Santé
Kasaï Central : L’hôpital provincial de Kananga de nouveau ciblé pour bénéficier d’un appui en matériels
Encore un appui essentiel à l’hôpital provincial de Kananga pour améliorer la qualité des services à rendre à la population. Cette structure sanitaire devra être dotée en équipements médicaux et orthopédiques de dernière génération pour offrir les meilleurs soins.
Il s’agit d’un appui du pouvoir central qui s’inscrit dans le cadre du programme sur la couverture santé universelle que porte le président de la République Félix-Antoine Tshisekedi.
La nouvelle a été apportée lundi 13 janvier 2025 au gouverneur Joseph-Moïse Kambulu N’konko par une délégation du fonds national de promotion et de service social en séjour au chef-lieu de la province.
Reçus en audience au building administratif, les membres de cette délégation ont expliqué au patron de la province, les contours de cette dotation.
Cécile Rebecca Meta Kasanda directrice générale adjointe du fonds national de promotion de service social et cheffe de la délégation explique qu’il s’agit d’une réponse aux besoins évalués de l’hôpital provincial de Kananga.
«Nous avons trouvé que certains hôpitaux n’étaient pas équipés et comme nous avons ces matériels, nous avons d’abord fait un état des besoins de chaque hôpital. Nous nous sommes réunis avec le ministère de la santé pour voir quels sont les matériels qui conviennent à tel hôpital ou à tel autre; et pour kananga , le plateau a été représenté dans les matériels que nous avons apportés», a-t-elle fait savoir.
La santé et le mieux-être de ses concitoyens, figurant parmi les priorités de sa gouvernance, Joseph-Moïse Kambulu a salué à juste titre cet appui qui apportera à coup sûr une dose de viabilité supplémentaire à l’hôpital provincial de Kananga au meilleur bénéfice des malades.
Mike Tyson Mukendi/CONGOPROFOND.NET
Santé
Santé maternelle : Le monde manque d’un million de sages-femmes, un défi majeur aussi pour la RDC
Plus de 3 000 sages-femmes, responsables politiques, chercheurs et acteurs du secteur de la santé issus de plus de 115 pays sont attendus à Lisbonne, au Portugal, à l’occasion du 34ᵉ Congrès triennal de la Confédération internationale des sages-femmes (ICM), qui s’ouvrira le 14 juin prochain. Au centre des débats, un constat préoccupant : le monde a besoin d’un million de sages-femmes supplémentaires pour répondre aux besoins croissants des femmes et des nouveau-nés.

Selon les dernières données relayées par l’ICM, 181 pays sont confrontés à une pénurie estimée à près de 980 000 sages-femmes. Ce déficit compromet l’accès aux soins de santé sexuelle et reproductive, aux consultations prénatales, à l’assistance qualifiée lors de l’accouchement ainsi qu’au suivi postnatal.
Pour les spécialistes, investir dans la formation et le déploiement des sages-femmes constitue l’une des stratégies les plus efficaces pour réduire la mortalité maternelle et néonatale. Une couverture adéquate en personnel qualifié permettrait de prévenir des millions de décès chaque année, tout en consolidant les systèmes de santé de première ligne et en favorisant des soins davantage centrés sur les besoins des femmes et des familles.
Un appel mondial à l’action
Placée sous le thème « Le monde a besoin d’un million de sages-femmes supplémentaires », cette 34ᵉ édition du Congrès se veut un véritable appel à l’action lancé aux gouvernements et aux partenaires techniques et financiers. Les organisateurs plaident notamment pour un renforcement des investissements dans la formation, le recrutement, l’emploi et la reconnaissance professionnelle des sages-femmes.
Un enjeu crucial pour la RDC
Cette problématique résonne particulièrement en République démocratique du Congo, où les défis liés à la santé maternelle et néonatale restent considérables, notamment dans les zones rurales et les régions affectées par les crises humanitaires et sécuritaires. L’insuffisance de personnel qualifié, les difficultés d’accès aux structures sanitaires et les disparités territoriales continuent de limiter la prise en charge des femmes enceintes et des nouveau-nés, contribuant à des indicateurs de santé maternelle encore préoccupants.
Le Congrès de Lisbonne devrait ainsi offrir une plateforme d’échanges pour partager les expériences, promouvoir les bonnes pratiques et mobiliser les décideurs autour d’un objectif commun : faire des sages-femmes un pilier incontournable des systèmes de santé et un levier essentiel pour atteindre la couverture sanitaire universelle.
Bibiche Mbete/CONGOPROFOND.NET
