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Kasaï : La Lucha manifeste pour exiger l’éclairage public à Tshikapa
Les militants du mouvement citoyen lutte pour le changement (Lucha) section du Kasaï, sont descendus dans la rue ce vendredi 28 août 2020, pour réclamer le rétablissement de l’éclairage public à Tshikapa, chef-lieu de la province du Kasaï.
Dans un mémorandum lu et mis à la disposition de l’exécutif provincial, la Lucha sollicite l’implication des autorités politico-administratives, afin de trouver une solution satisfaisante dans un bref délai.
« Nous, jeunes conscients de Lucha, agacés par la situation chaotique que traverse la province du Kasaï, exigeons le rétablissement de l’éclairage public, la réduction de la facturation du prix de location compteur par la société EDC (électricité du Congo), ainsi que la baisse du prix de l’eau dans les bornes fontaines à travers toute la ville de tshikapa dans un bref délai, avant que le pire n’arrive ». A fait savoir l’un de ces militants à Congo Profond.net.
Ce mouvement rappele également au gouvernement provincial de trouver un compromis avec la société EDC, afin de réduire le prix de la location compteur à 3$, pour ainsi permettre à toute la population d’avoir accès à l’électricité.
Pendant ce temps, un bassin d’eau vendu à 100fc se négocie aujourd’hui à 500 Franc congolais, et la location compteur revient pour le moment à 10$ au terme de chaque mois, sans compter le 10kw facturés à 5 dollars américains.
« Si vous êtes incapables de résoudre nos problèmes, Dégagez ». Lit-on sur les affiches de la Lucha à l’attention du gouvernement provincial.
Signalons aussi que cette marche a connue un itinéraire considérable : en commençant par le marché central et moderne de Kamalenga, en passant par la MONUSCO, pour enfin chuter au gouvernorat du Kasaï. Il convient aussi de notifier la forte et active présence des éléments de la police nationale sur certaines altères de Tshikapa, pour assurer l’ordre et l’encadrement de ladite marche.
Clementus Lusamba Lua Mbombo à Tshikapa
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
