Economie
Kasaï : le budget 2027 placé sous le signe de la rigueur et de la performance
Le vice-gouverneur du Kasaï, Djo Djoley Bokele, faisant office de gouverneur, a procédé, ce mercredi 14 octobre 2026 à Tshikapa, au lancement officiel des travaux d’élaboration de l’édit budgétaire de la province pour l’exercice 2027.
Le discours d’orientation a été prononcé par le ministre provincial du Budget, Bazin Pembe Ndjale, qui a insisté sur la nécessité d’élaborer un budget réaliste, rigoureux et axé sur les résultats.
D’entrée de jeu, le ministre a rappelé que le budget constitue l’expression financière des choix politiques du gouvernement provincial. À ce titre, son élaboration doit se conformer strictement à la loi n° 11/011 relative aux finances publiques ainsi qu’à la circulaire n° 4 du vice-Premier ministre chargé du Budget, datée du 15 juin 2026.
Il a également annoncé que le budget 2027 sera le premier à être entièrement aligné sur le Plan de développement provincial 2026-2030.
S’agissant des recettes, Bazin Pembe Ndjale a appelé les services d’assiette et de recouvrement à davantage de réalisme et de rigueur. Il a notamment préconisé un rapprochement étroit entre les régies financières, les services du Budget et les banques, tout en annonçant une lutte ferme contre la fraude, l’évasion fiscale et le détournement des deniers publics.
« Les prévisions de recettes doivent reposer sur des bases objectives, et non sur des chiffres artificiellement gonflés pour équilibrer le budget sur le papier », a-t-il insisté.
En ce qui concerne les dépenses publiques, le ministre provincial du Budget a plaidé pour un changement de paradigme, privilégiant l’efficacité et les résultats plutôt que la simple autorisation des dépenses.
« Nous devons passer d’une logique de dépenses simplement autorisées à une logique de dépenses justifiées, maîtrisées et porteuses de résultats », a-t-il déclaré.
Dans cette perspective, le budget 2027 devra s’articuler autour de trois piliers essentiels : la transparence, la responsabilité et la performance. Les ressources disponibles devront être orientées vers les priorités de la population, notamment les infrastructures, la santé, l’éducation et l’agriculture.
« Un budget ambitieux n’est pas celui dont le montant est élevé, mais celui dont les prévisions sont sincères et les résultats vérifiables », a conclu Bazin Pembe Ndjale, appelant l’ensemble des acteurs concernés à un engagement collectif pour la réussite de ce processus.
Faustin Nkumbi