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Kasaï : 3 personnes tuées par un véhicule d’une société egyptienne roulant à tombeau ouvert près de Tshikapa
Trois (3) personnes ont trouvé la mort dans un accident de circulation survenu dans la soirée du jeudi 3 janvier2022, au village Kasala dans le groupement incorporé de Bena-Kasuba 2, distant à 7 km de la ville de Tshikapa, chef-lieu de la province du Kasaï.
D’après des témoins sur place contactés par CONGOPROFOND.NET, il s’agit d’un véhicule de la marque BEN qui roulait à vive vitesse et appartenant à une société égyptienne. Ce dernier quittait le village Kamuesha vers la ville de Tshikapa et a fini sa course sur un motocycliste transportant 2 dames, notamment sa femme et sa belle sœur en provence de sa belle-famille.
« Mukulu Richard a été tamponné par le véhicule marque BEN de la société Égyptienne vers 20 heures. Il transportait sur sa moto sa femme et sa belle-soeur en provenance de sa belle famille déjà arrivée chez-nous », a précisé un habitant de Kasala.
Réagissant à cet homicide, la population en colère a incendié le véhicule abandonné par son conducteur.
Quant aux corps des personnes décédées, ils ont été récupérés par la famille et inhumés ce vendredi 04 février dans le même village Kasala.
Clementus Lusamba/CONGOPROFOND.NET
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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !
Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.
Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.
De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.
Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?
Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
