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Kananga : Un journaliste incarcéré pour avoir relayé une accusation de viol visant un député
Zacharie Kanku Wa Buabua, journaliste et promoteur de la Radio du Peuple à Kananga, croupit depuis mercredi à la prison centrale de Kananga. Il a été arrêté à la suite d’une plainte déposée par le député provincial Joseph Nkashama Kayombo, après la diffusion sur ses ondes d’une information impliquant l’élu dans une affaire de viol sur mineure.
Pourtant, l’accusation relayée par le journaliste n’était pas nouvelle. Elle avait été rendue publique plusieurs jours auparavant par l’ONG Femme main dans la main pour le développement intégral (FMMDI), bien avant sa médiatisation par Radio du Peuple.
Cette arrestation provoque une vague d’indignation au sein de la société civile et parmi les organisations de défense de la liberté de la presse. Pour beaucoup, il s’agit d’un acte d’intimidation manifeste, destiné à faire taire une presse jugée trop audacieuse lorsqu’elle touche aux zones d’ombre du pouvoir local.
Au-delà du cas de Zacharie Kanku, cet épisode met en lumière les tensions récurrentes entre le droit fondamental à l’information et la volonté de certains responsables politiques de soustraire leur réputation au débat public. Dans une région marquée par des cas fréquents de violences sexuelles, notamment à l’encontre de mineures, la pression pour imposer le silence aux journalistes devient un signal inquiétant.
Félicien MK/CONGOPROFOND.NET
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Journée internationale des Mines antipersonnel : Christelle Vuanga appelle au renforcement des efforts de déminage et à la garantie de la sécurité des civils
À l’occasion de la Journée internationale de sensibilisation au problème des mines antipersonnel, la députée nationale Christelle Vuanga a appelé au renforcement urgent des opérations de déminage en République démocratique du Congo, tout en insistant sur la nécessité de garantir la sécurité des populations civiles exposées à ces engins explosifs.

Prenant part à une activité de sensibilisation, elle a alerté sur la persistance de cette menace dans plusieurs zones affectées par les conflits armés, où les mines continuent de faire des victimes et de freiner le développement des communautés locales.
Un impératif humanitaire et sécuritaire

Christelle Vuanga a souligné que la lutte contre les mines antipersonnel constitue une priorité à la fois humanitaire et sécuritaire, appelant à des actions coordonnées pour assainir les zones contaminées et protéger les populations vulnérables.
Elle a insisté sur la responsabilité collective d’agir avec détermination pour le désarmement des zones touchées, affirmant que cet engagement vise à préserver la vie humaine, la dignité des citoyens et l’avenir du pays.

Engagement pour l’égalité et la voix du Congo à l’international
Au-delà de cette problématique, la députée a réaffirmé son engagement en faveur de l’égalité des droits, notamment à travers la promotion de l’intégration des femmes dans les instances de prise de décision.

Dans cette même analogie, l’élue de Kinshasa porte également la voix du peuple congolais sur la scène internationale, plaidant pour une mobilisation accrue en faveur d’un Congo débarrassé des mines antipersonnel et résolument tourné vers un avenir plus sûr et inclusif.
Exaucé Kaya
