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Kananga : l’UKA appelle à l’entrepreneuriat au cœur du développement du Kasaï-Central

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Le forum des étudiants entrepreneurs de l’Université notre Dame du Kasayi (UKA) a organisé, le vendredi 29 novembre dernier, une conférence enrichissante autour du thème « Devenir étudiant entrepreneur, une opportunité à profiter ». Cet événement s’inscrit dans une initiative visant à promouvoir l’entrepreneuriat parmi les jeunes et à stimuler le développement économique de la province du Kasaï-Central, une région riche en potentiel mais souvent sous-exploitée.

La conférence a rassemblé un public enthousiaste composé d’étudiants, de professeurs, ainsi que d’entrepreneurs et de professionnels du secteur. Les conférenciers, ayant eux-mêmes fait leurs preuves dans le monde des affaires, ont partagé leurs expériences, défis et succès dans le but d’éveiller les esprits jeunes à l’importance de l’entrepreneuriat pour la construction d’un avenir meilleur pour la province.

Martin Manshimba, coordinateur du forum, a ouvert la session en soulignant l’urgence et l’importance de l’implication des étudiants dans le domaine entrepreneurial. Il a insisté sur le fait qu’aujourd’hui, l’entrepreneuriat représente plus qu’une simple voie professionnelle ; il est devenu un véritable levier de développement économique.

« Il n’existe au monde aucun fonctionnaire millionnaire, quelle que soit la nature de son emploi », a-t-il déclaré, invitant les étudiants à considérer l’entrepreneuriat non seulement comme une opportunité, mais comme un impératif face à des défis économiques croissants.

Le Professeur Banyingele, chargé des conférences à l’université et représentant des autorités académiques, a également pris la parole pour saluer les efforts des étudiants et les encourager à continuer à déployer leurs talents pour contribuer au bien-être de leur province.

« L’esprit d’entreprise est un moteur indispensable dans notre quête de développement. Vous avez l’opportunité de transformer des idées en actions concrètes », a-t-il déclaré, en mettant en avant le rôle essentiel que joue chaque étudiant entrepreneur dans la dynamique du développement local.

Au fil des interventions, plusieurs thématiques clés ont été abordées, notamment : la création de valeur ajoutée, l’innovation, la résolution de problèmes sociétaux par le biais de solutions entrepreneuriales, et l’importance du travail en réseau.

Les conférenciers ont également partagé des exemples inspirants de réussites entrepreneuriales, tant au niveau local qu’international, en montrant comment l’entrepreneuriat peut transformer des vies individuelles et des communautés entières.

Mike Tyson Mukendi/CongoProfond.net

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ARSP : Ted Beleshayi prend les commandes, l’heure du renouveau et des réformes ambitieuses a sonné

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Le vent du renouveau souffle sur l’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le Secteur Privé (ARSP). Par une série d’ordonnances présidentielles lues ce jeudi à la télévision nationale, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a procédé à un important réajustement stratégique en confiant la direction générale de cette institution clé à Ted Beleshayi. Il sera épaulé par Felly Samuna, nommé Directeur général adjoint.

Cette décision met fin au mandat de Miguel Kashal Katemb et ouvre un nouveau chapitre pour une institution appelée à jouer un rôle déterminant dans la promotion de l’entrepreneuriat national et l’émergence d’une véritable classe moyenne congolaise.

Le couronnement d’un parcours d’excellence

La nomination de Ted Beleshayi est largement perçue comme l’aboutissement d’un parcours marqué par la compétence, la discipline et la fidélité aux idéaux de son engagement politique.

Jeune cadre de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) et figure influente de la jeunesse du parti, le nouveau Directeur général incarne cette génération de dirigeants sur laquelle le Chef de l’État mise pour concrétiser sa vision de développement de la République démocratique du Congo.

Homme de terrain et de conviction, il s’est illustré par son attachement aux valeurs républicaines, à la justice sociale et à la bonne gouvernance. Son accession à la tête de l’ARSP apparaît comme un signal fort en faveur du renouvellement des élites et de la promotion des compétences nationales.

Un expert de la gouvernance financière à la tête de l’ARSP

Expert-comptable et auditeur chevronné, Ted Beleshayi présente un profil alliant expérience du secteur privé et maîtrise des rouages de l’administration publique.

Ancien cadre du cabinet KPMG entre 2011 et 2020, il a supervisé la certification des comptes de multinationales actives dans les secteurs minier, énergétique et des télécommunications. Il a également travaillé avec d’importants bailleurs internationaux, notamment la Banque mondiale et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), tout en participant à plusieurs missions d’audit stratégique pour l’État congolais.

Fondateur de BelkasGroup SAS et parfaitement anglophone, il s’est spécialisé dans la gouvernance financière, l’audit et la gestion des risques avant d’exercer comme haut fonctionnaire au sein d’un organe supérieur de contrôle rattaché à la Présidence de la République.

Le choix d’un technicien face aux défis de la régulation

Dans un contexte où la régulation économique exige davantage de rigueur et de transparence, le choix du Chef de l’État s’est porté sur un profil résolument technique.

Inspecteur des finances de formation, Ted Beleshayi apporte à l’ARSP une expertise forgée au sein des institutions de contrôle les plus exigeantes du pays. Sa maîtrise des mécanismes d’audit et de gestion des risques constitue un atout majeur pour renforcer la crédibilité de l’institution.

L’opinion publique attend désormais une gouvernance davantage orientée vers les résultats, la transparence et l’orthodoxie financière. L’ARSP dispose ainsi d’un dirigeant capable de rassurer les investisseurs tout en veillant à la protection des intérêts des entreprises congolaises.

Les grands chantiers de la nouvelle équipe

Si l’administration précédente a contribué à populariser la loi sur la sous-traitance, sa mise en œuvre a parfois été critiquée pour certaines lourdeurs administratives, un déficit de lisibilité et des tensions récurrentes avec les opérateurs économiques.

Pour réussir son mandat, la nouvelle équipe dirigeante devra relever plusieurs défis majeurs.

Le premier consistera à rationaliser les mécanismes de contrôle en privilégiant une approche fondée sur des audits systématiques, transparents et impartiaux.

La poursuite de la digitalisation des procédures devra également permettre de simplifier l’obtention des attestations d’enregistrement et de réduire les contraintes administratives qui pèsent sur les PME.

Réconcilier l’ARSP avec le secteur privé

L’une des priorités du nouveau management sera également de restaurer un dialogue constructif avec les acteurs économiques.

Dans cette perspective, un rapprochement avec la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) pourrait favoriser une application plus harmonieuse du cadre réglementaire de la sous-traitance.

L’objectif sera de privilégier la concertation et la confiance plutôt que les rapports de confrontation.

Par ailleurs, la réussite de la politique de sous-traitance ne devrait plus être mesurée uniquement à travers le volume financier des contrats attribués aux entreprises locales, mais également par le nombre d’emplois créés, la qualité de ces emplois et l’efficacité du transfert des compétences au profit des Congolais.

Enfin, l’opérationnalisation des mécanismes de financement entre les PME, les banques et le Fonds de Garantie de l’Entrepreneuriat au Congo (FOGEC) demeure un enjeu essentiel pour permettre aux entreprises nationales d’exécuter efficacement les marchés qui leur sont confiés.

Une nouvelle ère pour la sous-traitance en RDC

L’ARSP entre aujourd’hui dans une nouvelle phase de son histoire. Porté par la dynamique de la jeunesse, fort de son expérience en audit et en gouvernance financière, Ted Beleshayi dispose des atouts nécessaires pour impulser une nouvelle vision de la régulation de la sous-traitance.

Son mandat sera jugé à l’aune de sa capacité à transformer cette institution en un véritable levier de création de richesses, d’emplois et d’opportunités pour les entrepreneurs congolais, faisant ainsi de la sous-traitance un moteur durable de l’émergence économique de la République démocratique du Congo.

A.B.

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