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Kasaï: L’Assemblée Provinciale installe son bureau d’âge
Les députés provinciaux du Kasaï, élus lors des élections du 20 décembre 2023, ont été installés ce lundi 05 février 2024 lors d’une séance plénière qui s’est tenue dans la salle du 27ème CMCO Mennonite à Kazala Commune.
Cette séance inaugurale, présidée par Bruno Ngolo, chargé de l’administration, a permis la mise en place du bureau d’âge, avec à sa tête Gaston Nkole Tshimuanga, vice-gouverneur du Kasaï, le doyen d’âge, Maître Freddy Mudibua Kabala et Joseph Ngalamulume Bokako, respectivement rapporteur et questeur de l’Assemblée provinciale.
Ce bureau provisoire, d’une durée de trois (3) mois, aura pour mission de valider les pouvoirs des députés, d’élaborer et de voter le règlement intérieur, ainsi que d’organiser l’élection du bureau définitif de l’Assemblée provinciale du Kasaï.
Par ailleurs, cette nouvelle Assemblée provinciale du Kasaï est composée à 80% de nouveaux membres. Sur les 30 élus, seuls 9 anciens députés provinciaux ont été reconduits, tandis que 24 sont de nouveaux élus.
Concernant un élu de la circonscription électorale de Tshikapa ville, qui figure sur la liste A/A-UNC, la ministre provinciale Denise Mulunda a été humiliée par son collègue Jean Denis Tshiyombo, qui a siégé ce jour-là. En dehors des rumeurs stériles qui ont enflammé la toile concernant son remplacement par cette dernière.
Clementus Lusamba Lua Mbombo/CONGO PROFOND.NET
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Affaire des « Enfants chilleurs »: “Je suis choqué”, le prévenu Philémon Mambabwa rejette les accusations de Mushobekwa et crée le doute
La 7ème audience de l’affaire des « Enfants chilleurs » a été marquée, ce jeudi 9 avril, par la prise de parole de Philémon Mambabwa, qui a d’emblée affiché son indignation face aux accusations portées contre lui. Devant la cour, ce haut cadre de l’ANR s’est dit « choqué » par les faits qui lui sont reprochés, notamment la séquestration et les violences présumées sur les enfants Mushobekwa.
Selon lui, ces accusations ne reflètent en rien la réalité de la situation vécue cette nuit-là.

Une version des faits contestée
Revenant sur le déroulement des événements, Philémon Mambabwa affirme avoir simplement demandé que les jeunes garçons soient conduits à la guérite en attendant leurs parents. Il explique avoir été surpris de recevoir, peu après, des appels de certaines autorités l’accusant de séquestration, alors même que la mère des enfants n’était pas encore arrivée sur place.
Dans ce contexte, il indique avoir contacté John Kanyoni Nsana, présenté comme un proche de la famille Mushobekwa, afin de lui exposer sa version. Il rejette catégoriquement toute tentative d’arrangement à l’amiable, qualifiant les affirmations de la partie civile de « fausses ».
La question sensible des violences
L’un des points centraux du débat a porté sur les événements survenus au cours de la nuit. Le prévenu affirme avoir découvert plusieurs jeunes dans sa résidence, y compris dans les espaces privés de ses filles. Face à cette intrusion, il dit avoir demandé à ses policiers de « maîtriser » les concernés.
Un terme qui a suscité de vifs échanges à l’audience. Mambabwa insiste : « Il ne s’agissait pas de recourir à la violence, mais d’empêcher toute fuite, certains jeunes ayant opposé de la résistance ».
Il nie toute responsabilité dans les blessures évoquées, allant jusqu’à suggérer que certains jeunes étaient dans un état d’ivresse avant leur arrivée.
Une gestion “familiale” de la situation ?
Se présentant comme un père de famille confronté à une intrusion nocturne, Philémon Mambabwa soutient n’avoir ni frappé les enfants ni donné l’ordre de le faire. Il affirme que la situation a été gérée avec retenue.
Il ajoute avoir reçu la mère des enfants le lendemain matin dans un climat apaisé, sans incident notable, les échanges s’étant déroulés de manière cordiale dans sa résidence.
Sur fond de ces explications, l’audience a mis en évidence plusieurs divergences entre les versions de la défense et celles de la partie civile.
Pour tenter d’éclaircir ces zones d’ombre, la cour attend désormais des témoignages jugés déterminants. Parmi eux : John Kanyoni Nsana, ainsi que Sakina, amie de la fille Mambabwa, et Claudian, le fils Mushobekwa, tous absents lors de cette dernière audience.
Leurs dépositions pourraient s’avérer décisives dans une affaire qui continue de captiver l’attention judiciaire et publique.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
