Société
Kasaï : Des enseignants non payés par Advans montent au créneau
Pendant que la banque rassure de leur payer les salaires ce vendredi 20 décembre, des enseignants non payés par Advans Banque, à Tshikapa ont été ce jeudi 19 décembre, au gouvernorat et ils ont tout de même saisit certaines radios pour dénoncer l’impaiement de leur salaire, sans indiquer qu’il s’agissait de combien de mois.
À en croire des sources recoupées, ces enseignants réclamaient le salaire de trois successifs.
« Nous sommes venu ici à la base Advans et ne sommes payés. Nous avons été au gouvernorat où on nous a demandé d’aller également aux médias », a dit Ç’arrive Kinguenze, préfet des études à l’Institut Sulami à Ndjindji.
Ces enseignants qui réclament, furent en équipe et tenaient que leur salaire soit payé, indiquant avoir été à l’advans où ils n’ont aucune raison satisfaisante.
Pour sa part, la banque advans Tshikapa rassure débuter l’opération de paye des enseignants du site de Kayala demain vendredi 20 décembre 2024.
Le chef d’agence Guelord Kayembe reconnaît que ces derniers n’ont pas été encore payés, toutes les dispositions sont déjà prises pour que leur argent soit remis.
Faustin Nkumbi/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Jeux d’argent en RDC : Le ministère des Finances lance la grande réforme de la régulation du secteur
Le gouvernement congolais franchit une étape décisive dans la modernisation du secteur des jeux d’argent. Sous l’impulsion du ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, la Cellule de surveillance des jeux d’argent a engagé un vaste processus de réforme destiné à assainir et structurer un secteur en pleine expansion.
C’est dans cette dynamique que le coordonnateur de la Cellule de surveillance des jeux d’argent, Dieudonné Ntumba, a présidé une importante réunion avec les opérateurs du secteur au Centre financier de Kinshasa. Cette rencontre marque le lancement d’une série d’activités visant à mettre en place un cadre moderne de régulation, conforme aux standards internationaux.

Un partenariat entre l’État et les opérateurs
Dans son allocution, Dieudonné Ntumba a insisté sur la nécessité d’une collaboration étroite entre les pouvoirs publics et les opérateurs privés afin de garantir une concurrence loyale et de prévenir les dérives liées à la criminalité financière.
« Le rôle de l’État n’est pas d’empêcher les activités économiques, mais de les encadrer », a-t-il déclaré, rappelant que cette démarche s’inscrit dans la vision du gouvernement de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka visant à moderniser l’économie nationale tout en protégeant les populations vulnérables.
Une plateforme numérique pour contrôler les flux financiers
Parmi les mesures phares annoncées figure la mise en place d’une plateforme centralisée de régulation. Cet outil permettra aux autorités de suivre en temps réel les transactions et les mouvements financiers générés par les opérateurs de jeux.
L’objectif est double : renforcer la transparence du secteur et optimiser la mobilisation des recettes publiques. Les opérateurs ont ainsi été invités à intégrer leurs systèmes à cette nouvelle infrastructure technologique.
Vers un nouveau cadre légal
La réforme s’accompagne également d’une évolution du cadre juridique. Un projet de loi sur la régulation des jeux d’argent est actuellement examiné au Parlement. Ce texte ambitionne de remplacer les dispositions héritées de l’époque coloniale par une législation moderne adaptée aux réalités actuelles du marché.
En attendant son adoption, la Cellule de surveillance poursuit la mise en œuvre des mécanismes de contrôle et d’encadrement destinés à préparer le secteur à cette transition.
Un soutien des acteurs du secteur
Les opérateurs présents à la réunion ont salué l’initiative du ministère des Finances. Responsable commercial et marketing de PixLab RDC, l’un des participants a estimé qu’un environnement mieux réglementé permettra aux entreprises d’exercer leurs activités dans un climat plus sécurisé et plus prévisible.
À l’issue des échanges, Dieudonné Ntumba a réaffirmé la volonté du ministère des Finances de maintenir un dialogue permanent avec les opérateurs afin d’assurer une mise en œuvre harmonieuse de cette réforme stratégique pour l’économie nationale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
