Provinces
Kasaï: Les conseillers communaux en sit-in devant le gouvernorat
Assis sur les matelas, un message fort en direction du gouvernement provincial auquel ils exigent leur prise en charge. Ce sont les élus conseillers communaux de Tshikapa, qui ont manifesté devant le gouvernorat, de la province du Kasaï.
De l’autre coté, les éléments de la police sont venus pour mettre de l’ordre, avec répressions ils ont réussi à interrompre le sit-in en cours.
Le mouvement pro-démocratie qui lutte pour le changement digère très mal le comportement infligé à ces élus.
« Nous condamnons avec la dernière énergie la répression sanglante exercée sur les conseillers communaux venus pacifiquement manifester au gouvernorat pour exiger leur prise en charge auprès de l’État congolais. En effet, je me suis rendu au gouvernorat ce soir pour m’enquérir des revendications des conseillers communaux en sit-in depuis le matin dans les installations du gouvernorat. Des tortures réservées à ces élus ne sont pas des réponses acceptables à leur action pacifique, le gouvernement provincial devrait engager un dialogue constructif avec eux et remonter rapidement leurs revendications auprès d’un Gouvernement central », a dit Joël Minga, président du mouvement.
À en croire, la lucha rappelle la légitimité du pouvoir des conseillers communaux en ces mots.
« Ces conseillers sont des élus du peuple au même titre que les députés et le président de la République, ils sont un maillon important dans la gouvernance locale, leur prise en charge est non négociable.
Pourquoi organiser leur élection s’il n’y avait pas des moyens pour leur fonctionnement ? Payez les conseillers communaux », conclut la lucha.
Les conseillers communaux n’ont pas encore reçu leur émolument depuis installation après les élections du 20 décembre 2023.
Faustin Nkumbi/CONGOPROFOND.NET
Actualité
Kayna en alerte : Une mystérieuse épidémie décime chèvres, volailles et espoirs des éleveurs
La zone de santé de Kayna fait face à une épidémie préoccupante qui touche les petits bétails, notamment les chèvres et les poules, ainsi que quelques vaches. Selon les éleveurs locaux, les premiers cas ont été signalés dès le mois de janvier 2026, avant de se propager rapidement dans plusieurs communes et villages de la région.

Des symptômes alarmants et une issue fatale
La maladie se manifeste généralement par des symptômes tels que le rhume, la diarrhée et une faiblesse généralisée des animaux. Après environ une semaine d’observation, la plupart des bêtes succombent malgré les tentatives de prise en charge. Cette évolution rapide inquiète fortement les éleveurs, démunis face à l’ampleur du phénomène.
Des tentatives de traitement sans succès
Malgré les efforts des éleveurs pour administrer des traitements, les résultats restent sans effet. Même les interventions vétérinaires, notamment les campagnes de vaccination, n’ont pas permis d’enrayer la mortalité des animaux, laissant planer le doute sur la nature exacte de cette maladie.
Un coup dur pour les ménages ruraux
Pour de nombreuses familles, l’élevage constitue une source essentielle de revenus et un pilier des projets de vie. Aujourd’hui, cette épidémie met en péril leur stabilité économique. Certains éleveurs, qui comptaient sur leurs bêtes pour financer des événements importants comme les dots ou les cérémonies familiales, se retrouvent dans l’incapacité de concrétiser leurs projets.
Un appel à une intervention urgente
Face à cette situation dramatique, les éleveurs de Kayna lancent un appel pressant aux autorités compétentes et aux services vétérinaires pour une intervention rapide et efficace. Ils espèrent des analyses approfondies et des solutions adaptées afin de stopper cette hécatombe et préserver leurs moyens de subsistance.
Sadrack Bihamba/CONGOPROFOND.NET
