALA KI-N’SOKI insiste sur la nécessité d’intégrer des mesures de protection efficaces telles que les barrières de pluie, les dispositifs de lutte antiérosive ainsi qu’un système de drainage performant.

Refusant ce qu’il qualifie de « désinvestissement » consistant à revenir régulièrement sur les mêmes axes quelques années après leur réhabilitation, le consultant estime qu’avec une amélioration adéquate des sols de plateforme et un drainage efficace, une route bien exécutée peut tenir au moins dix ans avant l’apparition des premières dégradations majeures.

Dans cette logique, il recommande également la promotion du système d’entretien par Niveaux de Services (GeNis), considéré comme une alternative efficace pour assurer un suivi permanent des infrastructures rurales.

« La sagesse et l’expérience au service de la Nation »

À travers cette démarche, Firmin KIALA KI-N’SOKI confirme sa volonté de mettre son expertise au service du développement des infrastructures rurales congolaises. Une vision qui privilégie la durabilité, l’anticipation technique et la valorisation des solutions adaptées aux réalités du territoire national.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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