Actualité
Kasaï Central: Une ONG recense plus de 20 cas de viols en janvier 2022 !
Depuis le début de cette année 2022, l’ONG Femme main dans la main pour le développement Intégral (FMMDI), a enregistré plus de 20 cas de viols. Sa Directrice Pays qui dénonce tous ces cas appelle à l’organisation des procès publics pour punir les présumés bourreaux. Dans une déclaration lue à la presse , Nathalie Kambala alerte les autorités sur la montée de cette situation en ce début d’une nouvelle année.
« Nous avons mal commencé l’année. Nous avons à ce jour déjà enregistré plus de 20 cas de viols. Une fille de 14 ans a été violée par 8 garçons à Ndesha, la nuit du mercredi 26 janvier. Une patiente a été abusée par son infirmier à zapo zapo après avoir subi une opération chirurgicale. Une fille de 13 ans a été abusée par un monsieur d’une trentaine d’années à Kananga… Pourquoi ça , pourquoi les hommes ne peuvent pas nous protéger ? » S’est demandé Nathalie Kambala.
Et de poursuivre « Nous demandons à la justice d’organiser des procès publics pour punir les bourreaux. Nous voulons qu’ils répondent de leurs actes, nous voulons les voir purger leurs peines. Mais pourquoi abuser la vie des filles innocentes comme ça?. Nous ne sommes pas en guerre, que les autorités nous sécurisent. Nous allons bientôt ouvrir une clinique juridique pour accompagner des victimes et obtenir de bons procès en leurs faveurs ».
Jeff MBUYI/Congoprofond.net
À la Une
Kongo Central/Luozi : Le poste frontalier de Zulu Mbundu accueille 588 réfugiés venus de Brazzaville
Depuis quelques jours, le village de Zulu Mbundu, situé dans le secteur de Balari, territoire de Luozi, dans la province du Kongo Central, est devenu un centre d’accueil provisoire pour des familles fuyant les violences survenues à Mindouli, dans la région du Pool, en République du Congo (Brazzaville).

À l’origine de l’exode : des affrontements armés
Les affrontements, survenus le dimanche 11 janvier 2026, ont opposé les éléments de la Garde républicaine (DGSP) aux Ninjas, fidèles au pasteur Ntoumi. Ces violences ont provoqué d’importants mouvements de populations le long de la frontière entre la RDC et le Congo-Brazzaville, particulièrement dans le secteur frontalier de Balari.
Femmes, enfants et personnes âgées parmi les réfugiés
C’est au poste frontalier de Zulu Mbundu que plusieurs familles sinistrées, composées essentiellement de femmes, d’enfants et de personnes âgées, ont trouvé refuge. Ces ressortissants brazzavillois fuient les représailles, l’insécurité et les violences liées à ces conflits armés.
Une situation humanitaire préoccupante

Sans logements, sans nourriture suffisante ni médicaments, ces réfugiés vivent dans une extrême vulnérabilité. En attendant l’intervention du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), l’administrateur du territoire de Luozi ad intérim, Célestin Lusiama, a lancé un SOS humanitaire.
« La population sinistrée venue de la République sœur du Congo-Brazzaville a besoin d’un logement, de la nourriture et d’une protection pour vivre en paix, en attendant l’accalmie de la situation sécuritaire dans leurs villages », a-t-il déclaré.
Un appel à la solidarité locale
L’autorité territoriale a également appelé la population locale à faire preuve de solidarité : « En attendant l’intervention des autorités provinciales et nationales, nous, habitants de Luozi et du secteur de Balari, sommes appelés à la solidarité et à la protection de nos invités », a ajouté Célestin Lusiama.
588 réfugiés officiellement enregistrés
Au total, 588 réfugiés ont été enregistrés le mercredi 14 janvier 2026 par les services de la Direction générale de migration (DGM) au poste frontalier de Zulu Mbundu. L’ensemble des services de sécurité a été mobilisé afin d’identifier les déplacés et d’assurer leur encadrement.
Une inquiétude croissante dans la population
Pour Eugène Nkanza, président du Rassemblement des forces vives de Luozi, la situation devient préoccupante : « Nous observons un afflux continu de ressortissants brazzavillois traversant la frontière avec leurs familles. Cette situation est de plus en plus inquiétante », a-t-il souligné.
Les autorités provinciales à pied d’œuvre
Selon des sources concordantes, une délégation du gouvernement provincial du Kongo Central s’est rendue sur place afin d’évaluer la situation et de transmettre un rapport aux autorités compétentes.
Mfumu DIASILUA K./CONGOPROFOND.NET
