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Actualité

Kasaï : Lancement officiel de la campagne de recrutement des enseignants et promotion des Directeurs d’écoles primaires publiques à Tshikapa

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Lancée aujourd’hui par le Directeur Provincial de la Province Educationnelle Kassai 1, Virginie Alembe Mbilinga, ladite campagne se déroulera du jeudi 27 février au jeudi 13 mars 2025 et ce, au niveau des sous-divisions où les candidats désireux déposeront leurs dossiers.

Dans son mot de circonstance, Virginie Alembe a indiqué que ces concours s’inscrivent dans la droite ligne des réformes initiées par la stratégie sectorielle de l’éducation et de formation 2016-2025, tout en soulignant que l’objectif primordial de la campagne est la mise sur pied d’une banque des données qui répondra aux besoins qu’ éprouveront les écoles, tant conventionnées que non conventionnées, en personnel enseignant, sans oublier la promotion des Directeurs d’écoles primaires dans les différents régimes de gestion.

Elle a cependant fait remarquer que ces concours constituent la première étape du processus de recrutement. Les candidats ayant satisfait aux conditions de réussite et qui seront classés en ordre utile, seront gardés pour la suite du processus.

De son côté, l’expert du Projet d’Equité et de Renforcement du Système Educatif (PERSE), Adolphe Kalala Tshilobo, est revenu sur l’objectif final et intermédiaire de ladite campagne.

« Nous attendons aussi pour cette activité le financement de l’ordre de 60 millions de dollar de la banque mondiale. À l’issue de cette campagne de recrutement, il est prévu qu’au moins 75% d’enseignants nouvellement recrutés dans les écoles, le soient à travers le nouveau système de recrutement basé sur le mérite à travers la plateforme et pour cela 20 millions de dollar sont prévus. Également 75 % des directeurs d’écoles primaires publiques aient connu la promotion  » a t-il dit.

Néanmoins, plusieurs questions restent pendantes au sujet de ce nouveau recrutement des enseignants et des Directeurs dans les écoles primaires publiques.

Pourquoi, en amont, les autorités ne devraient -elles pas commencer par mettre à la retraite les enseignants qui sont éligibles pour qu’ils soient directement remplacés par les nouvelles recrues ? Et les surnuméraires qui sont actifs dans les écoles, considérant leurs expériences acquises, ne devraient-ils pas en être exemptés et être promus ?

Rappelons que la première édition de ce test de recrutement des enseignants et Directeurs du primaire, qui a concerné trois provinces pilotes, à savoir : Kinshasa, Kongo Central et Kassaï Central, était lancée à l’ITC NDJILI à Kinshasa, le mardi 05 mars 2024, par Tony Muaba Kazadi. Jusqu’à présent, les résultats n’ont jamais été rendus publics.

Une année après, l’on doit quand-même s’interroger s’il s’agit de la continuité de la première édition ou d’une nouvelle édition.

Faustin NKUMBI/CONGOPROFOND.NET

Politique

DPS Kwango : Jean Dilonga affirme avoir refusé des tentatives de corruption liées à un dossier de détournement

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Le dossier de détournement et malversations au sein de la Division provinciale de la Santé qui a secoué notamment des responsables des Programmes spécialisés de santé publique a risqué de s’enterrer et d’être classé « sans suite ». Cette situation est monnaie courante au Kwango, où certains médecins érigés en chefs coutumiers à la tête de certains programmes ont eu l’habitude de corrompre les autorités pour garder les postes et même monter en grade au grand dam des faits parfois tangibles.

Les gris-gris de Kimafu n’ont pas fonctionné cette fois

Quatre médecins chefs de programmes ont été mis en cause : Dr Deo Lulengwa, coordonnateur du Programme National pour la santé sexuelle et de la reproduction (PNSR), est accusé d’avoir détourné une importante somme d’argent et des matériels (ordinateurs, médicaments, etc). Il a détourné 19.000 ampoules de Carbétocine, une molécule destinée aux femmes. Dr Lulengwa, en lieu et place d’utiliser le médicament dans le cadre du programme, a choisi de le vendre et se faire de l’argent.

Il n’a organisé aucune activité de supervision des activités de son programme alors qu’il est financé par les partenaires ; Dr Serge Kandi (coordonnateur provincial du Programme National de Lutte contre les Maladies Tropicales Négligées à Chimiothérapie Préventive MTN-CTP) a été audité autour d’une fuite d’information sur l’utilisation des fonds du partenaire End-Fund Ufar.

L’audit a donc révélé un vol de 18.000 $ destinés à la formation de formateurs ; Dr Théo Kulonda (coordinateur du Programme National de Transfusion Sanguine, PNTS) est reproché de mégestion et de détournement des fonds. Selon l’inspecteur provincial de la santé, son programme ne fonctionne pas. Il est inexistant. Pas d’activités, il s’est transformé en commerçant des poches de sang et se fait du fric.

Il y a aussi Dr Abbé Marc Lukanzu, médecin et prêtre du diocèse de Kenge qui a reçu la charge de conduire la coordination provinciale du programme national de santé de l’adolescent (PNSA). Il lui est reproché des erreurs minimes d’administration. Il a été recadré et orienté. Il reste le seul jugé clean parmi les médecins audités.

Dr Lulengwa, Kandi et Kulonda ont écopé d’une suspension et sommés de restituer les sommes et les matériels détournés avant d’espérer la réintégration. Les autorités provinciales sont déterminées à piocher jusqu’au dernier voleur de la DPS pour éradiquer le mal dans la système de santé au Kwango dont la qualité de soins de santé ne bouge jamais d’un iota malgré l’implication des pouvoirs publics et des partenaires techniques et financiers, à cause des détournements protégés des complices et des marabouts. C’est un empire qui s’effondre !

Selon des informations à notre possession, les médecins visés par l’audit de l’inspection provinciale de la santé du Kwango sont revenus à la charge. Des sommes d’argent ont circulé pour convaincre certaines autorités à taire le dossier. Le chef de l’Inspection provinciale de la santé du Kwango, M. Jean Dilonga, a confié à CONGOPROFOND.NET que certaines personnes l’ont contacté avec des enveloppes à la clé pour obtenir l’enterrement du dossier.

« J’ai refusé tous les avantages en nature comme en argent qui m’ont été présentés par ces médecins qui sont venus me corrompre », a-t-il dit. M. Dilonga a révélé qu’il a été plusieurs fois contacté au téléphone et reçu des visites à sa résidence pour effacer le dossier.

« L’impunité ne régnera pas toujours », a-t-il pensé, renvoyant « les corrupteurs les mains vides. » En l’en croire, il faut que cet empire de voleurs s’effondre.

Émile Yimbu

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