Education
Kasaï/Identification des tuteurs des élèves filles : une étape franchie en trois semaines d’activités intensives
En seulement trois semaines d’activités sur le terrain, le processus d’identification des tuteurs (ou responsables) des élèves filles a atteint un niveau significatif. Cette opération s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la phase pilote du Projet d’Apprentissage et d’Autonomisation des Filles (PAAF), dont la province du Kasaï fait partie des cinq zones prioritaires.
La province éducationnelle Kasaï 1 a été ciblée, avec ses quatre sous-divisions : Kamuesha, Kanzala, Tshikapa 1 et Tshikapa 2.
L’opération est exécutée par les enquêteurs de l’ONG Initiative pour le Développement Intégral (IDI ASBL). À ce jour, 32.936 tuteurs ont été identifiés, soit un taux de réalisation de 89 %, répartis comme suit :
- Kamuesha : 5.265 tuteurs
- Kanzala : 6.999
- Tshikapa 1 : 7.227
- Tshikapa 2 : 13.445
Les enquêteurs travaillent en étroite collaboration avec les chefs d’établissements, qui leur fournissent les informations nécessaires. Ils s’appuient également sur la présence physique des tuteurs, invités à se rendre dans les écoles fréquentées par leurs filles.
Dans les zones les plus reculées, des stratégies spécifiques ont été mises en place afin d’éviter tout cas d’omission. Le chef de la sous-division de Kamuesha, Jacques Tshialu, a salué l’engagement des enquêteurs qui, selon lui, ont même passé plusieurs nuits dans les écoles, aux côtés des préfets, pour assurer la réussite de cette opération.
« Ils ont même passé la nuit avec les préfets, toujours dans le but de rendre effective cette opération », a-t-il affirmé.
L’identification des tuteurs constitue une étape cruciale du projet. Une fois cette phase achevée, les tuteurs recevront un forfait compensatoire destiné à couvrir certains besoins particuliers des filles bénéficiaires, en attendant le versement de la deuxième tranche de la bourse.
Le Projet d’Apprentissage et d’Autonomisation des Filles est mis en œuvre par le Gouvernement de la République Démocratique du Congo, via le ministère de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté. Il vise à soutenir la scolarisation des jeunes filles à travers un appui financier direct à leurs familles.
Pour l’année prochaine, le projet prévoit une généralisation de cette initiative à l’ensemble de la province du Kasaï.
Faustin Nkumbi/CongoProfond.net
À la Une
« Bourse Bora » de Fifi Masuka : Un programme qui ouvre les portes de l’université aux meilleurs élèves du Lualaba dès 75 %
À l’occasion du huitième anniversaire de la Fondation AMANI, les jeunes de Kolwezi ont mis à l’honneur leur marraine, Fifi Masuka Saini, en consacrant une méga-conférence à ses réalisations en faveur de la jeunesse. Parmi les initiatives les plus saluées figure le programme Bora, considéré comme l’un des plus ambitieux mécanismes d’appui à l’excellence scolaire en République démocratique du Congo.
Au cours des échanges, les intervenants ont présenté les retombées du programme Lualaba Bora, qui récompense chaque année les élèves ayant obtenu au moins 75 % aux examens d’État. Ces lauréats bénéficient d’une bourse leur permettant de poursuivre des études supérieures dans les meilleures universités du pays et de l’étranger, contribuant ainsi à la formation d’une nouvelle génération de cadres pour le développement de la province et de la RDC.
Les organisateurs ont particulièrement insisté sur la spécificité de cette initiative. Contrairement à la Bourse Excellentia portée par Denise Nyakeru Tshisekedi, qui exige un minimum de 85 % aux examens d’État, le programme Bora de Fifi Masuka fixe le seuil d’éligibilité à 75 %, élargissant ainsi le nombre de bénéficiaires de l’excellence académique. Autre particularité majeure, les lauréats reçoivent une bourse couvrant cinq années complètes d’études universitaires, leur offrant une garantie de continuité dans leur parcours académique.
Pour les responsables de la Fondation AMANI, cette politique traduit la vision de Fifi Masuka Saini, qui considère l’éducation comme un levier stratégique du développement. En investissant durablement dans les talents de la jeunesse, la gouverneure du Lualaba entend créer une élite compétente capable de relever les défis économiques et sociaux de la province et du pays.
La célébration des huit ans de la Fondation AMANI a ainsi servi de tribune pour rappeler qu’au-delà des infrastructures et des projets de développement, le capital humain demeure la principale richesse du Lualaba. À travers le programme Bora, les jeunes ont voulu témoigner leur reconnaissance envers leur marraine, dont les actions en faveur de l’excellence scolaire constituent, selon eux, une source d’inspiration pour toute la République démocratique du Congo.
Victor Kalenga Nsana/CONGOPROFOND.NET
