Actualité
Kasaï Central: Réouverture, après deux ans, de la frontière de Kalamba Mbuji, reliant la RDC et l’ANGOLA !
Les gouverneurs du Kasaï Central en RDC et celui de la province de Lunda norte en Angola, ont procédé le samedi 09 juillet 2022, à la réouverture officielle du poste frontalier de Kalamba Mbuji.
La brève cérémonie s’est déroulée sur le pont Kasaï, séparant les deux Provinces à partir de la cité de Kalamba Mbuji au Kasaï Central et Nzazi dans la Province de Lunda norte.
Au cours de la cérémonie, le gouverneur John Kabeya Shikayi du Kasaï Central, a exprimé sa satisfaction pour ce qu’il appelle reprise des relations entre les deux provinces.
» Ceci est le début pour voir comment nos deux provinces sont appelées à vivre ensemble et envisager l’amélioration de nos relations entre le Kasaï Central et la Province de Lunda norte « , a-t-il il indiqué.
Aussi, a-t-il poursuivi : » l’activité qui nous réunit consiste en la réouverture. Nous estimons qu’une ambiance va reprendre et que nos deux populations vont reprendre les échanges commerciaux, deux ans après la fermeture due à la maladie de covid19. Nous ne pouvons pas entrer en profondeur de nos discussions. Lors de notre visite officielle en Angola, nous essaierons de voir dans quelle mesure nous allons approfondir nos échanges « .
Pour sa part, Ernest Muangala, gouverneur de la Province de Lunda norte, promet la relance du projet de construction d’un pont en dur sur la rivière Kasaï.
» La Belgique et le Portugal ont colonisé nos deux Pays (RDC-Angola), mais ils n’ont pas pensé jeter un pont sur cette rivière. Nous allons mettre tous nos efforts en commun pour jetter un pont sur cette rivière afin de faciliter les échanges entre nos deux Provinces. Notre contribution même pour ce pont n’est pas négligeable « , a-t-il dit.
Hormis les brèves allocations, les deux gouverneurs ont effectué une visite guidée au marché Kalamba Mbuji.
Jeff MBUYI/CONGOPROFOND.NET
Politique
Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle
En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.
Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.
Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.
Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.
En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.
En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
