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Karaté-do : le président-sélectionneur- directeur technique- enseignant, Flore Flungu, bloque Kinshasa
La ville de Kinshasa risque de ne pas participer au championnat national de Karaté-do que la Fédération congolaise organise dans la province du Haut-Katanga à partir de ce lundi 5 août. Et pour cause ! Kinshasa accuse le président de cette fédération, Flore Flungu Musendu, de ne pas respecter les règlements.
Cette annonce de la non-participation de la ville province de Kinshasa a été faite par le président de l’entente de Kilimali, Freddy Tshingej.
« Kilimali ne participera pas, Kinshasa non plus, parce que rien n’a été respecté en terme d’organisation et de communication. C’est-à-dire nous ne sommes pas saisi de l’organisation de ces championnats nationaux couplés de la Coupe du Congo », a dit à la presse, Freddy Tshingej.

Freddy Tshingej, président de l’entente de Kilimali
La Jurisprudence de la saison passée
« Même l’année passée, il n’y a pas eu de championnat. Il y a eu des combats amicaux entre les équipes provinciales qu’on a appelés championnat national. C’est une honte! », s’est-il exclamé.
Il plaide en faveur d’une organisation d’un championnat qui tienne compte des normes. Pour lui, s’engager dans une compétition comme celle-ci, ce serait cautionner une blague de mauvais goût.

Flungu Flore président de la FEKACO et Freddy Tshingej, président de l’entente Kilimali
Le « tout-puissant » président de la fédération a dit
Les ententes de Kinshasa reprochent au président de la fédération Flore Flungu d’être partout et de tout centraliser comme s’il n’avait pas des collaborateurs. Elles l’accusent de prendre unilatéralement les decisions qui doivent engager tout le monde.
« Nous reprochons l’incompétence à la fédération. On ne sait pas qui fait quoi ! Parfois, c’est le président lui-même qui est sélectionneur, directeur technique, enseignant, c’est ainsi que la machine a fini par bloquer », explique Freddy Tshingej.
Harcèlement contre la championne Nancy Tshiaba

Sensei Nancy Tshiaba
Depuis presque deux ans, un conflit oppose le président de la fédération et l’athlète internationale congolaise, Me Nancy Tshiaba. Cette dernière a raté, à deux reprises, de participer à la Coupe d’Afrique des Nations (Rwanda 2017 et Botswana 2019) alors qu’elle s’était déplacée pour y prendre part.
Le président de la fédération aurait donné des instructions aux entraîneurs d’écarter le nom de Nancy Tshiaba, une karateka dont les compétences ne sont plus à démontrer.
Freddy Tshingej, responsable de cette athlète, accuse le présidence de la fédération de harcèlement sur Nancy Tshiaba.

Freddy Tshingej et Nancy Tshiaba
« C’est un conflit de mon entente contre le président de la fédération et toute la fédération. Nancy est numéro 1 national et 87ème mondial; elle est une fierté », affirme Tshingej. « Alors si on peut marcher sur une athlète de ce niveau-là, nous, nous ne pouvons que défendre ce cas jusqu’au bout », a martelé Freddy Tshingej.

Le président de la FEKACO, Flore Flungu Musendu
Flungu s’est défendu
Contacté par CONGOPROFOND.NET, le président de la fédération a rejeté en bloc toutes ces accusations.
En somme, il a renvoyé son accusateur auprès du procureur général de la République afin de prouver ses allégations devant la justice.
« Je n’ai jamais exclu Nancy de l’équipe nationale… Les sélectionneurs de Karaté m’ont présenté la sélection sans les filles. S’ils ne retiennent pas une athlète, ce n’est pas le rôle du président de l’imposer. Nous sommes une discipline d’art de combats, d’art de tuer à main nue. Au dernier championnat d’Afrique à Gaborone, il y a une Sénégalaise qui en est sortie morte. Et moi, je ne peux pas aligner une athlète que les entraîneurs n’ont pas sélectionnée », s’est-il défendu.
Et de continuer : « Je n’ai pas un problème particulier avec elle. Si elle a un problème qu’elle aille chez le procureur… ».
Il convient de souligner que les conséquences néfastes de toute cette intrigue retombe sur l’athlète Nancy Tshiaba qui a, pourtant, fait ses preuves dans plusieurs compétitions tant nationales qu’internationales. Elle est en train de perdre sa 87 ème position mondiale. Elle risque, par ailleurs, de rater les jeux africains qui se pointent à l’horizon au mois d’août, mais aussi les Jeux olympiques Tokyo 2020.
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
