Connect with us

Femme

Kananga : IFES continue de former les jeunes femmes à travers« IFES Leadership Club »

Published

on

La Fondation Internationale pour les Systèmes Électoraux (IFES), avec l’appui financier du Bureau des Affaires étrangères, du Commonwealth et du Développement du Royaume-Uni (FCDO), poursuit en République démocratique du Congo la mise en œuvre d’un programme ambitieux d’encadrement et de renforcement des capacités des jeunes femmes leaders, dénommé « IFES Leadership Club ».

Ce cercle de discussion et de réflexion, spécifiquement destiné aux jeunes femmes étudiantes engagées dans la vie universitaire et communautaire, vise à préparer une nouvelle génération de leaders féminins capables de s’impliquer dans les processus de gouvernance, de prise de décision et de participation politique, dans un pays où la représentativité des femmes demeure encore faible malgré leur poids démographique.

Les travaux se sont poursuivis ce mardi 10 février 2026 à Kananga, chef-lieu du Kasaï Central, avec notamment les interventions de Madame Rose Kamueka, ministre provinciale de la Santé, Hygiène et Prévoyance sociale, ainsi que de Madame Élisée Kunaya, conseillère au cabinet du gouvernement provincial chargée notamment de l’éducation, du genre et des affaires sociales.

IFES : préparer la relève politique féminine dès l’université

Dans une interview accordée à la presse, Monsieur Honoré Kembe, coordonnateur des points focaux IFES, a expliqué la vision globale de cette initiative, soulignant qu’IFES, en tant qu’organisation engagée dans la promotion d’une démocratie participative et inclusive, a jugé indispensable d’intégrer les jeunes dans la préparation de l’élite politique de demain.

« IFES, étant une organisation qui milite pour la démocratie participative et inclusive, a voulu intégrer la donne jeune dans la préparation de l’élite politique de demain », a-t-il déclaré.

Selon lui, IFES Leadership Club est conçu comme un programme de formation pratique et stratégique, destiné à outiller les jeunes femmes sur plusieurs dimensions essentielles, allant du développement personnel à l’acquisition de compétences techniques et professionnelles. « Nous avons pensé à faire une formation qui va renforcer en capacité les femmes sur la dimension développement personnel, et même en compétences techniques, professionnelles, pour qu’elles soient aguerries pour participer à la gestion du pays », a précisé M. Kembe.

Il a insisté sur la nécessité de préparer les femmes dès l’université afin de relever le défi de leur faible participation politique, malgré leur majorité numérique. « Il y a plus de 52% de femmes. Mais leur représentativité est toujours moindre. Alors dès l’université, ces filles leaders doivent apprendre à maîtriser ce que c’est que le leadership », a-t-il ajouté.

Des modules centrés sur la confiance en soi et la communication politique

Honoré Kembe a également indiqué que le programme s’appuie sur des modules jugés prioritaires pour le leadership féminin, notamment la confiance en soi, l’introduction au leadership, la prise de parole en public et la communication politique. « Nous avons préparé des modules très enrichissants comme la confiance en soi, l’introduction au leadership, la prise de parole en public et la communication politique », a-t-il fait savoir.

Pour IFES, ces enseignements doivent permettre aux jeunes femmes de comprendre qu’elles possèdent des atouts capables d’influencer positivement la jeunesse congolaise, qui représente une part importante de la population nationale. « La jeunesse représente aussi 65% de la population congolaise. Pourquoi pas renverser la donne et avoir un président de la République issu de la jeunesse, ou même des députés, provinciaux, nationaux et des sénateurs issus de la jeunesse ? », s’est-il interrogé.

Un accompagnement durable : coaching, mentorat et formations avancées

Au-delà des ateliers de formation, IFES prévoit un accompagnement continu des bénéficiaires à travers des séances de coaching et de mentorat, afin de garantir une transformation durable. « Nous comptons continuer avec des séances de coaching, de mentorat et des formations beaucoup plus avancées pour que les jeunes soient outillés afin de pouvoir prendre part à la gestion du pays », a affirmé le coordonnateur.

Il a expliqué que les points focaux de l’organisation, présents au niveau provincial, auront pour mission d’assurer un suivi régulier des jeunes bénéficiaires, afin de maintenir leur motivation et consolider leurs compétences. « Notre point focal ici présent, en coordination avec nous, va essayer de travailler régulièrement avec les jeunes pour les mentorer et les coacher », a-t-il ajouté.

Le gouvernement provincial salue une initiative “première” au Kasaï Central

Intervenant dans ce cadre, Madame Élisée Kunaya, conseillère au cabinet du gouvernement provincial en charge de l’éducation, du genre, des affaires sociales, des actions humanitaires et de l’entrepreneuriat, a salué un programme qui, selon elle, s’inscrit pleinement dans la vision du gouvernement provincial. « Le projet s’inscrit dans les objectifs du gouvernement parce qu’il vient appuyer, soutenir et renforcer les capacités de leadership féminin », a-t-elle déclaré.

Elle a exprimé sa satisfaction face à l’engagement déjà visible des participantes, notamment des jeunes femmes occupant des responsabilités dans leurs institutions universitaires ou au sein de leurs communautés. « Je suis un peu stupéfaite du fait que j’ai trouvé dans la salle toutes les filles qui sont déjà engagées, responsables dans leurs milieux respectifs », a-t-elle confié.

Pour Mme Kunaya, il s’agit d’une première expérience marquante dans la province, où les initiatives de ce type restent rares. « C’est une première ici chez nous au Kasaï Central. Nous sommes vraiment chanceux d’avoir cet organisateur », a-t-elle insisté.

Un appel à IFES et au FCDO : “ne pas abandonner ces jeunes femmes”

Tout en félicitant IFES et son partenaire britannique, Mme Kunaya a lancé un appel à la continuité du programme, estimant que les jeunes femmes ne doivent pas être laissées sans accompagnement après cette première phase. « IFES ne doit pas abandonner ces jeunes filles leaders qui ont déjà des ambitions. Parce que si IFES arrête de les accompagner, elles ne vont pas atteindre leurs objectifs », a-t-elle averti.

Elle a également plaidé pour que l’encadrement puisse, à terme, intégrer un appui matériel ou financier en faveur de certaines initiatives portées par les bénéficiaires. « Il y a des jeunes filles qui se sont déjà lancées dans des activités mais elles n’ont pas de moyens. Je pense qu’il faut les encadrer jusqu’au bout », a-t-elle suggéré.

S’adressant au bailleur, Mme Kunaya a rappelé l’importance stratégique de soutenir la femme et la candidature féminine. « Éduquer une femme, c’est éduquer toute la nation. Si vous éduquez une femme engagée à devenir leader, vous avez déjà formé tout le monde », a-t-elle souligné.

Les étudiantes témoignent : une transformation dans la prise de parole et la confiance en soi

Parmi les bénéficiaires, plusieurs étudiantes ont exprimé leur satisfaction, saluant une initiative qu’elles considèrent comme une opportunité rare et déterminante dans leur parcours.

Angélique Kupa Tshimpaka, ministre chargée des Cultures dans le gouvernement estudiantin de l’ISTM Kananga, a affirmé que le programme lui a permis d’acquérir des compétences concrètes en communication. « Auparavant, je n’étais pas vraiment capable de prendre la parole en public. Maintenant, je suis capable. Je sais ce que je peux éviter quand je parle avec mon public », a-t-elle expliqué.

Elle a ajouté avoir appris à surmonter les difficultés en adoptant une posture dynamique et résiliente. « Une femme leader est forte, dynamique, capable de surmonter les difficultés et de ne pas rester immobile », a-t-elle déclaré.

De son côté, Angèle Ntumba Kankonde, porte-parole des étudiants de l’Université Presbytérienne et Lapslay du Congo (UPRECO), a mis l’accent sur les valeurs fondamentales d’un leader. « En tant que leader, j’espère bénéficier des compétences en leadership à travers l’intériorisation de certaines qualités comme l’honnêteté, l’enthousiasme, l’intégrité, la compassion », a-t-elle indiqué.

Convaincue de l’impact du programme sur sa carrière future, elle estime que cette formation l’aidera à gérer ses émotions et à affronter les défis. « Je n’aurai pas de difficultés à savoir comment gérer mes émotions en tant que leader », a-t-elle affirmé.

Arlette Milolo, étudiante et ministre chargée des Communications et Médias à l’ISTM Kananga, a déclaré que ce programme représente une opportunité majeure pour renforcer sa posture de leader. « Grâce à ce programme, j’aimerais m’affirmer, assurer mes compétences en leadership et développer mes capacités dans la prise de parole », a-t-elle expliqué.

Elle a aussi évoqué les obstacles liés aux préjugés et au doute, fréquents chez les jeunes filles. « Parfois, il y a des préjugés. Les gens disent qu’on ne peut pas faire ça. Grâce à ce programme, j’aimerais surmonter ces doutes-là », a-t-elle souligné.

Merveille Ngadi, étudiante à l’Université du Kananga, a mis en avant les acquis en confiance en soi et en prise de parole. « Avant, j’avais tellement peur de prendre la parole en public. J’étais timide. Mais à travers cette formation, je suis capable de parler devant une masse de gens », a-t-elle témoigné.

Pour elle, les stratégies enseignées dans le programme permettront aux jeunes femmes de surmonter les découragements et les barrières sociales. « Cette formation nous a tellement aidé. Je crois qu’on pourra surmonter les défis sans difficulté », a-t-elle assuré.

Un programme porteur d’espoir pour la participation politique féminine

À travers l’« IFES Leadership Club », IFES et son partenaire FCDO ambitionnent de poser les bases d’un changement durable dans la société congolaise, en mettant l’accent sur l’autonomisation des femmes dès le milieu universitaire, considéré comme un vivier stratégique pour la relève politique et sociale.

Ce programme se présente ainsi comme une réponse structurée au déficit de représentativité féminine dans les institutions publiques et politiques en RDC, en encourageant l’émergence d’une jeunesse féminine consciente de ses droits, de ses capacités et de son potentiel d’influence.

En poursuivant les activités de coaching et de mentorat annoncées, IFES espère contribuer à l’éclosion d’une nouvelle génération de femmes leaders capables de peser sur l’avenir du pays, dans une dynamique de démocratie inclusive, participative et équitable.

Félix MK | CONGOPROFOND.NET

Femme

Leadership de la femme des médias : la 3e édition de « Parole à Femme » met en lumière des parcours inspirants à Kinshasa

Published

on

La troisième édition de « Parole à la Femme », organisée par Leadership des Femmes des Médias, s’est tenue ce lundi 30 mars 2026 à La Perle de Sainte Anne. Coordonnée par Grâce Shako, cette rencontre a rassemblé plusieurs femmes leaders issues de divers secteurs, venues partager leurs expériences professionnelles autour du thème : « Révéler la Femme d’exception ».

Parmi les intervenantes figuraient notamment Lydie Omanga, Nenette Mukembe, Madeleine Mbongo et Miriam Balanga. Tour à tour, elles ont retracé leurs parcours, évoquant les débuts parfois difficiles, les obstacles rencontrés ainsi que les stratégies qui leur ont permis de s’imposer dans des environnements souvent exigeants.

L’activité a également été marquée par un moment d’échanges interactifs, où les participantes ont posé des questions sur le leadership féminin, la gestion de carrière et les défis du monde professionnel. Cet espace de dialogue a permis de renforcer la solidarité entre femmes, chacune apportant conseils, témoignages et encouragements dans une atmosphère conviviale et motivante.

Au-delà des interventions, cette édition a mis en avant des profils inspirants, notamment Marie Jeanne Okota, conductrice de Yango, saluée pour son courage dans un secteur majoritairement masculin, ainsi qu’une jeune couturière engagée dans l’entrepreneuriat. À travers ces parcours, « Parole à la Femme » confirme son rôle de plateforme d’expression et de valorisation du leadership féminin en RDC.

Dorcas Mwavita

Continue Reading