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Kasaï central : la population menace de brûler vif l’unique malade de Covid-19 de Kananga !
L’équipe de riposte de la maladie à coronavirus au Kasaï central a décidé de placer en quarantaine 28 personnes copassagères de Marcel Ngandu, malade de Covid19 testé positif depuis Kinshasa, et arrivé dernièrement à Kananga par véhicule. Cette décision a été prise au terme d’une réunion qu’a présidée le gouverneur a.i du Kasaï central.
En effet, dans un point de presse tenu la soirée du mercredi 22 juillet, le professeur Ambroise Kamukany Mukinay a indiqué que toutes les mesures sont prises pour assurer la quarantaine de ces 29 personnes. » Les agences humanitaires qui sont nos partenaires ont décidé de nous appuyer en érigeant des tentes au villages Kambulu à environ 90 km de Kananga pour placer en quarantaine ces suspects qui ont fait route avec Marcel Ngandu malade de Covid19. 17 médecins ce sont rendus sur le lieu pour prélever des échantillons qui seront envoyés à l’INRB ce jeudi matin », expliqué le gouverneur ad intérim du Kasaï central.
Ambroise Kamukany qui regrette le relâchement des mesures barrières par sa population en appelle au respect strict de celles-ci.
» Je nous rappelle les respects des mesures barrières pour stopper la progression de cette maladie. Le Kasaï central n’a pas encore un cas de Covid19, celui confirmé est importé de Kinshasa. Que notre population vaque librement à ces occupations. Nous avons aussi envoyé 23 policiers pour garder ces compatriotes parce que les jeunes des villages environnants menaçaient de les brûler vif, d’incendier les 4 camions transportant des moustiquaires pour la province et qui ont transporté des passagers clandestins dont Marcel Ngandu », conclut Kamukuny.
Rappelons que Marcel Ngandu, infirmier de son état, a été positif à la Covid19 depuis Kinshasa le 16 juillet. Cet homme qui a décidé de rejoindre son lieu d’affectation, l’hôpital de Bonzola, a déclaré être sous traitement.
MUABILAYI/CONGOPROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
