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Kasaï Central : des responsables de la zone de santé de Lubondaye accusés de détournement des médicaments de la population

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De sources proches de Cimbulu et sur la voix des ondes de deux radios locales de cette même ville renseignent le démantèlement d’un réseau de vol et de détournement des médicaments grâce à la vigilance de la police et de la population. Quatre kits remplis de médicaments ont été attrapés la nuit. Ils étaient envoyés par le médecin chef de la zone de santé en fuite, le superviseur et son petit frère de sa tribu amené depuis quelques temps comme infirmier de Lubondaye.

Visiblement les produits destinés aux soins des malades étaient écoulés sur le marché local de Cimbulu et à Mbujimayi.

À en croire des sources locales, le trio n’en est pas à son premier coup dans cette sale besogne. Mais cette fois-ci alertée, la population de Cimbulu n’a pas croisé les bras.

Pris en flagrant délit et amenés depuis Lubondaye par la police, les malfaiteurs ont été amenés au cachot de Cimbulu pour être entendu sur leurs méfaits indéniables, en attendant d’être transférés au parquet de Kananga malgré les tentatives et les intimidations pour les libérer dans la nature. Entretemps le mal est déjà consommé.

Mais il faut remonter plus loin pour comprendre la racine du mal qui ronge la province et la Zone de santé de Lubondaye en l’occurrence : les nominations fantaisistes faites par le numéro un de la province sans règle élémentaire de l’administration d’un Etat de droit. Un peu partout au niveau des zones de santé, des sous-divisions, des régies financières et fiscales, des mairies et territoires ou même secteurs, accuse-t-on, il a démis arbitrairement beaucoup de gens pour placer ses fidèles acolytes afin de s’implanter politiquement partout. Le cas des trois responsables de la Zone de Santé de Lubondaye en est un exemple saillant.

En effet, bombardés sans compétence, ils ont plus brillé par leur méthode de terroriser la population et de plaire à celui qui les a nommés. Le Superviseur de la Zone de Santé amené à Lubondaye son propre petit frère de sa tribu pour s’adonner au vol des médicaments de la population, convaincus d’être des intouchables grâce à leurs parapluies au plus haut sommet de la province. Là est la racine de tous les problèmes dont souffre aujourd’hui la population du Kasaï et en particulier celle de la Zone de Santé de Lubondaye.

Malgré les intimidations venues d’en haut pour libérer les malfaiteurs et falsifier leurs dossiers la population locale ne cède pas pour réclamer justice selon la nouvelle vision du chef de l’Etat pour un Etat de droit partout dans notre pays

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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RDC : APLTP et OIM au parlement pour l’adoption de la loi sur la traite

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La commission Genre, Famille et Enfants de l’Assemblée nationale a reçu, ce mercredi 18 mai dans la salle des spectacles du Palais du peuple, l’Agence de prévention et de lutte contre la traite des personnes (APLTP), en collaboration avec l’OIM, dans le cadre du plaidoyer pour le vote d’une loi spécifique qui réprime les délits de la traite des personnes en RDC.

L’objectif de cet atelier, à en croire Pierre Matuku Matuku, représentant du ministre des Droits humains, est que les députés nationaux s’approprient et soutiennent le projet de loi sur la traite des personnes, lequel projet se trouve déjà au bureau de l’Assemblée nationale. Selon lui, cela va permettre au pays d’être en harmonie avec la convention de Palerme, ainsi le pays sera doté d’une législation propre.

Dans ce même ordre d’idée, le coordonnateur adjoint de l’APLTP, Kuku Kiese, ce projet de loi vise à incriminer les actes ou les faits de traite qui ne sont pas encore pris en compte par le droit actuel. Il en outre donné l’avantage d’avoir cette loi: “Cette loi va enrichir le code pénal congolais en particulier la section 5, titre 1er en y ajoutant un arsenal des infractions en matière de traite des personnes visant essentiellement la protection de la dignité humaine tel que consacré par l’article 16 de notre constitution”, déclare-t-il.

La députée Christelle Vuanga, présidente de la commission Genre, famille et enfants, rassure qu’à travers cette rencontre, ses collègues et elle s’attendent à ce qu’il y ait une loi qui comble le vide juridique.

Nous n’avons pas une loi spécifique qui réprime les pratiques de traite des personnes. Si la commission genre a été impliqué à cet atelier c’est parce que la majorité des victimes de la traite des personnes est constitué des Femmes et des enfants. Nous ferons de notre mieux pour convaincre plus de la moitié de nos collègues afin de faire voter ce projet de loi.”, en poursuivant que l’actualité étant prise en otage par des filles et enfants amenés outre mer pour des services non appropriées, il est plus qu’urgent pour la RDC d’avoir une loi qui mette fin à toutes ces pratiques.

Quant à son collègue Daniel Safu, membre de la commission défense et sécurité, il croit que toute la lutte congolaise qui remonte avant même l’indépendance s’articule autour de la dignité humaine. “ En RDC la dignité humaine est bafouée alors qu’ailleurs elle constitue une valeur par excellence. Nous sommes en retard. Le combat de Mfumu Kimbangu s’articule autour de la dignité humaine. Lorsqu’il y a traite des personnes, l’homme perd certaines valeurs et certains droits. Il est assimilé à un objet, à un animal. Sur ce, je salue l’implication du chef de l’État d’avoir créer cette agence qui lutte contre la traite des personnes. Nous devons soutenir ce projet pour qui la loi soit votée d’autant plus qu’il relève de la dignité de nos électeurs.”, indique-t-il, avant de lancer un appel à tous les députés, en s’interrogeant, “si nous les hommes, nous n’accompagnons pas les femmes dans cette lutte de la dignité des femmes et des enfants, que deviendra notre société ?”

Selon Fils-Lien Ely Thelot qui a représenté le chef de mission, l’OIM sensibilise la population sur les différentes pratiques pouvant être assimilées à de la traite des personnes en RDC, accompagne les victimes de cette violation grave de la dignité humaine et offre à ces dernières une assistance holistique en vue de leur réinsertion sociale. “ L’absence d’une loi spécifique sur la traite des personnes offre un terreau favorable aux trafiquants d’êtres humains et laisse les magistrats désarmés, impuissants. Les victimes, qui sont principalement des femmes et des enfants, en souffrent terriblement. De plus, l’absence d’une loi qui criminalise la traite des personnes pourrait, dans les mois à venir, constituer une entrave nuisible pour l’aide publique au développement de la RDC.”

Avec l’aide financière du gouvernement américain, par l’entremise de l’USAID, l’OIM réitére son engagement auprès de la population congolaise en matière de lutte contre la traite des personnes et continue de soutenir l’APLTP dans cette démarche. L’OIM promet de demeurer toujours aux côtés des acteurs de première ligne pour les encadrer dans l’identification, le référencement, la prise en charge et la réinsertion des victimes.

Sachez que le projet de loi se trouve déjà au bureau de l’Assemblée nationale. L’APLTP espère qu’après son plaidoyer, cette loi sera votée pendant la session en cours.

Elda Along/CONGOPROFOND.NET

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