Infrastructures
Kananga renoue avec le bitume : le projet Tshilejelu relancé pour transformer 35,6 km de voirie urbaine
Après près de trois années de suspension, le projet Tshilejelu reprend vie à Kananga. Ce mercredi 4 février 2026, les travaux d’asphaltage des avenues retenues ont officiellement redémarré, marquant un tournant décisif pour la modernisation de la voirie urbaine de la capitale provinciale du Kasaï-Central.
Exécutés par l’entreprise Arab Contractor, ces travaux portent sur un linéaire total de 35,6 kilomètres d’axes stratégiques. L’objectif est clair : améliorer durablement la mobilité urbaine, renforcer la sécurité routière et donner un nouveau visage à la ville.
Le gouverneur de province, Joseph-Moïse Kambulu Nkonko, s’est personnellement rendu sur plusieurs tronçons concernés pour constater le lancement effectif du chantier. Cette descente sur le terrain visait à s’assurer non seulement du démarrage réel des travaux, mais aussi du respect des engagements pris par l’entreprise exécutante.
Sur place, les engins lourds et les équipes techniques d’Arab Contractor sont déjà à l’œuvre. Les premières opérations consistent en la préparation de la chaussée, le nivellement et la pose progressive de la couche d’asphalte, conformément aux normes techniques en vigueur.
Pour l’autorité provinciale, la relance du projet Tshilejelu constitue une étape majeure dans le processus de développement du Kasaï-Central. Le gouverneur a réaffirmé la volonté du gouvernement provincial d’exercer un suivi rigoureux du chantier afin de garantir la qualité des ouvrages et le respect des délais.
Longtemps éprouvée par l’état de délabrement avancé des routes urbaines, la population de Kananga accueille cette reprise avec soulagement et espoir. La modernisation annoncée de la voirie est perçue comme un véritable levier pour la fluidité de la circulation, la dynamisation des activités économiques et l’amélioration du cadre de vie dans la ville.
Mike Tyson Mukendi
Infrastructures
Délabrement de la RN5 entre Lubumbashi et Kasomeno : des retombées économiques redoutées
La route nationale n°5, sur son tronçon reliant la ville de Lubumbashi au village de Kasomeno, dans le territoire de Kasenga (Haut-Katanga), se trouve dans un état de délabrement très avancé. La situation s’est davantage aggravée ces derniers jours sous l’effet des pluies diluviennes.
Sur cet axe routier, les nids-de-poule et les affaissements de la chaussée entravent fortement la circulation. Des véhicules et camionnettes transportant des marchandises, notamment des produits vivriers, se retrouvent régulièrement immobilisés, perturbant considérablement le trafic.
« Cette route qui mène vers Kasenga est totalement délabrée, surtout sur ce tronçon. Nous souffrons beaucoup. Nous demandons sa réhabilitation », témoigne le conducteur d’un camion.
Ce tronçon stratégique joue pourtant un rôle clé dans les échanges commerciaux entre le territoire de Kasenga et la ville de Lubumbashi, notamment pour l’approvisionnement des marchés lushois en denrées alimentaires. Malgré cette importance, aucune initiative concrète de réhabilitation n’a été annoncée, en dépit du paiement régulier des taxes par les usagers.
« Nous payons des taxes au poste de péage installé sur cette route, mais son état ne change pas. Cet argent pourrait au moins servir à réhabiliter cet axe », déplore un usager. Un autre renchérit : « Cela fait quatre jours que nous sommes bloqués. Nous ne savons pas comment rejoindre Lubumbashi ou Kasenga. Nous manquons même de nourriture. »
Selon un habitant interrogé, la dernière modernisation de cette route remonte à 2014. Depuis, aucun entretien significatif n’aurait été réalisé, alors que les usagers déboursent en moyenne 100 dollars au péage à chaque passage, une situation jugée incompréhensible par plusieurs riverains.
La paralysie du trafic sur cet axe compromet l’acheminement des produits agricoles vers les centres urbains. Elle pourrait également entraîner une hausse des prix des denrées de première nécessité. Déjà, le prix d’un sac de farine est passé de 30 000 à 42 000 francs congolais ces derniers jours.
Patient M. MBY / Congo Profond.net
