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Kasaï : Fidel Castro Kambulu remplace son défunt père à l’Assemblée provinciale
Au cours d’une plénière tenue ce mercredi 21 octobre 2020 à l’Assemblée provinciale du Kasaï, docteur Kambulu Ntumba Fidel Castro, premier suppléant et fils biologique de feu Kambulu Mputu Laurent, ex député et maire honoraire de Tshikapa, a vu son mandat de député provincial être validé.
Désormais honorable député, KAMBULU fils a déclaré vouloir mener « à bon port » la charge lui confiée par ses électeurs en portant haut les valeurs républicaines qu’incarnait son défunt père, non seulement parce qu’il est sont fils, mais par la force de la loi en sa qualité du 1er suppléant.
« Après avoir servi 5 ans sous le drapeau dans la province de l’Équateur, j’ai le privilège d’œuvrer au sein de l’assemblée provinciale du Kasaï. C’est la même nation qui gagne. Ce n’est pas de gaieté de cœur que je prends ce mandat, mais c’est par la force de la loi en ma qualité du 1er suppléant « , a-t-il expliqué à la presse locale.
Pour lui, l’heure est venue de renvoyer à Tshikapa l’ascenseur. « J’ai pris l’option de la députation provinciale pour porter l’espoir de l’électorat de Laurent kambulu. Ce peuple qui a voté pour Kambulu, a plus du prix que tout autre avantage. Ensemble dans un élan républicain, écrivons l’histoire de la province du kasaï », a-t-il ajouté.
Il sied de noter que ce désormais ex-chef de service médical, medecin-conseil à la MESP/MBANDAKA et médecin traitant à l’HGR de Wangata, devient le troisième jeune député provincial du Kasaï après, Kalombo Kanku Joseph et Kasopa.
Clementus Lusamba Lua Mbombo/ Congo profond.net( Tshikapa)
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Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »
Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.
Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer
Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.
Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.
La société civile hausse le ton
Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.
Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.
Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage
Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.
La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.
Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.
À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.
Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net
