Connect with us

Sécurité

Kananga : un suspect interpellé, des porcs, panneaux et autres biens retrouvés après des cambriolages nocturnes à Kamayi

Published

on

Un présumé voleur a été interpellé par les services de sécurité après une série de cambriolages survenus dans la nuit du vendredi au samedi 7 mars 2026 au quartier Kamayi, dans la ville de Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï-Central. Plusieurs biens appartenant aux habitants ont été emportés par des individus qui opéraient tard dans la nuit.

Selon Jean-Paul Kasonga, chef du quartier Kamayi, l’alerte lui a été donnée vers 2 heures du matin lorsque plusieurs habitants sont venus le chercher à son domicile pour lui signaler la présence de voleurs dans le quartier.

« La population est venue me réveiller vers 2 heures du matin pour m’informer que plusieurs maisons étaient attaquées par des voleurs », a-t-il expliqué.

D’après les premières informations recueillies auprès des victimes, les malfaiteurs ont emporté plusieurs biens, notamment deux panneaux, quatre porcs, six chiots, quatre chaises en plastique ainsi que d’autres objets de valeur appartenant aux habitants.

Face à la situation, le chef de quartier dit avoir mobilisé la population afin de tenter d’identifier l’endroit où les biens pouvaient être cachés. C’est finalement dans la matinée de samedi, vers 8 heures, que des habitants ont signalé des cris provenant d’une porcherie dans une parcelle suspecte du quartier.

Alerté, le colonel Ville John Mbele a dépêché une délégation sur place. Après l’obtention d’un mandat de perquisition, les autorités se sont rendues dans la parcelle indiquée où plusieurs biens volés ont été retrouvés dans une maison occupée par un jeune homme et sa mère.

À l’arrivée des agents, le suspect aurait tenté de prendre la fuite avant d’être rattrapé du côté de la SNEL puis conduit au commissariat urbain de Kananga pour être entendu.

Lors de son audition préliminaire, le présumé voleur aurait indiqué que le groupe compterait plusieurs personnes et disposerait de deux armes. Il a également évoqué l’existence d’autres biens volés, dont deux chèvres et divers objets dérobés depuis jeudi.

Les enquêtes se poursuivent afin d’identifier et d’appréhender les autres membres présumés du groupe, tandis que les autorités locales appellent la population à renforcer la vigilance et à collaborer avec les services de sécurité.

Mike Tyson Mukendi

Sécurité

Parc de Virunga : les éco-gardes pris pour cible, l’ACEDH dénonce un massacre répété

Published

on

L’Alerte congolaise pour l’Environnement et les Droits de l’Homme (ACEDH) dit être profondément affectée par les récentes attaques armées visant les acteurs de la conservation dans l’est de la République démocratique du Congo.

Selon l’organisation, la dernière attaque s’est produite le 21 mai 2026 à Kamuhoro, sur la côte sud du lac Édouard, au cœur du Parc national des Virunga. Des hommes armés non identifiés ont tué deux éco-gardes, identifiés comme KASEREKA BARAKA VALIYA TIRE et MUNGU AKONKWA MIHIGO Jacques, tous engagés dans la protection de la biodiversité.

L’ACEDH indique que cette attaque intervient quelques jours après d’autres violences enregistrées depuis le 19 mai 2026 dans les zones de Kyavinyonge et autour du lac Édouard, où des biens de citoyens et de défenseurs de l’environnement auraient également été pris pour cible.

Face à cette situation, l’organisation condamne fermement ces actes et présente ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à la communauté des agents de conservation. Elle exprime également sa solidarité avec les personnes ayant subi des menaces et des destructions de biens.

L’ACEDH appelle à une mobilisation nationale et internationale pour renforcer la protection des acteurs de la conservation en RDC. Elle demande un meilleur accès à la sécurité et à la justice pour ces agents, estimant que les risques qu’ils encourent sont devenus très élevés.

L’organisation s’inquiète également de ce qu’elle qualifie d’instrumentalisation de la violence par certains acteurs politiques et sociaux, ce qui aggrave les tensions et met en danger les communautés locales. Elle rappelle que les éco-gardes proviennent souvent de ces mêmes communautés.

L’ACEDH affirme que depuis janvier 2026, neuf agents de conservation ont été tués en République démocratique du Congo dans l’exercice de leurs fonctions, dont sept dans le parc national de l’Upemba, sans que des enquêtes judiciaires aboutissent à des procès.

Elle appelle les autorités compétentes à ouvrir des enquêtes sérieuses afin d’identifier les auteurs de ces attaques et de renforcer la sécurité dans les aires protégées.

Enfin, l’ACEDH réaffirme son soutien aux efforts de protection du Parc national des Virunga et des autres zones protégées du pays, ainsi qu’à tous ceux qui œuvrent pour la défense de la biodiversité.

Désiré Rex Owamba

Continue Reading