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Kasaï central : l’ex chef milicien Nsumbu condamné à perpétuité !
Le tribunal militaire de garnison de Kananga a rendu son jugement, ce mardi 16 mars, dans l’affaire ministère public et partie civile contre Nsumbu Katende Laurent accusé de crimes de guerres, association des malfaiteurs, terrorisme, et participation dans un mouvement insurrectionnel.

Dans son prononcé, le tribunal militaire de garnison de Kananga a condamné le prévenu à la peine de servitude pénale principale à perpétuité. » Il se constate une contradiction entre des faits soulevés par le prévenu et son conseil. Durant tout le procès, le prévenu Nsumbu a réfuté toutes les accusations mises en sa charge, estimant que c’est un complot contre sa personne. ». Et au major magistrat Ndembalungu José, président du tribunal, d’ajouter : » Par ce motif, le tribunal a, après débat à huis clos, reconnu toutes les accusations mises à la charge de Nsumbu Katende Laurent et le condamne à la peine de servitude pénale à perpétuité pour crimes de guerres par meurtre, par pillages, par torture, par destruction méchante et prise d’otages, pour l’association des malfaiteurs. 15 ans de servitude pénale principale pour mouvement insurrectionnel. Et dit fondé et recevable toutes les actions de partie civile de 232 victimes et par conséquent condamné le prévenu in solidom avec l’État congolais en sa qualité de responsable au paiement des dommages intérêts les sommes bien déterminées dans le jugement »

Notons que le conseil de Nsumbu va en appel au deuxième degré. D’après l’avocat Freddy Kabangu : « Si vous suivez le tribunal, il n’a pas développé un grand argumentaire. Il ne faisait que revenir sur c’est que les autres ont dit sans donner des preuves. Nous irons au deuxième degré… », a-t-il indiqué.
Du côté partie civile, c’est une satisfaction en partie. » Nous sommes très heureux, nous venons de franchir un pas vers le chemin de la lutte contre l’impunité, nous sommes aussi satisfaits par rapport aux réparations, mais nous aurions souhaité que d’autres indemnités prévues par les statuts de Rome, notamment prise en charge médicale, psychologique et d’autres, soient prises en compte… », a indiqué le Bâtonnier Kambala Dominique.

Le procès Nsumbu se clôture après 8 jours dans la cité de Nkongolo Moshi, territoire de Kazumba, au centre de la République Démocratique du Congo, province du Kasaï central. L’organisation de ce procès a été facilitée par le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme ainsi que d’autres organisations.
Jeff Mbuyi/CONGOPROFOND.NET
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Kalaa Mpinga, nouveau PCA/Fomin : Un parcours marqué par les conflits de gouvernance, de Mwana Africa à PHC
Nommé Président du Conseil d’Administration du Fonds minier pour les générations futures ( FOMIN), depuis ce mercredi 3 juin, le nom de Kalaa Mpinga n’est pas nouveau dans les milieux économiques et miniers africains. Depuis plusieurs années, il est associé à différents projets d’envergure dans les secteurs minier et industriel. Toutefois, plusieurs de ces initiatives ont été marquées par des tensions récurrentes avec des partenaires financiers, des actionnaires ou d’autres parties prenantes.
L’épisode Mwana Africa : une rupture retentissante avec les actionnaires
L’un des cas les plus documentés demeure celui de Mwana Africa, groupe minier présent dans l’exploitation du diamant, de l’or et du nickel sur le continent africain. Après plusieurs années à la tête de l’entreprise, Kalaa Mpinga est finalement écarté de la direction à la suite d’un vote de défiance organisé lors d’une assemblée générale extraordinaire ( https://www.jeuneafrique.com/234648/economie-entreprises/les-chinois-evincent-kalaa-mpinga-de-mwana-africa/ )
Cette éviction intervient dans un contexte de désaccords persistants avec certains actionnaires, notamment chinois. À l’époque, l’intéressé évoque lui-même des divergences profondes concernant la stratégie de développement du groupe ainsi que son mode de gouvernance. Pour de nombreux observateurs, cet épisode constitue l’une des illustrations les plus marquantes des difficultés relationnelles qui ont jalonné sa carrière, avec des partenariats se terminant souvent par des ruptures ouvertes.
La MIBA : Une implication dans un environnement sous haute tension
Le nom de Kalaa Mpinga apparaît également dans les discussions liées à la relance de la Minière de Bakwanga (MIBA), fleuron historique de l’industrie diamantifère congolaise. À cette époque, l’entreprise traverse une crise profonde, sur fond d’enjeux économiques, sociaux et politiques particulièrement sensibles ( https://lemaximum.cd/2015/11/20/economie/kalaa-mpinga-les-rawji-enfer-ou-paradis-mbuji-mayi-veut-la-relance-de-sa-miba/ )
Bien que ce dossier diffère sensiblement de celui de Mwana Africa, plusieurs analyses soulignent néanmoins un élément commun : la difficulté à construire et préserver des alliances durables dans des secteurs pourtant stratégiques pour le développement économique.
Un style de gouvernance régulièrement pointé du doigt
Au fil des années, certains analystes ont observé que les tensions entourant plusieurs projets auxquels Kalaa Mpinga a été associé ne peuvent être expliquées uniquement par la complexité des environnements d’affaires africains.
Selon eux, ces frictions répétées seraient également liées à un mode de gestion caractérisé par des confrontations fréquentes avec les autres acteurs impliqués dans les projets, qu’il s’agisse d’actionnaires, de partenaires financiers ou de décideurs institutionnels. Cette lecture alimente le débat sur la capacité à maintenir un consensus durable autour de projets nécessitant pourtant stabilité et coopération.
Le dossier PHC dans la continuité d’un historique mouvementé ?
Dans ce contexte, les controverses observées autour de Plantations et Huileries du Congo (PHC) apparaissent, pour certains observateurs, moins comme un cas isolé que comme le prolongement d’un parcours déjà marqué par plusieurs conflits de gouvernance.
Si chaque dossier possède ses spécificités juridiques, économiques et opérationnelles, les critiques formulées convergent souvent vers une même interrogation : celle de la capacité à préserver des partenariats solides et durables dans des secteurs où la confiance entre les différentes parties constitue un facteur déterminant de succès.
Njila Mule/CONGOPROFOND.NET
