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Politique

Kasaï-Oriental : La NSCC dénonce l’obstruction du contrôle parlementaire sur la gestion des fonds

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La Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) du Kasaï-Oriental a publié une déclaration publique pour informer la population est-kasaïenne des développements récents concernant la gestion des fonds provinciaux, notamment les 3 millions de dollars alloués par le gouvernement central, les 3 millions de dollars de rétrocession ainsi que les revenus générés localement. Faisant suite à sa dénonciation initiale du 4 avril dernier et à son point de presse du 10 avril, la NSCC observe un éveil de conscience au sein de l’Assemblée provinciale, qui avait entamé l’examen du rapport d’une enquête parlementaire diligentée sur cette gestion financière.

Cependant, ce processus de contrôle parlementaire, perçu comme un pas positif vers la transparence, a été abruptement interrompu. La NSCC dénonce avec véhémence l’interpellation manu militari, orchestrée via le ministère de l’Intérieur, du bureau de l’Assemblée provinciale et du gouverneur de la province à Kinshasa. La société civile qualifie cette action d’entrave manifeste à la transparence et au rôle constitutionnel de contrôle exercé par l’organe législatif provincial.

Selon la NSCC, cette interpellation soudaine et centralisée constitue un frein majeur à la manifestation de la vérité sur la gestion des fonds publics au Kasaï-Oriental. L’organisation souligne que tout retard dans l’établissement des faits et la reddition des comptes ne fait qu’aggraver la situation d’une population est-kasaïenne déjà éprouvée par de multiples souffrances. La NSCC insiste sur le droit légitime de la population à connaître la vérité sur l’utilisation des ressources publiques qui lui sont destinées.

La NSCC met en exergue le rôle fondamental du contrôle parlementaire dans une démocratie, garantissant la redevabilité des dirigeants et la bonne gouvernance des finances publiques. Toute action visant à entraver ce contrôle est considérée comme une atteinte aux principes démocratiques et aux intérêts de la population, ajoute la NSCC.

Face à cette situation préoccupante, la Nouvelle Société Civile Congolaise du Kasaï-Oriental lance un appel direct au ministre de l’Intérieur. Elle exhorte ce dernier à soutenir une gestion transparente des fonds alloués à la province, des rétrocessions et des revenus locaux, dans l’intérêt supérieur du bien-être de la population est-kasaïenne.

La NSCC estime qu’il est de la responsabilité du gouvernement central de garantir que les institutions provinciales puissent exercer pleinement leurs prérogatives de contrôle sans ingérence ni intimidation. L’organisation de la société civile insiste sur la nécessité d’un climat de confiance entre les gouvernants et la population, un climat qui ne peut s’instaurer que par la transparence dans la gestion des affaires publiques et la sanction des éventuels détournements ou malversations.

Mike Tyson Mukendi

Politique

Kasaï-Central : Pierre Sosthène Kambidi propose un édit pour renforcer l’alimentation scolaire et lutter contre l’abandon des études

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Ce vendredi 12 juin 2026, l’Assemblée provinciale du Kasaï-Central a enregistré le dépôt d’une proposition d’édit d’une importance majeure. Le député provincial Pierre Sosthène Kambidi, élu du territoire de Kazumba, a soumis un texte portant sur la promotion, l’organisation et l’appui aux programmes d’alimentation scolaire dans la province.

Cette initiative vise à s’attaquer à l’absentéisme et à la déperdition scolaire. Selon l’exposé des motifs, l’alimentation scolaire constitue un levier essentiel pour améliorer l’accès à l’éducation et favoriser le maintien des élèves sur les bancs de l’école, particulièrement dans les zones rurales où de nombreux enfants abandonnent leurs études faute de repas.

Le député de Kazumba place également la santé des apprenants au cœur de sa démarche. L’édit prévoit la promotion de la nutrition et du bien-être des élèves, ainsi que le renforcement de l’éducation nutritionnelle et alimentaire. L’objectif est de former une génération consciente de l’importance d’une alimentation équilibrée dès le plus jeune âge.

Au-delà du secteur éducatif, cette proposition touche aussi à un enjeu économique majeur pour le Kasaï-Central. En misant sur les systèmes alimentaires locaux et les jardins scolaires, le texte pourrait offrir de nouveaux débouchés aux producteurs agricoles de la province. Les cantines scolaires deviendraient ainsi un marché stable capable de stimuler l’agriculture familiale tout en réduisant la dépendance aux produits importés.

Sur le plan social, l’initiative entend réduire les inégalités dans l’accès à l’éducation. Garantir un repas aux élèves, sans distinction, permettrait d’améliorer les conditions d’apprentissage et de favoriser la réussite scolaire. Dans un contexte où la précarité pousse encore de nombreux enfants, notamment les jeunes filles, à abandonner l’école, cette mesure pourrait constituer un facteur déterminant de maintien dans le système éducatif.

Déposée ce vendredi au bureau de l’organe délibérant, la proposition d’édit suivra désormais la procédure législative. Elle sera examinée en séance plénière pour un débat général et son éventuelle recevabilité, avant d’être renvoyée en commission pour une analyse approfondie article par article. À l’issue de ce processus, le texte reviendra en plénière pour son adoption ou son rejet.

Si cet édit est adopté, le Kasaï-Central rejoindra le cercle encore restreint des provinces disposant d’un cadre légal spécifique en matière d’alimentation scolaire.

Faustin Nkumbi

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