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Kasaï Oriental: hausse du prix de carburant, la population ne sait plus à quel saint se vouer!
La population de Mbuji-Mayi pleure pour cause d’absence du courant électrique depuis deux semaines. À cela, vient s’ajouter la hausse du prix de carburant qui est passé de 2500 FC à 5000 FC !
Alors que les vendeurs détaillants lient cette situation à la rareté de ce précieux liquide, le directeur provincial de la Fédération des entreprises du Congo section du Kasaï-oriental précise que cette situation est dûe à la rupture de stock. Dominique Ylunga souhaite que la Société nationale des chemins de fer(SNCC) rende facile l’acheminement des wagons de ce produit de Lubumbashi à Muene-Ditu.
Notons que cette situation a de l’impact sur la population, surtout sur des petites entreprises économiques fonctionnant avec de l’énergie électrique comme des chambres froides, chaines des radios et télévisions, bars… » Lorsqu’il n’y a pas de courant nous allumons des groupes et quand le prix du carburant monte on ne sait plus à quel saint se vouer », s’inquiète un jeune Mbuji-mayien abordé par CONGOPROFOND.NET.
Jude Munganga Kadima
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
