Actualité
Kananga en ébullition : Judith Suminwa des paroles aux actes !
La Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a galvanisé plusieurs milliers de Kanangais, ce samedi 24 mai, à la place de l’Indépendance de Kananga, chef-lieu du Kasaï Central. Dans un discours empreint de fermeté et d’empathie, elle a appelé à l’unité nationale tout en détaillant les projets prioritaires pour la province.

Un appel solennel à l’unité face aux défis sécuritaires
Devant une foule en liesse, la cheffe du gouvernement a insisté sur la nécessité de la cohésion en ces temps de crise.
« La RDC traverse une épreuve difficile avec l’agression rwandaise à l’Est, mais je vous le dis : notre force réside dans notre unité. Nous ne laisserons personne diviser notre nation. Derrière notre Président, Félix-Antoine Tshisekedi, nous défendrons chaque centimètre de notre territoire. Kananga, comme Goma ou Kinshasa, fait partie de cette patrie indivisible ! », a-t-elle lancé d’un ton ferme et décidé.
Elle a également rendu hommage aux Forces armées, à la Police nationale et aux patriotes combattants Wazalendo qui se battent contre l’ennemi dans l’Est du pays, suscitant des ovations de la foule.
Les chantiers prioritaires : routes, érosion et énergie
La Première Ministre a annoncé un suivi personnel des infrastructures vitales. Parmi les projets phares évoqués : la route Kananga–Kalamba Mbuji et la réhabilitation des réseaux hydrauliques.
« J’inspecterai les travaux routiers pour désenclaver Kananga. La route Kananga–Kalamba Mbuji, qui est en train d’être faite, sera aussi inspectée pour s’assurer de l’évolution. Les érosions qui dévorent vos quartiers, nous les combattrons avec des solutions durables. Quant au barrage de Katende, les travaux vont être relancés comme le veut le Chef de l’État. L’eau potable et l’électricité ne sont pas des privilèges, mais vos droits », a assuré Judith Suminwa Tuluka.
Un engagement ferme sur les promesses présidentielles
Dans son adresse, elle a insisté sur l’engagement ferme de son gouvernement à réaliser tout ce que le Président de la République a promis aux habitants du Kasaï Central lors de la dernière campagne électorale. C’est l’un des objectifs du Programme d’Actions du Gouvernement (PAG 2024–2028).
« Je suis ici pour vous dire une chose : les promesses du Président Tshisekedi au Kasaï Central seront tenues. Pas demain, aujourd’hui. Ce gouvernement ne vous oubliera pas. Chaque franc volé dans ces projets sera traqué, et chaque retard sanctionné. Votre patience a assez duré, place à l’action », a-t-elle martelé.
Une déclaration accueillie par des cris de soutien et des chants patriotiques.
Pour son séjour de travail à Kananga, la cheffe du gouvernement est accompagnée du ministre des Mines, Kizito Pakabomba, de la vice-ministre de l’Intérieur, Eugénie Tshiela Kamba, et des élus nationaux du Kasaï Central.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
Politique
Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle
En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.
Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.
Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.
Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.
En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.
En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
