Société
Kasaï Central : La NSCC Demba clôture 2025 sur une note satisfaisante et se projette avec audace vers 2026
La Coordination territoriale de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) de Demba a tenu, le jeudi 2 janvier 2026, une réunion stratégique d’envergure, marquant à la fois la clôture de l’exercice 2025 et le lancement officiel des perspectives pour la nouvelle année. Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de redevabilité, de planification et de renforcement de l’action citoyenne au niveau local.
Un bilan 2025 jugé positif et encourageant
Au cœur des échanges, la présentation du bilan annuel 2025 a permis de passer en revue les actions menées par la NSCC Demba. Les participants ont unanimement salué l’engagement, la rigueur organisationnelle et l’impact croissant de la structure dans les domaines citoyen, social et communautaire. Les initiatives menées ont contribué à renforcer la participation citoyenne, la défense des droits humains et la cohésion sociale dans le territoire de Demba.
Cap sur 2026 : des ambitions affirmées
Au-delà de l’évaluation, la rencontre a servi de cadre à une réflexion collective sur les grandes orientations pour 2026. Les membres ont réaffirmé leur volonté de consolider les acquis, d’intensifier les actions de terrain et de jouer un rôle encore plus actif dans le développement local et la promotion de la paix.
Une mobilisation forte et un esprit de cohésion renforcé
Plus de cinquante membres ont pris part à ces travaux, dans un climat empreint de responsabilité, de solidarité et d’enthousiasme. Cette forte mobilisation témoigne de la vitalité de la NSCC Demba et de la cohésion interne qui constitue l’un de ses principaux atouts.
Un slogan porteur d’espoir et d’action
Déterminée à relever les défis à venir, la NSCC Demba entame l’année 2026 sous un nouveau slogan évocateur : « NSCC Demba fera des exploits ».
Un message fort qui traduit l’ambition d’une société civile active, responsable et résolument tournée vers l’action constructive au service de la communauté.
Mike Tyson Mukendi / Congo Profond.net
Société
Inondations à Selembao : à Petit Pont, des habitants abandonnés face à la colère de la rivière Makelele
Dans la commune de Selembao, précisément sur l’Arrêt Petit Pont, non loin de la prison centrale de Makala, la détresse des habitants est palpable. Après une descente sur le terrain, le constat est alarmant : plusieurs avenues, dont Masimango, Kitoko, Kinkole, etc sont régulièrement submergées à la moindre pluie. Des quartiers entiers vivent désormais au rythme des inondations, sans assistance visible des autorités, dans une commune pourtant située à proximité immédiate du centre-ville de Kinshasa.
Au cœur de cette catastrophe récurrente, la rivière Makelele. Lorsqu’elle gonfle, ses eaux débordent et envahissent les habitations environnantes, transformant rues et parcelles en véritables cours d’eau. Sur l’avenue Kitoko, au moins trois parcelles situées en aval ont été totalement abandonnées. Les familles qui y vivaient ont fui depuis les grandes inondations de 2025, laissant derrière elles des maisons englouties, des biens perdus et des vies brisées. Ceux qui sont restés vivent dans une peur permanente, chaque pluie annonçant de nouveaux dégâts.
Plus inquiétant encore, les habitants rapportent avoir subi des inondations même en l’absence de pluie locale. Le mardi dernier, alors qu’aucune précipitation n’était enregistrée à Selembao, les quartiers ont pourtant été submergés. Selon les riverains, les eaux de ruissellement provenant de communes voisines comme Ngaliema, après des pluies vers Delvaux ou UPN, convergent vers leur zone, aggravant une situation déjà critique. Un phénomène qui met en lumière l’absence d’un système de drainage efficace et coordonné à l’échelle de la ville.
Sur place, les avenues sont jonchées de boue, de déchets et de maisons abandonnées. Des familles ont été dispersées, certaines contraintes de quitter définitivement leurs domiciles faute de solutions. Les habitants dénoncent l’absence totale de curage des caniveaux, de travaux d’assainissement ou de descentes officielles depuis plus d’une année. « Nous sommes livrés à nous-mêmes », confient-ils, amers, se demandant si les autorités qu’ils ont élues se souviennent encore de leur existence.
Face à cette situation, la population de Selembao lance un appel pressant au gouvernement provincial et aux autorités urbaines. Elle réclame des actions concrètes et urgentes pour mettre fin à ce cycle de désolation : curage de la rivière Makelele, réhabilitation des avenues, aménagement des canaux de drainage et assistance aux sinistrés.
Dorcas Mwavita
