Actualité
Kasai Central : La communauté musulmane Ahmadiyya inaugure une mosquée Bait UI Hayi à Matamba
La mosquée Bait Ul Hayi construite dans la Commune rurale de Matamba, à 35Km de la ville de Kananga, au Kasaï Central, a été inaugurée et remise entre les mains des utilisateurs ce vendredi 06 décembre 2024 par le représentant légal de la communauté musulmane Ahmadiyya au Congo, Khalid Mahmood, en présence des autorités locales, de la notabilité et de musulmans.

Ce projet conçu depuis 2017 après les atrocités du mouvement insurrectionnel de Kamuina Nsapu a connu le financement des missionnaires. La main d’œuvre locale a été assurée par des musulmans de ce coin.
L’inauguration de cette mosquée vient répondre au problème d’espace pour des prières collectives qu’avaient rencontrer les musulmans de Matamba depuis plusieurs années.
D’après Ally Mwanza, missionnaire responsable et bénéficiaire de la mosquée Bait UI Hayi, ceci est la materialisation d’un projet de longue date.
« Cette communauté est arrivée à Matamba , dans le territoire de Kazumba, par la grâce d’Allah depuis 2005. Depuis cette année-là, les musulmans Ahmadistes de Matamba ont prié un moment sous le soleil âpre, dans un hangar couvert de rameaux ou des bâches. Nous disons merci à nos missionnaires pour la concrétisation de ce projet », a-t-il indiqué.
Devant des centaines de personnes venues pour la circonstance, le représentant national de la communauté AHMADYYA en RDC n’a pas caché sa joie de voir, enfin, cet ouvrage réalisé et les travaux arrivés à terme.
Des habitants, chefs coutumiers et autres notabilités de Matamba ont salué cette œuvre de charité et ont pris l’engagement de sa protection. Ils ont, par ailleurs, formulé des demandes à l’intention de la communauté.
« Nous sollicitons aussi, en dehors de la mosquée , la construction des écoles pour l’éducation des enfants, et des forages d’eau. », a expliqué un des chefs coutumiers. Avant d’ajouter : « Nous voulons aussi que le coran soit traduit en Tshiluba ».
Jeff Mbuyi
Politique
Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle
En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.
Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.
Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.
Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.
En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.
En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
