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Politique

Kasaï Central : Conspiration noire contre la candidature de John Kabeya Shikayi au gouvernorat

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Le gouverneur John Kabeya Shikayi fait objet d’une campagne de diabolisation depuis quelques jours. Cette conspiration est initiée par des personnes identifiées dont certains cadres de sa propre formation politique (UDPS/TSHISEKEDI ), dont des candidats malheureux aux dernières élections législatives nationales et provinciales, ainsi que des opposants déguisés en acteurs de la Société Civile qui veulent à tout prix obtenir sa tête à la veille de la clôture de dépôts des candidatures au poste de gouverneur et vice-gouverneur de province. 

Après des émissions radiodiffusées, des attaques ridicules et éhontées sur les réseaux sociaux, ces ennemis de la province du Kasaï Central viennent à travers des articles de médias en ligne imputer un détournement de 200 millions de francs congolais de rétrocession des mois de novembre 2023, décembre 2023, janvier 2024 et février 2024 à charge du gouverneur John Kabeya Shikayi.

A en croire des sources proches du gouvernorat du Kasaï Central, la dernière fois que la province a perçu la rétrocession du gouvernement central remonte au mois de mars 2023, et que par conséquent, comment le gouverneur de province pouvait détourner des fonds se rapportant aux mois susvisés qu’il n’a jamais reçu?

En RDC, la loi ne permet pas à un gouverneur de faire de retrait dans une Banque. S’agissant de frais de fonctionnement, fonds qui proviennent du gouvernement central, ils passent d’abord par la Banque Centrale du Congo et c’est l’ordonnateur délégué qui fait rapport au gouverneur et obtient de sa part l’autorisation de signer un ordre d’envoi des fonds avant que le comptable d’État commis au cabinet du gouverneur ne passe retirer les fonds à la Banque pour dispositions.

Dans ces différents articles diffusés, le gouverneur Kabeya porte également la responsabilité du détournement des fonds de la Régie financière provinciale, ce que réfute notre source qui atteste que ces fonds sont utilisés pour le fonctionnement du cabinet, émoluments des élus provinciaux et paiement des cadres et agents de la DGRKAC (Direction Générale des recettes du Kasaï Central).

Somme toute, toutes les allégations sont fausses et infondées révèle notre source.

Le Gouverneur John Kabeya Shikayi regagne Kananga le mardi 27 février prochain au terme d’une mission de service de 14 jours à Kinshasa. Il fera une communication à la place Mukenge Sha Bantu.

Njila Mule/CONGOPROFOND.NET

Politique

RDC : Andy Bemba évoque « La formation plus rapide du gouvernement et la réduction de sa taille » comme l’une des raisons principales de la réforme constitutionnelle

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Le débat sur la révision constitutionnelle rebondit dans le paysage politique congolais. Pour Andy Bemba, président national du parti Nouvelle Pensée(NP), la question ne se limite pas à des ajustements techniques : il s’agit de repenser l’efficacité de l’État face aux urgences du pays.

« L’une des raisons pour lesquelles il nous faut revoir notre Constitution, c’est la nécessité d’une formation rapide du gouvernement et d’une réduction de sa taille », déclare-t-il. Selon lui, l’architecture actuelle ralentit la mise en place des équipes gouvernementales et alourdit le fonctionnement de l’exécutif.

Andy Bemba défend l’idée d’un « État plus léger, plus efficace et moins coûteux ». Dans sa logique, une équipe gouvernementale resserrée permettrait de réduire les dépenses de fonctionnement tout en accélérant la prise de décision. « Cela permettrait une meilleure gouvernance et des décisions plus rapides face aux défis du pays », insiste-t-il.

Le leader de Nouvelle Pensée pointe un problème récurrent : les longs délais de formation des gouvernements après les élections ou les remaniements. Ces périodes de transition, dit-il, bloquent l’action publique alors que les besoins en matière d’infrastructures, de sécurité, d’éducation et de santé restent urgents. Un exécutif plus restreint, avec des portefeuilles clairement définis, éviterait selon lui les chevauchements de compétences et les blocages politiques.

Au-delà de la taille, c’est la logique de gestion de l’État qui est visée. Andy Bemba estime qu’un gouvernement pléthorique génère des coûts inutiles qui pèsent sur le budget national sans garantir de meilleurs résultats. « Moins coûteux » ne signifie pas moins ambitieux, précise-t-il, mais plus rationnel dans l’allocation des ressources humaines et financières.

Cette position s’inscrit dans un débat plus large sur la réforme des institutions. Plusieurs acteurs politiques et de la société civile réclament depuis des années une rationalisation de l’appareil d’État pour le rendre plus réactif. Pour Andy Bemba, la Constitution doit encadrer ces changements afin d’éviter que la formation du gouvernement ne devienne un marchandage politique au détriment de l’intérêt général.

L’enjeu, conclut-il, est de donner au pays un exécutif capable d’agir vite et bien selon les besoins de la population. Dans un contexte où les défis économiques et sécuritaires s’accumulent, « La rapidité et l’efficacité ne sont plus un luxe, mais une nécessité ».

La proposition relance la question : la révision constitutionnelle doit-elle se limiter à des aspects politiques ou intégrer une réforme profonde du fonctionnement de l’État?

Blaise ABITA ETAMBE

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