Provinces
Kasaï : Non payés depuis deux mois, des enseignants dont les comptes sont domiciliés à Afriland First Bank saisissent le président de l’Assemblée provinciale
Des enseignants payés par l’agence de Tshikapa de Afriland First Bank accusent deux mois d’impayés, correspondant aux mois de mai et juin, alors que juillet touche déjà à sa fin. Excédés, ils ont saisi le président de l’Assemblée provinciale du Kasaï, Maître Alain Tshisungu Ntumba, par le biais de son intérimaire, le questeur Soleil Malengu.
Dans une correspondance remise à cette occasion, les enseignants ont exprimé leur ras-le-bol face à cette situation qu’ils jugent inacceptable. Ils ont également alerté la presse pour porter leur cri de détresse à l’opinion publique.
« Nous sommes venus rencontrer le président de l’Assemblée provinciale afin qu’une solution soit trouvée à notre situation. Afriland est une banque de sorciers ! Voilà deux mois que nous ne sommes pas payés. On nous fait tourner en rond avec des rendez-vous mensongers : on nous avait dit mercredi, puis lundi, et encore lundi… Pendant ce temps, nos enfants doivent présenter les examens sans que nous ayons les moyens de les préparer ! », s’est indigné un enseignant, porte-parole du groupe.
Parmi les victimes, on retrouve notamment des enseignants venus de Kamuesha, Lunyeka et Kamako.
L’autorité provinciale rencontrée a, selon eux, promis de transmettre leur doléance aux instances compétentes, tout en appelant à la patience.
« Il nous a demandé de garder notre mal en patience. Nous lui avons remis notre lettre dans laquelle nous exprimons notre ras-le-bol », a rapporté un autre enseignant.
Interrogé par congoprofond.net, le directeur de l’agence Afriland First Bank de Tshikapa, Mitterrand (prénom non précisé), a reconnu des retards, tout en minimisant leur ampleur. Il a invité les enseignants à venir directement à la banque pour exprimer leurs difficultés, assurant que les paiements seraient effectués ce lundi.
Cependant, cette déclaration a laissé sceptiques plusieurs enseignants, qui accusent la banque de mauvaise foi. Une opinion locale affirme que l’agence est souvent associée à des pratiques peu orthodoxes, et certains agents seraient impliqués dans des mécanismes de retenue illégale des salaires. D’ailleurs, bien que le directeur se dise accessible, plusieurs enseignants affirment que son bureau est difficile d’accès, rendant ses promesses peu crédibles.
Faustin Nkumbi/Congoprofond.net
Actualité
Kayna en alerte : Une mystérieuse épidémie décime chèvres, volailles et espoirs des éleveurs
La zone de santé de Kayna fait face à une épidémie préoccupante qui touche les petits bétails, notamment les chèvres et les poules, ainsi que quelques vaches. Selon les éleveurs locaux, les premiers cas ont été signalés dès le mois de janvier 2026, avant de se propager rapidement dans plusieurs communes et villages de la région.

Des symptômes alarmants et une issue fatale
La maladie se manifeste généralement par des symptômes tels que le rhume, la diarrhée et une faiblesse généralisée des animaux. Après environ une semaine d’observation, la plupart des bêtes succombent malgré les tentatives de prise en charge. Cette évolution rapide inquiète fortement les éleveurs, démunis face à l’ampleur du phénomène.
Des tentatives de traitement sans succès
Malgré les efforts des éleveurs pour administrer des traitements, les résultats restent sans effet. Même les interventions vétérinaires, notamment les campagnes de vaccination, n’ont pas permis d’enrayer la mortalité des animaux, laissant planer le doute sur la nature exacte de cette maladie.
Un coup dur pour les ménages ruraux
Pour de nombreuses familles, l’élevage constitue une source essentielle de revenus et un pilier des projets de vie. Aujourd’hui, cette épidémie met en péril leur stabilité économique. Certains éleveurs, qui comptaient sur leurs bêtes pour financer des événements importants comme les dots ou les cérémonies familiales, se retrouvent dans l’incapacité de concrétiser leurs projets.
Un appel à une intervention urgente
Face à cette situation dramatique, les éleveurs de Kayna lancent un appel pressant aux autorités compétentes et aux services vétérinaires pour une intervention rapide et efficace. Ils espèrent des analyses approfondies et des solutions adaptées afin de stopper cette hécatombe et préserver leurs moyens de subsistance.
Sadrack Bihamba/CONGOPROFOND.NET
