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Kasaï : Deux députés PPRD exigent la démission du gouverneur Pieme

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Les députés provinciaux Jacques Matadi Pasa, élu dans la circonscription électorale de Tshikapa ville, et Muller Milambo, élu d’Ilebo désavouent et exigent dans 24 heures la démission du gouverneur Dieudonné Pieme Tutekot jugé incompétent dans la gestion de la province du Kasaï.

Selon ces deux élus PPRD, le gouverneur Pieme également secrétaire exécutif du PPRD, ils lui reprochent la gestion catastrophique des finances publiques, le non-respect des procédures de passation des marchés publics, l’incapacité managériale de faire développer la province.

« Le gouverneur Pieme, actif dans le domaine minier, a fait des promesses qu’il n’honore pas, il est trop parleur que faiseur, c’est pourquoi aujourd’hui nous avons opté, avec certains collègues du PPRD, d’exiger sa démission dans 24 heures, car son bilan est négatif depuis qui il est à la tête de l’exécutif provincial. Ce qui se justifie par la gestion chaotique de la province du Kasai », a déclaré l’élu local Jacques Matadi Pasa.

Surnommé « prêtre » dans le domaine minier, le gouverneur Dieudonné Pieme a en premier été taclé par le président de l’assemblée provinciale du Kasaï, d’être parleur et prometteur que réalisateur, loin de lui d’amener la province à sa taille comme il l’avait promis lors des élections des gouverneurs en avril 2019.

Pendant ce temps, deux motions sont déposées sur le bureau de l’organe délibérant du Kasai contre ce même gouverneur de province tête première est du député Calvin Minga Jean qui accuse le gouverneur Pieme d’avoir détourné près de deux millions de dollars américains destinés à la construction du bâtiment administratif de gouvernement et de l’assemblée provinciale.

Pour étouffer cette motion de censure du député Jean Calvin Minga, une autre motion est déposée par le député Mposhampa Ferdinand. Sa motion porte sur les 11 mois d’arriérés de salaires des agents du gouvernorat, la non assistance de la population de Kele après effondrement du pont Kasai, le non démarrage de travaux des deux routes d’intérêt provincial dites corridor nord et sud.

 

Clementus Lusamba Lua Mbombo à Tshikapa/ Congoprofond.net

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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

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Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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