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Kasaï : 3 personnes tuées par un véhicule d’une société egyptienne roulant à tombeau ouvert près de Tshikapa
Trois (3) personnes ont trouvé la mort dans un accident de circulation survenu dans la soirée du jeudi 3 janvier2022, au village Kasala dans le groupement incorporé de Bena-Kasuba 2, distant à 7 km de la ville de Tshikapa, chef-lieu de la province du Kasaï.
D’après des témoins sur place contactés par CONGOPROFOND.NET, il s’agit d’un véhicule de la marque BEN qui roulait à vive vitesse et appartenant à une société égyptienne. Ce dernier quittait le village Kamuesha vers la ville de Tshikapa et a fini sa course sur un motocycliste transportant 2 dames, notamment sa femme et sa belle sœur en provence de sa belle-famille.
« Mukulu Richard a été tamponné par le véhicule marque BEN de la société Égyptienne vers 20 heures. Il transportait sur sa moto sa femme et sa belle-soeur en provenance de sa belle famille déjà arrivée chez-nous », a précisé un habitant de Kasala.
Réagissant à cet homicide, la population en colère a incendié le véhicule abandonné par son conducteur.
Quant aux corps des personnes décédées, ils ont été récupérés par la famille et inhumés ce vendredi 04 février dans le même village Kasala.
Clementus Lusamba/CONGOPROFOND.NET
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Kongo Central/Luozi : Le poste frontalier de Zulu Mbundu accueille 588 réfugiés venus de Brazzaville
Depuis quelques jours, le village de Zulu Mbundu, situé dans le secteur de Balari, territoire de Luozi, dans la province du Kongo Central, est devenu un centre d’accueil provisoire pour des familles fuyant les violences survenues à Mindouli, dans la région du Pool, en République du Congo (Brazzaville).

À l’origine de l’exode : des affrontements armés
Les affrontements, survenus le dimanche 11 janvier 2026, ont opposé les éléments de la Garde républicaine (DGSP) aux Ninjas, fidèles au pasteur Ntoumi. Ces violences ont provoqué d’importants mouvements de populations le long de la frontière entre la RDC et le Congo-Brazzaville, particulièrement dans le secteur frontalier de Balari.
Femmes, enfants et personnes âgées parmi les réfugiés
C’est au poste frontalier de Zulu Mbundu que plusieurs familles sinistrées, composées essentiellement de femmes, d’enfants et de personnes âgées, ont trouvé refuge. Ces ressortissants brazzavillois fuient les représailles, l’insécurité et les violences liées à ces conflits armés.
Une situation humanitaire préoccupante

Sans logements, sans nourriture suffisante ni médicaments, ces réfugiés vivent dans une extrême vulnérabilité. En attendant l’intervention du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), l’administrateur du territoire de Luozi ad intérim, Célestin Lusiama, a lancé un SOS humanitaire.
« La population sinistrée venue de la République sœur du Congo-Brazzaville a besoin d’un logement, de la nourriture et d’une protection pour vivre en paix, en attendant l’accalmie de la situation sécuritaire dans leurs villages », a-t-il déclaré.
Un appel à la solidarité locale
L’autorité territoriale a également appelé la population locale à faire preuve de solidarité : « En attendant l’intervention des autorités provinciales et nationales, nous, habitants de Luozi et du secteur de Balari, sommes appelés à la solidarité et à la protection de nos invités », a ajouté Célestin Lusiama.
588 réfugiés officiellement enregistrés
Au total, 588 réfugiés ont été enregistrés le mercredi 14 janvier 2026 par les services de la Direction générale de migration (DGM) au poste frontalier de Zulu Mbundu. L’ensemble des services de sécurité a été mobilisé afin d’identifier les déplacés et d’assurer leur encadrement.
Une inquiétude croissante dans la population
Pour Eugène Nkanza, président du Rassemblement des forces vives de Luozi, la situation devient préoccupante : « Nous observons un afflux continu de ressortissants brazzavillois traversant la frontière avec leurs familles. Cette situation est de plus en plus inquiétante », a-t-il souligné.
Les autorités provinciales à pied d’œuvre
Selon des sources concordantes, une délégation du gouvernement provincial du Kongo Central s’est rendue sur place afin d’évaluer la situation et de transmettre un rapport aux autorités compétentes.
Mfumu DIASILUA K./CONGOPROFOND.NET
