Société
Kasaï : Lancement à Tshikapa du programme « She leads » axé sur l’accompagnement des projets des femmes par l’IFES
Lancement officiel ce samedi 30 novembre à Tshikapa chef-lieu de la province du Kasaï, du programme « She leads » (traduit en francais par Elle dirige) par la Fondation Internationale pour les systèmes électoraux. La cérémonie a eu lieu au chapiteau de l’espace Vule à Dibumba.

Le facilitateur qui est revenu sur la compréhension générale de ce programme a expliqué qu’il s’agit d’encourager et d’accompagner les femmes à réaliser leurs ambitions. Monsieur Lambert Losambe a tout de même préciser les approches utilisés.
« L’objectif est de donner aux femmes des compétences et des connaissances nécessaires afin qu’elles participent aux processus politique et électoral et qu’elles jouent aussi le rôle de premier plan, grâce à une formation et d’accompagnement, nous nous sommes rendu compte que la femme non seulement qu’elle a le problème pour s’assumer avec tous les pesanteurs qu’il y a et ce que l’homme fait, mais se pose aussi un problème à l’interne et à ses capacités. Voilà pourquoi bien avant d’envisager d’autres problèmes externes, on commence par transformer cette femme là, ambitieuse de devenir notamment députée et/ou participer à des instances de prises de décisions. Et là nous utilisons deux approches : celui sur la formation et l’autre sur le mentorat » a-t-il détaillé.

Pour sa part, la ministre provinciale ayant dans ses attributions le genre au Kasaï, Alphonsine Bundu Luzanga a après avoir apprécié le programme qui vient renforcer le leadership féminin, parlé de la volonté du gouvernement Kasaïen s’agissant de l’inclusion sociale.
« … Votre présence est essentielle et témoigne la volonté de votre gouvernement de bâtir une société plus juste et équitable. Le programme « she leads » est une réponse aux défis auxquels sont confrontés les femmes dans notre province. Il s’agit d’un programme ambitieux qui vise à renforcer la compétence du leadership des femmes en faveur de leur participation active dans le processus décisionnel et encourager la participation active dans la vie politique et processus électoraux. Tous savons que lorsque les femmes sont soutenues c’est toute la société qui en bénéficie » a conseillé Alphonsine Bundu.
Le vice-gouverneur Djo Djoley Bokele qui a loué le programme a promis l’accompagner.
« …she leads est un programme phare de la fondation internationale pour les systèmes électoraux (IFES) conçu pour renforcer la participation des femmes aux processus politiques et électoraux. En RDC, dans une phrase pilote, ce programme vise à donner aux femmes les compétences nécessaires pour jouer un rôle de premier plan grâce dans la vie politique, grâce à des formations adaptées aux contextes : débutant, intermédiaire et avancés. À ces jours, plus de 7500 femmes dans 8 pays du monde y compris la RDC, ont bénéficié du she leads, un programme ajusté aux réalités culturelles et contextuelles de chaque pays et enrichit par par les leçons apprises aux participants. Entant que représentant du gouverneur, je suis convaincu que l’implication de la femme est indispensable pour le développement de notre province. Les femmes jouent un rôle crucial dans la gestion » a dit le vice-gouverneur Djo Djoley Bokele.
Le programme she leads est dans six provinces de la République Démocratique du Congo : Kasaï, Kasaï-Central, Kasaï-Oriental, Nord-Kivu, Sud-Kivu et Tchopo. Financé par le FCDO. Il est à sa phrase pilote.
Ce programme vise à renforcer la capacité des participants à plaider en faveur du changement, en particulier, ceux qui répondent aux besoins des femmes et des filles et favorisant l’égalité entre les hommes et les femmes, former une cohorte de dirigeants responsables et motivés ; développer un réseau de soutien des leaders de la communauté ; défendre la représentation des femmes et l’égalité des chances en RDC.
Les personnes cibles sont toutes les femmes : femmes élues, femmes non élues, femmes influentes, femmes nommées, femmes PVH ) Personnes vivant avec handicap) PA (peuples autochtones). Au total, il faut 120 femmes en raison de 20 femmes par province sont bénéficiaires dans la phase pilote au Congo.
La cérémonie a été présidée par le vice-gouverneur et gouvernement intérimaire de la province du Kasaï, Djo Djoley Bokele aux côtés de qui, étaient là ministre du genre Alphonsine Bundu, le rapporteur adjoint de l’assemblée provinciale du Kasaï Freddy Mudibua Kabala (représentant du Président). Signalons également la présence des plusieurs autres participants notamment les autorités membres du conseil provincial de sécurité, les partenaires qui sont impliqués dans le domaine genre.
Faustin Nkumbi/CONGOPROFOND.NET
Société
Université Révérend Kim : La conférence « L’éveil à l’impact » appelle la jeunesse à devenir le moteur du changement
La Faculté des Sciences des Communications Sociales de l’Université Révérend Kim a organisé, ce jeudi 11 juin, une conférence autour du thème « L’éveil à l’impact », une initiative destinée à inspirer les étudiants et à les préparer à relever les défis du développement de la République démocratique du Congo.
Cette rencontre a réuni plusieurs personnalités du monde académique, politique et entrepreneurial, venues partager leurs expériences et transmettre aux jeunes les clés d’un leadership responsable et d’un engagement citoyen actif.

L’éducation financière comme levier d’autonomie
Prenant la parole, l’honorable sénateur Tony Labila a sensibilisé les étudiants à l’importance de l’éducation financière comme fondement de la stabilité et de l’indépendance économique. Il a invité les jeunes à adopter des comportements responsables dans la gestion de leurs ressources et à se préparer dès aujourd’hui à bâtir leur avenir.
Selon lui, trois valeurs constituent les piliers de toute réussite durable : la résilience, la discipline et le travail. Ces principes, a-t-il expliqué, permettent de surmonter les obstacles et de saisir les opportunités dans un environnement en constante évolution.
« La jeunesse est le présent du Congo »
De son côté, Djessy Bukasa, fondateur et président de l’association Dynamique Jeunesse Responsable, a appelé les étudiants à changer leur regard sur le rôle de la jeunesse dans la société.
« La jeunesse n’est pas le futur du Congo, elle en est le présent », a-t-il déclaré, estimant que les jeunes ne doivent plus être perçus comme un problème, mais comme une véritable force de proposition et d’innovation pour le pays.
Il a également insisté sur le fait que la maturité ne dépend pas de l’âge, mais des décisions et des responsabilités que chacun choisit d’assumer pour construire son avenir et contribuer au bien commun.
Miser sur le développement personnel et l’entrepreneuriat
Intervenant à son tour, Papy Fernand Kimuanga, secrétaire général académique de l’Université Révérend Kim, a encouragé les participants à investir dans leur développement personnel et à cultiver un état d’esprit orienté vers l’excellence et la réussite.
Il a souligné que les compétences, les connaissances et les qualités humaines constituent aujourd’hui des atouts indispensables pour saisir les opportunités et faire face aux mutations du monde moderne.
Le représentant du Directeur général de l’Agence Nationale pour le Développement de l’Entrepreneuriat Congolais (ANADEC) a, quant à lui, exhorté les étudiants à développer leur fibre entrepreneuriale. Il les a invités à transformer leurs idées innovantes en projets viables, capables de créer de la valeur, des emplois et de contribuer à la croissance économique du pays.
Une jeunesse appelée à avoir de l’impact
À travers cette conférence, l’Université Révérend Kim réaffirme sa mission de former une jeunesse consciente de ses responsabilités et de son potentiel, capable d’innover, d’entreprendre et d’exercer un impact positif sur son environnement.
En réunissant des acteurs issus de divers horizons, l’établissement entend encourager une nouvelle génération de leaders, prêts à participer activement à la transformation et au développement de la République démocratique du Congo.
Inchallah Ngoya Tshimbulu ( Stagiaire Université Révérend Kim)
