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Kananga : Les marchés débordent de produits frais, une bouffée d’oxygène pour les ménages

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À Kananga, l’effervescence est palpable dans les marchés Central, Ofida, Tshisekedi et plusieurs autres centres commerciaux de la ville. Ces espaces fourmillent actuellement d’une quantité impressionnante de produits frais et biologiques, une situation qui apporte un véritable soulagement aux ménages frappés par la vie chère, comme a pu le constater Congoprofond.net lors d’une ronde effectuée ce vendredi 3 avril.

Cette dynamique positive s’inscrit dans la vision du Chef de l’État, Félix Tshisekedi, qui encourage la disponibilité et l’accessibilité des denrées alimentaires. Les administrateurs des marchés veillent à maintenir un panier de la ménagère abordable, tout en améliorant les conditions d’approvisionnement.

Une abondance de protéines locales

Dès l’entrée des marchés, les visiteurs sont accueillis par une profusion de viandes et de poissons proposés à des prix particulièrement compétitifs.
Le porc et la chèvre, découpés sur place, affichent une fraîcheur remarquable, tandis que le bœuf issu des élevages locaux occupe une place de choix sur les étals.
Les produits halieutiques ne sont pas en reste : poissons frais, salés ou séchés s’alignent en quantités importantes, répondant aux habitudes alimentaires des familles kanangaises.
Les volailles, notamment les poules de chair et les poules locales (ndeko), se vendent également à des tarifs revus à la baisse, renforçant l’accès aux protéines animales.

Un grenier bio bien fourni

Les marchés de Kananga se démarquent par l’abondance des produits agricoles locaux, reflet d’une autosuffisance en pleine consolidation.
Le maïs demeure omniprésent, ce qui stabilise le prix de la mesurette (meka) entre 1 800 et 2 000 FC. La farine de manioc de bonne qualité, disponible en grande quantité, alimente en continu les dépôts.
Les étals débordent aussi de haricots de toutes variétés (jaunes, rouges, blancs), de riz local parfumé, de soja, d’amarantes (bitekuteku), de feuilles de manioc (pondu), de patates douces et d’ignames.
Selon les saisons, les champignons sauvages (bowa), les chenilles, criquets et autres insectes comestibles enrichissent l’offre bio très prisée des consommateurs.

Le pari du “Juste Prix”

Les administrateurs des marchés jouent un rôle déterminant dans la régulation des prix et l’organisation des espaces de vente. En insistant sur la propreté des étalages, l’ordre, et la mise en relation directe des producteurs avec les consommateurs, ils permettent de réduire les intermédiaires et, par conséquent, de maintenir des prix abordables.
Cette démarche transforme progressivement les marchés locaux en poumons économiques de la ville.

En valorisant le “consommons congolais” et en mettant l’accent sur les produits bio issus du terroir, Kananga affirme sa résilience et sa capacité à nourrir sa population avec dignité. La sécurité alimentaire y devient une réalité concrète, renforçant l’autonomie alimentaire de la ville du Chef de l’État.

Mike Tyson Mukendi/Congoprofond.net

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Lutte contre le blanchiment d’argent : La RDC mise sur la régulation des jeux pour sortir de la liste grise du GAFI

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Face aux défis liés au blanchiment d’argent et au financement du terrorisme, le gouvernement congolais accélère la réforme du secteur des jeux d’argent. Lors d’une réunion tenue au Centre financier de Kinshasa, la Cellule de surveillance des jeux d’argent a présenté aux opérateurs les nouvelles orientations destinées à renforcer la transparence financière et la crédibilité internationale de la RD Congo.

Un enjeu stratégique pour l’image du pays

La RDC figure actuellement sur la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI), une situation qui constitue un frein à l’attractivité des investissements étrangers et complique les relations avec certaines institutions financières internationales.

Pour le coordonnateur de la Cellule de surveillance des jeux d’argent, Dieudonné Ntumba, la réforme du secteur constitue une priorité nationale.

Selon lui, une meilleure régulation des activités de jeux permettra de renforcer le contrôle des flux financiers, de prévenir les circuits illégaux et d’améliorer l’image du pays auprès des partenaires internationaux.

Le ministère des Finances en première ligne

Cette réforme est portée par le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, qui multiplie les initiatives visant à renforcer les mécanismes de conformité financière et à rapprocher la RDC des standards internationaux de gouvernance.

Au cours de la rencontre, Didier Bobwa Wese, chargé du système d’information et du monitoring des opérations des jeux au ministère des Finances, a souligné que l’absence d’un encadrement rigoureux expose le pays à d’importants risques sociaux et économiques.

Il a appelé les opérateurs à accompagner activement la transformation du secteur afin de construire un environnement plus transparent, plus compétitif et mieux sécurisé.

Une surveillance numérique renforcée

Au cœur de la réforme figure la création d’une plateforme de régulation centralisée permettant aux autorités de suivre les opérations financières des opérateurs en temps réel.

Cette innovation vise à détecter plus efficacement les anomalies, renforcer les mécanismes de contrôle et garantir une meilleure traçabilité des transactions.

Les opérateurs ont exprimé leur adhésion aux objectifs poursuivis par les autorités.

Les prochaines étapes porteront notamment sur des sessions techniques destinées à finaliser leur intégration au nouveau système de régulation.

Pour les autorités congolaises, cette collaboration est indispensable afin de bâtir un secteur des jeux d’argent conforme aux exigences internationales, capable de protéger les joueurs, de sécuriser les recettes publiques et de contribuer à l’amélioration de la réputation financière de la RDC sur la scène mondiale.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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