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Kasaï : l’ONG « Humanity First » à la rescousse des prisonniers de Tshikapa
L’organisation non gouvernementale de développement « Humanity First » de la communauté musulmane Ahmadiyya a offert, ce jeudi 21 octobre, des vivres et nons vivres aux détenus de la prison centrale de Tshikapa. Ce don est constitué de farine de manioc, maïs, huile de palme, sel et des poissons. Ceci pour répondre à l’un des objectifs de cette ONG: soutenir les vulnérables.
» L’humanity First soutien les vulnérables. C’est dans cette optique que nous avons pensé venir en aide à nos compatriotes détenus de la ville de Tshikapa. » , a expliqué Ramiz Ahmed, missionnaire en chef de la communauté Ahmadiyya au Grand Kasaï.
Geste salué par le Directeur ai de la prison centrale de Tshikapa qui a demandé aux autres personnes de bonne volonté d’emboiter les mêmes pas. » En tout cas si ces gestes continuent nous n’allons pas connaître beaucoup des morts liées à la malnutrition. Que le Seigneur vous assiste pour que vous puissiez revenir prochainement. », a indiqué Alidort Ilunga.
La prison centrale de Tshikapa compte actuellement 480 détenus.
Jeff MBUYI/ CONGOPROFOND.NET
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
