Politique
Kasaï-Central : Félix Tshisekedi appelle à une meilleure communication entre les ministres et le gouverneur sur certains projets
Dans une directive claire et posée, le président de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi, a récemment formulé une série de recommandations à l’attention du gouverneur du Kasaï-Central, Joseph-Moïse Kambulu Nkonko, ainsi qu’aux ministres concernés.
Il a insisté sur la nécessité de renforcer la communication concernant l’état d’avancement des projets en cours dans cette province.
Cette prise de position intervient après des déclarations controversées de M. Kambulu Nkonko, qui avait exprimé le mécontentement de la population face à ce qu’il qualifiait d’inaction de l’État central dans le développement du Kasaï-Central.
Ces propos, tenus en présence même du chef de l’État Tshisekedi lors de sa visite dans la région, ont suscité un débat houleux, certains y voyant une critique directe des efforts du gouvernement national.
Face à cette situation, le président Tshisekedi a rappelé l’importance d’une communication transparente et régulière sur les projets en cours.
Selon lui, la désinformation peut gravement éroder la confiance du public envers les institutions. « Il est fondamental que les initiatives gouvernementales soient expliquées clairement et que l’état d’avancement des projets soit partagé avec la population », a-t-il affirmé lors du dernier Conseil des ministres.
« Cela permettra non seulement d’informer les citoyens, mais également de renforcer un climat de confiance mutuelle ».
Le président a souligné le rôle clé des autorités locales dans ce processus, en invitant le gouverneur et les ministres provinciaux à mettre en place des canaux de communication efficaces avec les citoyens. Cette approche vise à limiter la propagation de rumeurs infondées et à instaurer un dialogue constructif entre les gouvernants et les gouvernés.
Cependant, les propos de Félix Tshisekedi ont été accueillis avec prudence par certains observateurs politiques. Ceux-ci estiment que la défiance envers le gouvernement central dans des provinces comme le Kasaï-Central ne peut pas être dissipée uniquement par des efforts de communication. Ils insistent sur la nécessité de réformes substantielles dans les politiques de développement et d’une attention accrue aux besoins des populations locales pour un changement durable.
Mike Tyson Mukendi / CONGOPROFOND.NET
Politique
Haut-Uele : la ville morte annoncée par la C64 tourne au flop, les activités maintenues partout
La coalition C64 avait appelé la population du Haut-Uele à observer une journée « ville morte » ce mercredi 3 juin 2026. Cette mobilisation intervenait dans un contexte marqué par plusieurs préoccupations sociales et sécuritaires. Toutefois, à la veille de l’action, le gouvernement provincial a réaffirmé l’interdiction des journées « ville morte » sur toute l’étendue de la province.
Dans une correspondance adressée aux organisateurs, le ministre provincial de l’Intérieur, Alexis Ambambela Sondoko, a rappelé que cette mesure demeure en vigueur en raison du contexte sécuritaire marqué par les attaques des présumés ADF/NALU et de la menace de l’épidémie d’Ebola. Les autorités ont ainsi appelé la population à privilégier la cohésion et l’unité face aux défis auxquels la province est confrontée.
Face à cette confrontation entre l’appel de la C64 et la décision du gouvernement provincial, la véritable question était de savoir si la population allait ou non adhérer au mouvement.
Les observations recueillies par notre média dans la ville d’Isiro ainsi que dans les six territoires du Haut-Uele — Watsa, Faradje, Dungu, Niangara, Rungu et Wamba — indiquent que les activités se sont déroulées normalement tout au long de la journée. Les écoles ont ouvert leurs portes, les universités ont poursuivi les enseignements, les marchés ont fonctionné, les commerces sont restés ouverts et la circulation est demeurée habituelle sur les principaux axes.
Au regard de ces constats, l’appel à la journée « ville morte » n’a pas produit l’effet attendu dans la province. Loin d’une paralysie générale des activités, le Haut-Uele a vécu une journée globalement normale, tant dans son chef-lieu Isiro que dans les six territoires qui composent la province.
Junior kasamba/Congoprofond.net
