Société
Kasaï/DGRKas : 2 agents et un cadre suspendus pour implication dans le détournement des fonds publics
Deux agents et un cadre de la Direction Générale des Recettes du Kasaï (DGRKas) et un cadre (chef de bureau à l’ordonnancement) viennent d’être suspendus de leurs fonctions.
La décision est signée par le directeur général adjoint en charge des questions techniques, Dieumerci Bulamba Ngwapitshi.
Les deux agents sont Jérémie Masheke Mubambara et Arnold Kasongo Kasongo. Le cadre, Kipanda Kipanda Decroly, est un chef de bureau à l’ordonnancement.
En effet, les sieurs Masheke Mubambara Jérémie, Kipanda Kipanda Decroly et Arnold Kasongo Kasongo sont reprochés des griefs communs.
« … Après analyse des éléments issus du dossier disciplinaire ouvert à votre charge, cfr le procès verbal d’audition N°092/004/DGRKAS/MNNP/P.KSAI/2024 du 04 novembre 2024. J’ai le regret de vous informer que dès réception de la présente, vous êtes suspendu de vos fonctions avec privation avec privation de salaire pour une durée de trois mois en me référant aux dispositions statutaires contenues dans le décret N°24/09 du 17 février 2024 portant règlement d’administration relatif à la discipline en son article 11 ème paragraphe 2, et ce pour avoir : -Minoré les recettes en complicité avec les contribuables (SOCIMEX et AFRICOS) en date du 28 octobre 2024; – Camouflé le déchargement du contribuable AFRICOS le 28 octobre 2024. – Pris l’argent auprès du directeur Muke d’ AFRICOS, décharge à l’appui pour lui octroyer certaines faveurs; en plus vous devez réparer le préjudice causé à la province en remboursant le tiers montrant que vous avez minoré soit en Frans congolais 1.560.000 divisé par trois = 520.000 FC« , peut-on lire dans un document parcouru par congoprofond.net.
La question relative à l’arrangement à l’amiable des agents de la DGDKas reste encore un casse-tête et non maîtrisée par l’équipe de gestion actuellement en place. Il fallait, cependant mettre un accent particulier sur les sanctions conformément à la loi pour décourager les pratiques mafieuses, régulièrement décriées par l’opinion à Tshikapa. Seules des sanctions et un contrôle non complaisantes doivent résoudre la question.
Faustin Nkumbi/CONGOPROFOND.NET