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Sports

Kasaï : le député national Guy Mafuta lance officiellement le tournoi “Grand Frère National”

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Le député national Guy Mafuta Kabongo, élu du territoire de Tshikapa, a annoncé ce lundi 14 juillet le lancement du tournoi de football baptisé “Grand Frère National”, prévu du 15 août au 13 septembre 2025 à Tshikapa, chef-lieu de la province du Kasaï.

Avec une cagnotte de 10.000 dollars américains promise à l’équipe championne, ce tournoi vise à promouvoir le talent local et offrir une vitrine médiatique aux jeunes joueurs de la région.

« Le talent ne manque pas chez nous. Le football, c’est aussi la visibilité, l’exposition médiatique. Ce tournoi veut donner une chance aux jeunes de Tshikapa », a déclaré Guy Mafuta.

L’initiative prévoit aussi un match des légendes, opposant d’anciens joueurs emblématiques de la ville. Les matchs se disputeront sur les terrains de Dibumba et du stade Kanzala. Le député a évoqué la possibilité d’intégrer Kele dans le programme, à condition que le terrain soit en bon état.

« J’ai discuté avec le président de l’Entente urbaine. Un règlement sera rédigé, un calendrier imprimé et mis à disposition de tous les sportifs. Il y aura des frais de participation, une façon aussi d’encourager les clubs qui n’ont pas pris part au championnat de l’Entente de Tshikapa », a-t-il ajouté.

Une vision à long terme pour le sport local

Guy Mafuta a profité de cette annonce pour réaffirmer son ambition pour la jeunesse et le sport dans sa circonscription :

« Mon rêve, c’est de voir un jeune de Tshikapa intégrer les Léopards (équipe nationale) et de doter la ville d’une pelouse synthétique. C’est tout à fait faisable », a-t-il assuré.

Enfin, l’élu national a également annoncé la prise en charge des frais de garantie locative et des trois premiers mois de loyer pour l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC), section Kasaï.

Faustin Nkumbi / CONGOPROFOND.NET

Sports

Basketball en RDC : des carrières prometteuses étouffées par le manque de moyens

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En République démocratique du Congo, de nombreux jeunes passionnés de basketball voient leurs rêves freinés par les réalités du terrain. Pourtant considéré ailleurs comme un sport prestigieux et porteur d’opportunités, le basketball peine encore à être pris au sérieux dans le pays, compromettant ainsi l’avenir de nombreux talents.

« Le basketball au Congo ne paie pas assez ! », dénonce Israël, un jeune amoureux de cette discipline. Alors que ce sport génère ailleurs des millions et offre de véritables perspectives professionnelles, il reste encore relégué au second plan en RDC. Face à cette situation, plusieurs jeunes nourrissent l’espoir de suivre les traces de grandes figures comme Dikembe Mutombo, en tentant leur chance à l’étranger pour se faire drafter et lancer leur carrière.

Sur le plan financier, les obstacles sont nombreux. Au-delà du coût des équipements, la grande différence réside dans les sources de financement. Aux États-Unis, les meilleurs talents bénéficient souvent de bourses d’études, d’infrastructures scolaires modernes et d’un accompagnement complet dès le lycée.

En RDC, en revanche, le financement repose essentiellement sur les familles et quelques initiatives privées, l’État apportant peu de soutien aux centres de formation. Les parents doivent souvent assumer les frais d’entraînement, de déplacement et de participation aux compétitions.

À cela s’ajoute l’absence d’un véritable écosystème économique autour du basketball. Tandis que les ligues étrangères profitent de sponsors puissants et de droits télévisés importants, le basketball congolais survit souvent grâce à l’engagement de quelques mécènes ou de dirigeants de clubs passionnés.

Malgré ces difficultés, la passion des jeunes reste intacte. Le basketball en RDC n’est pas en voie de disparaître, bien au contraire. Il continue de vivre à travers la détermination de cette jeunesse qui refuse d’abandonner ses rêves. Pour éviter que ces carrières prometteuses ne meurent dans l’œuf, il devient urgent que des initiatives concrètes soient prises afin de soutenir et valoriser les talents locaux.

Adonikam Mukendi, stagiaire UCC

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