Actualité
Kasaï : Le procureur Jean Trinité Mavila annonce des poursuites contre les auteurs des pratiques homosexuelles
C’est sur fond de l’injonction du ministre d’État, ministre de la Justice et garde des sceaux de la République Démocratique du Congo adressée au procureur général près la cour de cassation, que le procureur général près la cour d’appel du Kasaï vulgarise la décision de l’Autorité d’enclencher la lutte contre les pratiques déviantes à caractère sexuel et la nuisance sonore. Il l’a fait savoir à la presse locale, ce Lundi 01 juillet 2024.
D’après lui, «cette loi étant mise à l’épreuve, il sied de la faire triompher, dans la mesure où il en va de la sérénité dont le pays a besoin».
Certes, «pour les nuisances sonores que pour les faits infractionnels découlant de certains comportements sexuels, il y a atteinte à la tranquillité publique et aux bonnes mœurs. Toutefois, la répression s’agissant de tels phénomènes sociaux devra s’amorcer méthodiquement pour éviter d’inutiles résistances qui mettraient davantage à mal la quietude recherchée», révèle-t-il.
En rappellant, le décret N°14/012 portant règlementation de la production sonore en RDC, il a cependant révélé qu’«il est procédé à la saisie du matériel sonore de l’association sans but lucratif fautive suivant un procès-verbal établi par l’autorité compétente. Ledit matériel peut lui être rendu dans le 30 jours qui suivent la saisie, moyennant une amende qui ne peut dépasser 200.000fc».
Par ailleurs, il a dit que les attentats à la pudeur, outrage public au bonne moeurs, les pratiques déviantes à caractère sexuel et homosexuel seront bel et bien poursuivis au nom de la justice.
Clementus Lusamba /CONGO PROFOND.NET
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
