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Kananga : la Regideso annonce la construction d’une nouvelle usine d’ici 2023
Le Directeur général de la Régie de distribution des eaux( REGIDESO), Clement Mubiayi, a fait cette annonce jeudi 07 janvier à Kananga au terme d’une visite guidée de la première usine construite il y a plus de 60 ans. Pour le DG de la Regideso, un projet est déjà conclu avec la Banque Mondiale pour réhabiliter les deux usines anciennes de Kananga, à savoir celle de captage et de traitement d’eau.
« Nous avons des partenaires techniques et financiers qui peuvent nous aider pour résoudre la situation de pénurie d’eau de Kananga. Nous avons déjà soumis un projet dans ce sens à la Banque Mondiale. Des études de faisabilité commencent bientôt. D’ici 2023, nous aurons une nouvelle usine qui sera construite à la rivière Lulua, mais nous allons également réhabiliter l’ancienne usine. Nous connaissons les deux grandes difficultés liées à son fonctionnement. C’est notamment le vétusté des matériels mais aussi de la tuyauterie… », a-t-il expliqué.
Soucieux de desservir la population en eau potable, Clément Mubiayi promet un deuxième camion citerne dans quelques jours pour pallier à cette difficulté.
« Il n’y aura plus de pénurie en dehors des difficultés de carburant pour faire fonctionner nos machines. Je veux envoyer un autre camion citerne pour desservir la population des coins reculés de la ville en eau potable. », a-t-il conclu.
Jeff MBUYI/CONGOPROFOND.NET
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Vidéo de violences à Kinshasa : une affaire liée à la chanteuse Rebo Tchulo pousse la Justice à ouvrir une enquête
Une enquête judiciaire a été ouverte en République démocratique du Congo après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant des actes présumés de violences perpétrés par des individus, dont certains en uniforme, dans la commune de Ngaliema, à Kinshasa, selon un communiqué du ministère de la Justice consulté lundi.
D’après ce document, le Ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, a été saisi le 19 avril par un lanceur d’alerte ayant transmis une vidéo des faits. Ces violences se seraient produites dans la nuit du 18 au 19 avril, aux environs de 4 heures du matin, au quartier Pigeon.
Cette séquence, largement relayée en ligne, est au cœur d’une controverse impliquant la chanteuse congolaise Rebo Tchulo, bien qu’aucune implication officielle n’ait été confirmée à ce stade. Plusieurs versions circulent quant aux circonstances de l’incident. Certaines sources évoquent un présumé vol d’argent, tandis que d’autres parlent d’un différend lié à des biens de valeur. Ces allégations restent, pour l’heure, non vérifiées.

Sans préjuger des responsabilités, le communiqué souligne que, si les faits sont établis, ils pourraient constituer des infractions d’une particulière gravité, notamment des actes de torture, des coups et blessures volontaires, ainsi que des incitations de militaires à commettre des actes contraires à la loi.
Le ministère rappelle également que de tels agissements constitueraient une violation des principes consacrés par la Constitution de la République démocratique du Congo, en particulier ceux relatifs au respect de la dignité humaine, à l’intégrité physique et à l’interdiction absolue de la torture, ainsi que des engagements internationaux du pays, notamment la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
En conséquence, le Ministre d’État a donné injonction à l’Auditeur général des Forces armées de la RDC (FARDC) d’ouvrir une enquête en vue d’établir les faits, d’identifier les auteurs et de les traduire devant les juridictions compétentes.
Dorcas Ntumba
