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Kasaï-Central : 6 248 nouveaux policiers mécanisés en formation pour restaurer l’autorité de l’État
Une étape majeure pour la sécurité au Kasaï-Central a été franchie avec le lancement d’une formation de remise à niveau pour 6 248 policiers mécanisés. Cette cohorte, composée de jeunes hommes et femmes issus de la ville de Kananga et des cinq territoires de la province, voit enfin sa situation administrative régularisée après des années de marginalisation.
Ces agents de la Police Nationale Congolaise (PNC) servaient jusque-là sans prise en charge par le Trésor public, faute d’avoir pu finaliser leurs contrôles biométriques ou techniques.
Le Commissaire divisionnaire adjoint Kabeya Mike, commissaire provincial adjoint de la PNC, a souligné que cette mécanisation est le fruit de la volonté politique du Chef de l’État et de la hiérarchie policière, répondant ainsi à des doléances sociales persistantes au sein des forces de sécurité.
La formation, actuellement supervisée à Kananga, s’appuie sur un corps d’instructeurs hautement qualifiés. L’objectif est de transformer ces recrues en professionnels capables de répondre aux standards de la police moderne.
« Nous avons sélectionné les meilleurs officiers, tous diplômés et qualifiés, pour faire de ces jeunes de véritables policiers capables de relever les défis sécuritaires », a précisé le Général Kabeya Mike.
Lors d’une mission d’inspection, Ferdinand Muteba, conseiller au ministère de l’Intérieur, s’est dit « impressionné » par le savoir-faire de la police provinciale qui parvient à rendre ce projet opérationnel avec des moyens limités. Il a également annoncé la volonté de la Vice-ministre de l’Intérieur, Mme Tshela Kamba, de construire un grand centre de formation pérenne sur le site actuel.
Une fois formés, ces policiers seront déployés pour combler le déficit d’effectifs dans les cinq territoires du Kasaï-Central. Leurs missions seront spécifiques et adaptées aux réalités locales :
Conflits fonciers et coutumiers : Gestion des tensions liées aux forêts, aux terres et aux pouvoirs traditionnels. Sécurité rurale : Intervention sur les conflits champêtres. Criminalité transfrontalière : Renforcement de la surveillance le long de la frontière avec l’Angola. Restauration de l’autorité de l’État : Assurer une couverture territoriale efficace pour redonner espoir aux populations.
Cette montée en puissance des effectifs de la PNC est perçue comme un signal fort envoyé aux fauteurs de troubles et une garantie de stabilité pour le développement de la province.
Mike Tyson Mukendi/Congoprofond.net
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RDC : Le CRAC lance le débat citoyen sur l’avenir de la Constitution et appelle à la stabilité institutionnelle
Le débat autour de l’avenir constitutionnel de la République démocratique du Congo continue de prendre de l’ampleur. Ce lundi 18 mai 2026 à Kinshasa, le Cadre des Réflexions et d’Actions autour de la Constitution (CRAC-RDC) a officiellement lancé ses activités au cours d’une rencontre organisée à la salle polyvalente Roger Manoka.
À travers cette initiative, cette plateforme de la société civile congolaise entend ouvrir un espace de réflexion citoyenne sur les enjeux constitutionnels, institutionnels et démocratiques du pays. Selon les organisateurs, le CRAC regroupe près de 216 structures issues notamment des mouvements des jeunes, des femmes, des personnes vivant avec handicap ainsi que plusieurs groupes thématiques.
Placée sous le thème : « Avenir constitutionnel de la RDC : arbitrage citoyen, stabilité institutionnelle et prévention des conflits », cette activité marque le début d’une feuille de route présentée comme « citoyenne, scientifique et inclusive ».

« Nous ne défendons aucun camp politique »
Dans son allocution inaugurale, le faciliteur national du CRAC, Ir Don Okoma Onyumbe, a tenu à clarifier sa position face aux nombreuses spéculations entourant les débats constitutionnels en RDC.
« Nous ne défendons ni un camp politique, ni une ambition partisane », a insisté la plateforme, affirmant que son engagement repose avant tout sur « les valeurs normatives de la Constitution, l’État de droit, les principes républicains ainsi que la place du citoyen dans les réflexions sur l’avenir institutionnel du pays ».
Le CRAC affirme privilégier une approche scientifique dans ses analyses. Ses réflexions, expliquent ses animateurs, s’appuient sur des références académiques, juridiques, sociologiques et historiques afin d’encourager un débat « éclairé et responsable ».
Promouvoir un arbitrage citoyen responsable
Pour cette structure, le citoyen congolais ne doit pas rester simple spectateur des discussions liées à l’avenir du pays. Le CRAC estime au contraire que la population doit être suffisamment informée pour comprendre les enjeux constitutionnels et participer activement au débat public.
« Le citoyen doit développer un regard critique et participer avec discernement à la consolidation de la stabilité institutionnelle », ont souligné les intervenants.
Cette orientation intervient dans un contexte où les discussions autour d’éventuelles réformes constitutionnelles continuent d’alimenter les tensions politiques et les débats au sein de l’opinion publique congolaise.
Prévenir les crises et éviter les divisions
Le CRAC a également lancé un appel à la responsabilité collective afin d’éviter que les divergences d’opinion ne débouchent sur des fractures sociales ou politiques.
La plateforme estime qu’une société stable se construit grâce au dialogue, à l’écoute mutuelle et à la recherche permanente du consensus républicain.
« Nos différences d’opinion ne doivent jamais devenir des facteurs de division, mais plutôt des opportunités de construire un consensus durable », a déclaré un des responsables du cadre.
À travers cette démarche, le CRAC affirme vouloir contribuer à la prévention des conflits en privilégiant une approche pacifique et patriotique.
Un message fort adressé à la jeunesse congolaise
L’un des moments marquants de cette rencontre aura été l’appel lancé à la jeunesse congolaise. Le CRAC considère les jeunes comme une force démographique majeure capable d’influencer positivement l’avenir du pays.
Toutefois, la plateforme met en garde contre toute instrumentalisation politique, idéologique ou communautaire de cette jeunesse.
« Votre énergie ne doit jamais être exposée à la manipulation, à la violence ou à toute forme d’instrumentalisation », ont averti les organisateurs.
Le CRAC plaide ainsi pour une jeunesse « consciente, informée et engagée » au service de la paix, de la cohésion nationale et de la responsabilité citoyenne.
Une feuille de route axée sur la paix et la cohésion nationale
En clôturant cette cérémonie, les responsables du CRAC ont réaffirmé leur volonté de promouvoir une démarche patriotique fondée sur la responsabilité collective et le respect des principes républicains.
Cette nouvelle plateforme entend désormais multiplier des espaces de dialogue, de sensibilisation et de réflexion afin d’impliquer davantage les citoyens dans les grandes questions constitutionnelles qui concernent l’avenir de la RDC.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
