Religion
Kasaï : Le Représentant légal de la 57ᵉ CPKOK, Willy Wishiya, nie tout conflit avec la CPRA qu’il ne reconnaît pas comme membre de l’ECC
Le Représentant légal de la Communauté Presbytérienne au Kasaï-Occidental, 57ᵉ CPKOK, Monseigneur Willy Wishiya Bakatushipa, a affirmé ne reconnaître aucun conflit entre sa communauté et celle dite CPRA (Communauté Presbytérienne Réformée en Afrique), qu’il considère comme extérieure à l’Église du Christ au Congo (ECC).
Dans une déclaration faite le week-end dernier, il a réagi à une opinion publique qui l’accuse de n’avoir aucune qualité pour agir, en raison d’un prétendu conflit. Il a tenu à faire une mise au point juridique et historique sur la situation.
« La 57ᵉ CPKOK a été fondée en 1981 par l’Archevêque Pierre Bakatushipa Katombe. Elle a obtenu sa reconnaissance légale par ordonnance présidentielle n°91-285 du 5 novembre 1991, signée par le président Mobutu. Je suis moi-même membre co-fondateur et Représentant légal depuis 2016, après avoir occupé plusieurs postes, dont celui de Représentant légal suppléant », a-t-il déclaré.
Selon lui, une ordonnance présidentielle étant un acte de haute portée juridique, ne peut être modifiée par un simple arrêté ministériel, comme cela aurait été tenté en 2011.
« Cette année-là, alors que le Patriarche Pierre Bakatushipa était encore en vie, Monseigneur Mutshiawudi, Kabutakapua et Monseigneur Kapinga Daniel — qui se revendique aujourd’hui Représentant légal de la CPRA à Tshikapa — ont rencontré l’ancien ministre de la Justice Luzolo Bambi pour obtenir un arrêté modifiant frauduleusement la dénomination de notre communauté. Pourtant, une telle modification ne peut venir que de l’assemblée générale de la CPKOK, ce qui n’a jamais été le cas », a-t-il expliqué.
Il dénonce ainsi l’arrêté n°621 du 11 novembre 2011, qui a approuvé la nomination de nouveaux dirigeants d’une prétendue “57ᵉ CPRA” et modifié ses statuts, alors que cette entité n’avait aucune existence légale préalable. Pourtant, cet arrêté est toujours utilisé à Tshikapa, notamment par la Proved (Province éducationnelle), pour gérer les écoles de la CPKOK, ce que dénonce Monseigneur Wishiya.
Concernant la gestion des écoles, il affirme que l’ECC ne détient pas le pouvoir de retirer un mandat de gestion scolaire, car chaque communauté signe sa propre convention avec l’État.
« Certaines communautés membres de l’ECC ne gèrent aucune école. Il est donc illégal de penser que l’ECC peut retirer notre mandat de gestion », a-t-il précisé.
Willy Wishiya insiste sur le fait que la CPKOK et la CPRA sont deux entités distinctes, et qu’il est inexact d’affirmer que la CPKOK aurait été transformée en CPRA.
Enfin, à propos de la question orale avec débat déposée à l’Assemblée provinciale par le député Jean Calvin Mingashanha à l’intention du directeur provincial de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté (EDU-NC) Kasaï 2, il estime qu’elle devrait être adressée au ministre de tutelle, pour clarifier la base légale des deux entités religieuses.
Il conclut en rappelant que les écoles se réclamant de la CPRA ne sont pas reconnues dans le ressort du Kasaï 2, faute de base juridique claire, alors que la CPKOK demeure fondée sur une ordonnance présidentielle, seul acte compétent pour modifier sa structure.
“Les compétences sont d’attribution”, concluent les juristes.
Faustin Nkumbi/CongoProfond.net
Actualité
Butembo : Les musulmans célèbrent l’Aïd al-Adha dans le strict respect des mesures barrières contre Ebola
Les fidèles musulmans de Butembo, au Nord-Kivu, ont célébré ce mercredi 27 mai 2026 la fête de l’Aïd al-Adha, communément appelée Tabaski ou fête du mouton, dans le respect des mesures barrières contre Ebola afin de se prémunir contre cette épidémie.

C’est à l’esplanade de Kalemire, située dans la commune de Bulengera, qu’ils se sont réunis pour la grande prière, dans la stricte observance des gestes préventifs, selon le représentant de la communauté musulmane de Butembo-Lubero, le Cheikh Muhindo Luhavo Agayo Arafat.
« Comme vous l’avez constaté, la majorité des musulmans sont venus avec des moyens de protection tels que les cache-nez. Si vous étiez arrivés plus tôt, vous auriez vu les dispositifs de lavage des mains ainsi que le contrôle de température installés à l’entrée », a déclaré le Cheikh Muhindo Luhavo Agayo Arafat.
Cette autorité religieuse a profité de cette célébration pour appeler les fidèles musulmans à poursuivre le respect des mesures de prévention afin de barrer la route à cette épidémie de la souche Bundibugyo. Il a également insisté sur la sensibilisation communautaire, alors que les cas confirmés continuent d’augmenter à Butembo.
L’Aïd al-Adha, ou fête du mouton, est une célébration musulmane commémorant le sacrifice d’Abraham. À cette occasion, il est recommandé aux fidèles d’immoler un mouton, une chèvre ou encore un bovin, avant de partager la viande avec leurs proches et les personnes démunies dans un esprit de convivialité et de solidarité.
Le responsable de la communauté islamique de Butembo-Lubero a, par ailleurs, invité tous les musulmans à prier pour le retour de la paix dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Dalmond Ndungo / CONGOPROFOND.NET
