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Kasaï : Les desiderata des personnes vivant avec handicap sur la table du président a.i. de l’Assemblée provinciale
Le président intérimaire de l’Assemblée provinciale du Kasaï, le rapporteur Me Joseph Kalombo Kanku, a reçu dans son cabinet de travail, ce lundi 24 mars, le président provincial de l’Association provinciale des personnes vivant avec handicap. L’audience accordée à Grâce Mubiayi a eu lieu au siège même de la première institution provinciale en début d’après-midi.
L’interlocuteur du président a.i a d’abord salué l’attitude de l’autorité indiquant qu’il s’agit d’une première qu’une autorité accorde une oreille attentive aux personnes vivant avec handicap et réserve une suite satisfaisante aux requêtes apportées.
Dans sa gibecière, le premier des personnes vivant avec handicap a fait voir qu’il s’agit, pour lui, l’occasion de saisir l’Assemblée provinciale à s’impliquer sur l’amélioration des conditions sociales de cette catégorie de la population. C’est ici, où il a fait savoir que les personnes vivant avec handicap du Kasaï avaient bénéficié des cent sacs de ciments pour la construction notamment d’un bureau et d’autres infrastructures à usage professionnel.
Grâce Mubiayi a tout de même informé au Président intérimaire que les personnes vivants avec handicap menacent d’initier des actions de la rue si jamais des solutions positives ne sont pas prises.
De son côté, l’autorité, très réceptive, a promis à son interlocuteur de s’impliquer pour une suite favorable, a-t-il dit.
La question de la considération de personnes vivant avec handicap a été auparavant évoquée lors par le député provincial élu de la ville de Tshikapa, Cédric Musongo Mukaba. Selon l’élu du peuple, ces personnes n’étaient pas reprises dans le programme d’action du Gouverneur.
Faustin Nkumbi/CONGOPROFOND.NET
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
