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Médias

Kasaï : lancement de l’atelier de renforcement des capacités des journalistes et partenaires sur le projet EFFICACE

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Un atelier de formation des professionnels des médias et des chargés de communication des institutions partenaires s’est ouvert ce mardi 8 juillet 2025 à Tshikapa, chef-lieu de la province du Kasaï. Cette session s’inscrit dans le cadre du projet EFFICACE : Éducation des filles, Formation initiale et continue des enseignants, Appui à la continuité de l’éducation.

La cérémonie officielle d’ouverture s’est tenue en présence du ministre provincial en charge de l’Éducation, Maître Frédéric Pieme Malengu, accompagné de son collègue en charge de la Communication, Ben Dubois Kanyinda Kaboya.

Dans son mot de bienvenue, le conseiller du directeur provincial de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté (EDU-NC Kasaï 1), Marc Ndeke Makungu, a insisté sur l’importance du projet, tout en regrettant l’absence physique de certains participants.

De son côté, la cheffe de la délégation de l’UNESCO à Tshikapa et chargée de communication du projet, Henriette Odia, a rappelé que cette formation s’inscrit dans le cadre du partenariat entre l’UNESCO, l’Agence Française de Développement (AFD) et le Partenariat Mondial pour l’Éducation. Ce projet, mis en œuvre avec le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté, vise à améliorer la qualité de l’enseignement en RDC, en mettant l’accent sur les enseignants et les contenus pédagogiques.

« C’est une priorité inscrite dans le pacte de partenariat signé en 2022 entre le gouvernement congolais et les partenaires techniques et financiers », a-t-elle souligné.

Dans son allocution, le ministre Frédéric Pieme Malengu a précisé que cette formation entre dans le cadre de la stratégie de communication du projet, dont l’objectif principal est de lancer une large campagne d’information et de sensibilisation axée notamment sur la valorisation de la profession enseignante et le recrutement des jeunes enseignants, en particulier les femmes.

Cette première journée a été marquée par deux interventions : Henriette Odia, qui a présenté les grandes lignes du projet, et Henoch Ntela, qui a exposé sur le contexte du projet, ses composantes, les zones d’intervention, la stratégie de mise en œuvre, ainsi que la professionnalisation des humanités pédagogiques.

L’atelier se déroule sur cinq jours, soit du mardi 8 au samedi 12 juillet, dans la salle des réunions de l’hôtel Paradis, situé dans la commune de Kanzala.

Faustin Nkumbi/CONGOPROFOND.NET

À la Une

« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

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Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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