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Société

Kasaï : IPAS ouvre un atelier de vulgarisation sur l’avortement sécurisé à l’intention des magistrats

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Un atelier consacré à la vulgarisation de l’article 14 du Protocole de Maputo, portant sur l’avortement sécurisé, s’est ouvert ce mardi 9 décembre à Tshikapa, dans la province du Kasaï. Pendant trois jours, les magistrats de la Cour d’appel sont formés sur le cadre légal qui encadre l’avortement sécurisé en République démocratique du Congo.

Ces assises, organisées par l’ong IPAS, visent à permettre aux magistrats de distinguer clairement l’avortement sécurisé, dépénalisé par les instruments juridiques ratifiés par la RDC, de l’avortement criminel, passible de poursuites judiciaires.

Le premier président de la Cour d’appel du Kasaï, Vicky Tshibola a rappellé que cet outil juridique reste encore peu maîtrisé : « Nous vulgarisons l’article 14 du Protocole de Maputo, un instrument accepté par notre pays mais peu connu de nombreux magistrats. Grâce à IPAS, nous renforçons leurs capacités pour qu’ils appliquent correctement la loi lorsqu’ils sont saisis de cas d’avortement. »

Pour le Dr Célestin Mamba, point focal d’IPAS au Kasaï et facilitateur de l’atelier, l’enjeu est également sanitaire : « Dans les pays où l’avortement sécurisé est autorisé, les décès liés aux avortements sont rares. Là où il ne l’est pas, beaucoup de femmes meurent à cause des pratiques clandestines. »

Me Fabien Kiyimbi, avocat au Conseil supérieur de la magistrature, insiste sur les bénéfices d’un avortement sécurisé, qui permet d’éviter les complications graves telles que les hémorragies, infections ou risques d’infertilité. Il annonce par ailleurs la mise en place, à la fin de l’atelier, d’un pool de magistrats points focaux pour l’application du Protocole de Maputo et le suivi des dossiers liés aux violences basées sur le genre dans la province.

Les travaux se poursuivent jusqu’au jeudi 11 décembre.

Clementus Lusamba, à Tshikapa

Société

Retour à la mère nourricière : 30 ans après, les anciens du Collège Elikia posent un geste de cœur

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L’attachement à leur alma mater demeure intact. Trente ans après l’obtention de leur diplôme d’État, les anciens élèves du Collège Elikia ont posé, vendredi 17 avril 2026, un geste fort de générosité en faveur de leur ancien établissement. À travers une série de dons matériels et de travaux de réhabilitation, ces vétérans ont tenu à exprimer leur gratitude envers l’école qui a contribué à leur formation.

Face à l’état de dégradation progressive de l’établissement, marqué notamment par la vétusté de certaines infrastructures, les anciens ont décidé d’agir. Faute de moyens financiers suffisants pour une réhabilitation complète, la priorité a été accordée à la peinture des salles de classes des finalistes, afin d’offrir aux élèves un cadre d’apprentissage plus décent et motivant.

Au-delà des infrastructures, ces anciens élèves ont également pensé au développement physique et culturel des apprenants. Des ballons de football ont été remis à l’école, tandis que des ballons de basketball devraient suivre dans les prochains jours. Ils ont également entrepris des démarches pour la réfection du terrain de basket, dans le souci de redynamiser la pratique sportive au sein de l’établissement.

Fidèles à l’adage Mens sana in corpore sano un esprit sain dans un corps sain les anciens ont aussi mis l’accent sur l’éveil intellectuel des élèves. À cet effet, des jeux de Scrabble ont été offerts afin de promouvoir la culture générale, la maîtrise de la langue et l’esprit de réflexion. Leur ambition est également de voir renaître des activités académiques telles que les “Génies en herbe”, qui ont autrefois révélé plusieurs figures de la presse et de la vie politique congolaise.

Malgré des moyens limités, l’impact de cette action reste considérable. Ce geste de cœur témoigne de l’amour profond que ces anciens continuent de porter à leur “mère nourricière” et de leur volonté de contribuer à l’avenir des générations futures du Collège Elikia.

Adonikam Mukendi, stagiaire UCC

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