Connect with us

Education

Kasaï : Albert Bope Mingashanga, sous-proved de Mweka, suspendu pour détournement de plus de 3 300 dollars américains

Le sous-proved gestionnaire de la sous-division provinciale de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté (EDU-NC) de Mweka, dans la province éducationnelle du Kasaï 2, a été suspendu de ses fonctions.

Selon le directeur provincial Jean-Pierre Babisha Ntwaranyi, il est reproché à Albert Bope Mingashanga le détournement de plus de 3 300 dollars américains, fonds destinés à la séance de sensibilisation des chefs d’établissements secondaires de sa juridiction sur les violences basées sur le genre (VBG), les mécanismes de gestion des plaintes (MGP) et la signature du Code de bonne conduite du personnel enseignant (Code 22). Cette session était organisée par l’EDU-NC avec l’appui technique et financier du Projet d’apprentissage et d’autonomisation des filles (PAAF).

Le Provd affirme avoir pris cette décision suite à des informations recoupées et vérifiées, qualifiées de fiables.

Plusieurs préfets ont dénoncé des pratiques d’antivaleurs de votre part, notamment l’usage de manœuvres frauduleuses pour vous approprier des fonds destinés aux participants. À titre illustratif, vous avez fait signer aux participants non résidents des montants de 161 et 156 USD, mais leur avez versé forfaitairement 100 USD”, lit-on dans la décision officielle signée par Jean-Pierre Babisha.

Entendu dans un procès-verbal en date du 20 juin 2025, Albert Bope a reconnu les faits en déclarant :

« Je suis humain, les imperfections ne manquent pas. »

Au regard de l’ordonnance n°81-067 du 07 mai 1981, portant règlement d’administration relatif à la discipline (article 23), le directeur provincial a jugé nécessaire de le suspendre de ses fonctions et de lui transmettre le procès-verbal d’ouverture d’action disciplinaire.

Ce nouveau cas met en lumière les dérives récurrentes dans la gestion des fonds mis à la disposition de certains responsables de l’éducation dans la province. Les participants à des formations sont souvent contraints de se soumettre à des ordres illégaux, dont l’exigence de rétrocommissions, dans un climat d’impunité maintenu par une hiérarchie qui minimise ou ignore les dénonciations.

Faustin Nkumbi/CONGOPROFOND.NET