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Kananga : le projet Tshilejelu lancé, 35 Km de voirie urbaine à réhabiliter
Le vice premier ministre et ministre des Infrastructures et travaux publics a lancé ce lundi 29 mars, le projet « Tshilejelu » à Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï Central. A l’étape de Kananga, ce projet consiste en la modernisation et réhabilitation de 35 km de la voirie urbaine.
Au cours de la cérémonie y relative sur l’avenue de la Révolution reliant 3 communes, à savoir Lukonga, Ndesha et Katoka.



Le Directeur général de l’Office des voiries et drainage a rassuré la population de l’exécution sans arrêt de ces travaux.
« Ce projet s’exécutent sur base du financement partenariat public/privé. ça veut dire une entreprise est allée chercher sa ligne de crédit. C’est CREC7. Et le gouvernement a garanti le financement à travers le FONER », explique Victor TUMBA TSHIKELA.
Et d’ajouter: » ce projet va booster la modernisation et la réhabilitation de la voirie dans la ville de Kananga. Nous avons la garantie de financement. Je voudrai ici vous rassurer qu’il n’y aura pas d’arrêt », conclu le DG de l’OVD.

Pour sa part, le VPM en charge des ITPR salue la matérialisation du projet Tshilejelu dans l’espace grand Kasaï.
» Après l’étape de Mbuji mayi, me voici à Kananga pour lancer les travaux. J’ai une joie immense de voir cette ville bénéficier de ce Projet. Tout est pris en charge pour que les travaux se déroulent très bien. Pour le Kasaï Central, les travaux prendront 9 à 10 mois », a martelé Willy Ngokos.

Le projet Tshilejelu est un projet pilote initié par le chef de l’Etat. Les premières zones concernées sont la ville de Kinshasa et l’espace du grand Kasaï. Le ministère des ITPR est le maître d’ouvrage, alors que l’OVD joue le rôle du maître d’ouvrage délégué. L’entreprise Crec7 est celle qui va exécuter ces travaux.
Jeff MBUYI/CONGOPROGOND.NET
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Nord-Kivu : à la veille de la visite ministérielle, Clovis Mutsuva appelle les chefs coutumiers à « dire la vérité » face à l’insécurité
L’arrivée annoncée du ministre des Affaires coutumières, prévue ce vendredi 17 avril 2026 dans les villes de Beni et Butembo, continue de susciter de vives réactions au sein de la communauté locale. Dans un contexte marqué par une insécurité persistante dans le Grand Nord du Nord-Kivu, plusieurs voix s’élèvent pour interpeller les autorités coutumières appelées à rencontrer le membre du gouvernement.
Parmi elles, celle de Clovis Mutsuva, leader d’opinion dans la région, se distingue par la fermeté de son ton. À la veille de cette visite officielle, il adresse un message direct aux chefs coutumiers, communément appelés Mwami, les exhortant à assumer pleinement leur rôle face aux violences qui frappent la région depuis plus d’une décennie.
Dans une déclaration empreinte d’émotion et d’indignation, il rappelle l’ampleur des souffrances endurées par la population : « Je m’adresse à nos chefs coutumiers, nos Mwami. Voici plus de dix ans que nous mourons par décapitation. Ailleurs, les coutumiers mettent fin à la guerre dans ce pays. […] Mais ici chez nous, je ne veux pas revenir sur les petits conflits qui vous occupent souvent, comme la cession des terres… »
Au-delà du constat, Clovis Mutsuva dénonce les divisions internes et les luttes de pouvoir qui, selon lui, fragilisent l’autorité coutumière et détournent l’attention des véritables enjeux sécuritaires. Il pointe également la prolifération de faux chefs coutumiers :
« Il est vrai qu’il existe des vrais coutumiers, mais les faux existent aussi, et ils sont les plus nombreux. […] C’est une occasion importante qui ne doit pas servir à exposer encore vos querelles. »
Pour ce leader d’opinion, la visite du ministre représente une opportunité cruciale à ne pas gaspiller. Il appelle les autorités traditionnelles à privilégier l’intérêt général et à proposer des solutions concrètes pour mettre fin à l’insécurité, notamment face aux exactions attribuées aux ADF.
Il insiste sur le fait que les conflits entre chefs coutumiers n’ont jamais profité à la population : « Nous, la population, n’avons jamais vu le bénéfice de tout cela. […] Allez lui dire la vérité. Réfléchissez ensemble à comment mettre fin au phénomène ADF, comment utiliser votre pouvoir pour arrêter les massacres et récupérer nos territoires. »
Son message s’étend également à la société civile et à la jeunesse, qu’il invite à éviter tout opportunisme lors de cette visite et à privilégier la responsabilité collective.
Cette prise de parole traduit un ras-le-bol croissant au sein de la population du Grand Nord, qui attend des actions concrètes de la part des autorités, tant coutumières que politiques, pour mettre un terme à une crise sécuritaire qui perdure depuis trop longtemps.
Franck Kaky / CONGOPROFOND.NET
