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Provinces

Kananga: Noël 2025 célébré dans la discrétion, entre crise financière et désintérêt populaire

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Contrairement aux années précédentes, la célébration de la fête de Noël dans la ville de Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï Central, s’est déroulée dans une ambiance timide, marquée par une faible mobilisation populaire, une morosité ambiante et des plaintes généralisées liées à la conjoncture économique.

Hier jeudi 25 décembre, nous avons effectué une ronde dans les coins stratégiques de la ville. Premier arrêt : le rond-point Immokasaï, connu comme site traditionnel de prise d’images en période de fêtes. Sur place, des photographes professionnels étaient bien installés, le décor soigné avec des fleurs artificielles, des mannequins du Père Noël et autres symboles habituels de Noël. Cependant, le constat est amer : les clients se sont fait rares tout au long de la journée. « Depuis le matin, nous n’avons pas vu d’enfants ni de familles venir prendre des photos comme les autres années », confie un photographe visiblement déçu.

Des églises presque vides

Traditionnellement marquée par des veillées de prière, la nuit du 24 au 25 décembre a également connu une affluence inhabituellement faible. Peu d’églises ont organisé des cultes de Noël, et celles qui l’ont fait n’ont pas affiché complet. Une situation que certains fidèles expliquent par le désintérêt croissant pour les célébrations de Noël qu’ils jugent « devenues symboliques, sans impact réel sur la vie quotidienne ».

Dans plusieurs ménages visités, le discours est unanime : la fête de Noël n’a pas été célébrée. Plusieurs familles interrogées ont déclaré que le 25 décembre est désormais perçu comme un jour ordinaire. « Noël, c’est comme un lundi ou un jeudi. Rien de spécial. Nous ne fêtons pas cette année, et on ne fêtera pas non plus la Saint-Sylvestre. Ça n’apporte rien de concret », témoigne une mère de famille.

Dans les marchés locaux, la situation est tout aussi préoccupante. Les vendeurs d’habits, de chaussures et d’articles festifs dénoncent la mévente persistante. « Cette année, c’est la pire des fêtes. Aucun client, même aujourd’hui, jour de Noël. On reste assis toute la journée sans rien vendre », déplore un commerçant au marché central.

Les grandes surfaces et supermarchés spécialisés dans la vente de produits alimentaires et de boissons n’ont pas été épargnés par la morosité ambiante. Aucun afflux de clients n’a été enregistré, signe d’un désintérêt général pour les festivités.

Une crise économique en toile de fond

Les raisons de cette timidité sont multiples, mais la plus évoquée reste la crise économique persistante. La chute du taux de change du dollar américain, qui est passé de 2 850 à environ 2 250 FC, a considérablement affecté le pouvoir d’achat des ménages. « Avec la baisse du dollar, les prix ne baissent pas pour autant. Mais ceux qui sont payés en francs congolais souffrent encore plus. On ne peut plus rien acheter », dénonce un fonctionnaire.

De nombreuses familles qui comptaient sur le paiement de l’État ou sur des contrats n’ont pas reçu de rémunérations suffisantes pour faire face aux dépenses liées à la fête.

Félicien MK | CONGOPROFOND.NET

Actualité

Kayna en alerte : Une mystérieuse épidémie décime chèvres, volailles et espoirs des éleveurs

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La zone de santé de Kayna fait face à une épidémie préoccupante qui touche les petits bétails, notamment les chèvres et les poules, ainsi que quelques vaches. Selon les éleveurs locaux, les premiers cas ont été signalés dès le mois de janvier 2026, avant de se propager rapidement dans plusieurs communes et villages de la région.

Des symptômes alarmants et une issue fatale

La maladie se manifeste généralement par des symptômes tels que le rhume, la diarrhée et une faiblesse généralisée des animaux. Après environ une semaine d’observation, la plupart des bêtes succombent malgré les tentatives de prise en charge. Cette évolution rapide inquiète fortement les éleveurs, démunis face à l’ampleur du phénomène.

Des tentatives de traitement sans succès

Malgré les efforts des éleveurs pour administrer des traitements, les résultats restent sans effet. Même les interventions vétérinaires, notamment les campagnes de vaccination, n’ont pas permis d’enrayer la mortalité des animaux, laissant planer le doute sur la nature exacte de cette maladie.

Un coup dur pour les ménages ruraux

Pour de nombreuses familles, l’élevage constitue une source essentielle de revenus et un pilier des projets de vie. Aujourd’hui, cette épidémie met en péril leur stabilité économique. Certains éleveurs, qui comptaient sur leurs bêtes pour financer des événements importants comme les dots ou les cérémonies familiales, se retrouvent dans l’incapacité de concrétiser leurs projets.

Un appel à une intervention urgente

Face à cette situation dramatique, les éleveurs de Kayna lancent un appel pressant aux autorités compétentes et aux services vétérinaires pour une intervention rapide et efficace. Ils espèrent des analyses approfondies et des solutions adaptées afin de stopper cette hécatombe et préserver leurs moyens de subsistance.

Sadrack Bihamba/CONGOPROFOND.NET 

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