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Politique

Kasaï Oriental : le gouverneur appelle ses ministres à se préparer au contrôle parlementaire

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Le gouverneur de la province du Kasaï Oriental, Jean Paul Mbwebwa, a exhorté les membres de son gouvernement à se tenir prêts en vue du contrôle parlementaire prévu au cours de la session de mars 2025 à l’Assemblée provinciale. L’annonce a été faite ce samedi 19 avril par le ministre provincial de la Communication et Médias et porte-parole du gouvernement, Hernaince Pascal Ilunga, dans un compte-rendu officiel transmis à la presse.

Selon ce dernier, le chef de l’exécutif provincial a mis l’accent, lors d’une réunion ordinaire de l’équipe gouvernementale, sur l’importance de cette session parlementaire, traditionnellement consacrée à l’évaluation de l’action gouvernementale par les élus provinciaux.

« Très brièvement, la communication de Son Excellence M. le gouverneur de province a porté fondamentalement sur un point essentiel. Le chef de l’exécutif provincial a attiré l’attention de son équipe gouvernementale sur les dispositions à prendre par les ministres provinciaux par rapport à la session de mars à l’Assemblée provinciale », a déclaré le porte-parole du gouvernement.

Ce rappel à l’ordre intervient dans un contexte où plusieurs gouvernements provinciaux du pays font l’objet d’un examen rigoureux de leur gestion, conformément aux prérogatives de contrôle reconnues aux assemblées provinciales par la Constitution de la République.

À travers cette communication, l’autorité provinciale entend ainsi anticiper toute éventualité et renforcer la transparence et la redevabilité au sein de son administration.

La session de mars, qui a débuté récemment à l’Assemblée provinciale du Kasaï Oriental, s’annonce donc décisive pour les ministres provinciaux, appelés à justifier la pertinence et l’impact de leurs actions à la tête des différents portefeuilles.

Félix Ilunga/CongoProfond.net

Actualité

Isolé politiquement, Laddy Yangotikala maintient la pression : « Le VPM Jacquemin Shabani doit s’expliquer devant le Parlement ! »

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Exclu de son regroupement politique et abandonné par plusieurs de ses soutiens, le député national Laddy Yangotikala refuse de retirer sa motion de défiance visant le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité. Dans une déclaration publiée ce vendredi 17 avril sur ses plateformes numériques, il a réaffirmé sa détermination à aller jusqu’au bout de sa démarche parlementaire.

À l’origine de cette initiative, déposée le 13 avril à l’Assemblée nationale, l’élu accuse le VPM d’inefficacité face à l’insécurité grandissante à Kinshasa et dans plusieurs autres villes du pays. Malgré les pressions politiques et les désistements enregistrés parmi les signataires, il campe sur sa position.

« Je prends acte de mon exclusion du regroupement. Je remercie le président Jean-Michel Sama Lukonde pour m’avoir permis d’être libre d’exercer le pouvoir de contrôle sur un membre du gouvernement. Je n’ai pas violé la Constitution ni le règlement intérieur. Je n’ai fait que demander au VPM de protéger les électeurs du président Félix Tshisekedi », a-t-il déclaré.

Dans la même veine, Laddy Yangotikala insiste : « Qu’on ne vous trompe pas. Ma motion de défiance n’a pas été retirée. Nous irons jusqu’au bout ». Il dénonce également des tentatives d’entrave à la procédure parlementaire : « Toutes les manœuvres dilatoires qu’ils ont lancées pour protéger le VPM de l’Intérieur et Sécurité, comme le report de la plénière, n’aboutiront pas car le règlement intérieur est clair ».

Cette posture de fermeté intervient dans un contexte politique tendu. L’Union sacrée de la Nation, par la voix de son secrétaire permanent André Mbata, avait désavoué cette motion, évoquant l’absence de quitus préalable. De son côté, l’AFDC-A a exigé de ses deux députés signataires de retirer leurs signatures, tandis que plusieurs parmi les 56 signataires initiaux se sont désistés.

Malgré cet isolement progressif, Laddy Yangotikala se présente comme un élu déterminé à exercer pleinement son rôle de contrôle parlementaire. En résistant aux pressions politiques et aux désaveux, il affirme son refus de céder, martelant un message clair : pour lui, la question sécuritaire mérite un débat public au Parlement, sans compromis ni abandon de sa motion.

Njila Mule/CONGOPROFOND.NET

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