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Kasaï-Oriental : Crise institutionnelle sur fond de scandale, Kinshasa reprend la main
La plénière prévue ce mardi 22 avril à l’Assemblée provinciale du Kasaï-Oriental, censée examiner l’affaire des « 3 millions de dollars », a été reportée à une date indéterminée. Cette décision fait suite à une demande urgente du Vice-Premier Ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, qui a ordonné la convocation immédiate du bureau de l’Assemblée et du gouverneur de province à Kinshasa pour des consultations.
Ce report a surpris les élus provinciaux, alors qu’ils étaient résolus à faire la lumière sur ce dossier sensible qui fait couler beaucoup d’encre et de salive. L’affaire des 3 millions de dollars, au cœur de vives tensions politiques, continue de monopoliser l’attention des responsables provinciaux comme des citoyens.
Si la situation reste relativement calme sur le terrain, une tension latente est perceptible au sein de la population. Les débats autour du gouverneur Patrick-Mathias Kabeya Matshi Abidi-entre ses partisans et ses détracteurs-animent les marchés, les carrefours et les réseaux sociaux, accentuant les divisions politiques dans la province. Ce climat témoigne d’un mécontentement croissant, nourri par les rivalités entre autorités locales.
Dans ce contexte de crise, les autorités congolaises insistent sur l’impératif de préserver la stabilité institutionnelle, surtout dans un pays déjà confronté à une guerre d’agression à l’Est. Le gouvernement central redoute qu’un embrasement du Kasaï-Oriental ne déclenche une réaction en chaîne, rallumant des tensions ailleurs et compromettant la paix déjà fragile.
Le report de la plénière pose donc la question de la gestion politique de cette crise provinciale. Dans une période marquée par la fragilité du tissu institutionnel, la gouvernance et la cohésion nationale apparaissent plus que jamais comme des enjeux cruciaux. Le gouvernement central se trouve contraint de jongler entre les urgences locales et la nécessité de maintenir l’unité nationale.
La situation demeure incertaine, et les autorités attendent beaucoup des consultations en cours à Kinshasa. Les décisions qui en découleront seront déterminantes pour l’avenir politique du Kasaï-Oriental, mais aussi pour la stabilité de l’ensemble du pays. Éviter une escalade demeure la priorité du gouvernement, qui souhaite contenir les tensions avant qu’elles ne s’étendent à d’autres provinces déjà fragilisées.
Conscientes des risques liés à une instabilité prolongée, les autorités congolaises plaident pour une résolution rapide et pacifique de la crise. Elles appellent à l’unité des acteurs politiques et à la responsabilité de tous, dans un contexte national sous haute tension.
Les habitants du Kasaï-Oriental-et bien au-delà-suivent avec une grande attention l’évolution de cette affaire. Beaucoup espèrent qu’une sortie de crise permettra de renforcer la cohésion nationale et de garantir la paix, dans un pays où la stabilité reste l’un des défis majeurs de l’heure.
Félix Ilunga/CONGOPROFOND.NET
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Peter Kazadi vs André Mbata : 2 zéros qui se disputent la première place du néant
Il faut vraiment avoir perdu tout sens des réalités pour se lancer dans une bataille de courriers alors que le pays brûle encore dans l’Est et que le peuple crève de faim. André Mbata Mangu et Peter Kazadi Kankonde, deux noms qui ne font trembler intellectuellement personne sauf peut-être les feuilles de papier qu’ils noircissent. Ils s’envoient des lettres pour savoir qui est le plus important.
L’un, André Mbata Mangu Premier Vice-Président honoraire de l’Assemblée nationale et Secrétaire permanent de l’Union sacrée pour la Nation, brandit ses diplômes comme un gri-gri. L’autre, Peter Kazadi Kankonde Vice-Premier ministre honoraire de l’Intérieur et député national, parle d’une expérience tellement nocive et inutile que personne ne voudrait s’en inspirer et surtout dont le pays n’a strictement pas besoin.
Mais pendant qu’ils se chamaillent sur leurs CV, les Congolais, eux, comptent les morts dans l’Est et les jours sans électricité. Ces deux hommes occupent pourtant des fonctions qui devraient servir à quelque chose. Mais quand on regarde leurs résultats, c’est le désert total. Leur querelle n’intéresse qu’eux-mêmes. Pour le reste du pays, c’est juste le spectacle affligeant de deux ignorants qui se battent avec des mots qu’ils ne comprennent même pas.
Le premier, le Professeur André Mbata, est un vrai magicien. Son tour préféré : dire une chose un jour, et son contraire le lendemain, sans jamais rougir. Tout le monde a vu les vidéos où il jure sur tous les saints qu’on ne peut pas toucher à la Constitution. Il disait que c’était un crime grave, impardonnable. Aujourd’hui, le même homme, avec le même sérieux, explique qu’il faut tout changer. Et il est convaincu que le peuple a une mémoire de thon rouge.

Ce n’est plus un professeur de droit, c’est un vendeur de pagnes au marché : le matin le tissu est rouge, le soir il est bleu, selon le client qui paie. Voilà l’élite congolaise qu’on nous présente comme un grand savant : un homme dont la parole ne vaut pas un vieux billet de 100 francs. Il sait parler dans les grandes universités à l’étranger notamment en Afrique du Sud, mais chez lui, il est incapable de dire la vérité quand elle dérange ceux qui le nourrissent.
Quant au deuxième, Honorable Peter Kazadi Kankonde, c’est encore pire. On se demande chaque jour comment un homme aussi vide a pu devenir avocat. Ses propres confrères rigolent derrière son dos tellement il ne maîtrise rien du droit. La preuve ? C’est lui qui a écrit le fameux papier “mandat spécial” donnant le pouvoir à Jean-Marc Kabund comme Président intérimaire de l’UDPS. Il avait alors oublié de mentionner la Constitution et les règles du parti.

Juste oublié. Comme on oublie d’acheter le sel au marché. Résultat : depuis 8 ans, l’UDPS est bloquée, sans président clair, à cause de l’erreur d’un homme qui se dit juriste. Et cet homme-là ose aujourd’hui donner des leçons d’expérience ? Mais quelle expérience ? Celle de tout casser par bêtise ? Ces deux-là ne sont pas des élites. Ce sont des naufragés de l’intelligence qui se noient dans un verre d’eau et qui trouvent le moyen de se vanter de savoir nager. Le peuple, lui, regarde ça, pleure de rage et de honte.
Njila Mule/CONGOPROFOND.NET
