Politique
Kananga/Agression rwandaise : le gouvernement provincial désapprouve l’autorisation des marches par la mairie
Le gouvernement provincial du Kasaï-Central a vivement condamné, ce lundi 3 février 2025, le comportement du maire de Kananga et de ses services, suite à l’organisation de plusieurs marches concurrentes de soutien aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et aux groupes de Wazalendo, ainsi que de protestation contre l’agression rwandaise dans l’Est du pays, le samedi précédent.
La ville de Kananga a été le théâtre de trois marches distinctes, ce qui a transformé l’événement en une manifestation politisée, au lieu d’un rassemblement de soutien unifié aux forces armées et de dénonciation de l’agression rwandaise.
Réaction du gouvernement provincial
Le Conseil Provincial de sécurité, présidé par le gouverneur Joseph-Moïse Kambulu Nkonko, a exprimé sa désapprobation face à cette situation. Selon un compte rendu lu par Pierrot Mutela, ministre provincial de la communication et médias et porte-parole du gouvernement, le Conseil avait autorisé une seule marche, organisée par la société civile, et non celles des partis politiques.
Le gouvernement provincial considère le comportement de maire et de ses services comme une « insubordination » et une « faute lourde » passible de « sanctions administratives et rigoureuses ».
Le gouvernement provincial appelle à l’unité et à la cohésion de tous les acteurs de la société civile et politique pour soutenir les FARDC et les Wazalendo dans leur lutte contre l’agression rwandaise et pour la restauration de la paix et de la sécurité dans l’Est de la RDC.
Mike Tyson Mukendi
À la Une
Tension à Doko/Durba : Le gouverneur Bakomito appelle au calme et à la retenue
Dans un contexte marqué par des tensions croissantes et une certaine nervosité au sein de la population, le gouverneur du Haut-Uélé, Jean Bakomito Gambu, est monté au créneau pour lancer un appel ferme au calme et à la responsabilité. Une sortie qui intervient alors que des rumeurs et des mouvements d’humeur alimentent un climat d’inquiétude dans plusieurs secteurs de la province.

Un message d’apaisement adressé à toutes les couches sociales
S’exprimant dans un ton mesuré, le gouverneur Bakomito a exhorté les habitants à éviter toute forme de provocation, de violence ou de propagation de fausses informations susceptibles d’aggraver la situation. Il insiste sur la nécessité de préserver la paix sociale, condition essentielle au développement et à la stabilité des institutions locales.
Priorité à la cohésion et à la stabilité
Dans son appel, le gouverneur rappelle que les défis actuels ne peuvent être surmontés que dans l’unité et la cohésion. Il invite les leaders communautaires, les jeunes et les acteurs politiques à jouer pleinement leur rôle de médiation et de sensibilisation afin d’éviter toute escalade.
Les autorités locales en état de veille
Les services provinciaux de sécurité et les autorités administratives ont été encouragés à renforcer la vigilance, tout en privilégiant une approche préventive et non répressive. L’objectif affiché est de garantir la protection des citoyens tout en évitant les abus ou les tensions inutiles.
Un appel à la responsabilité collective
Au-delà du discours institutionnel, le gouverneur Bakomito insiste sur la responsabilité individuelle et collective de chaque citoyen. Selon lui, la paix n’est pas seulement une affaire d’autorités, mais un engagement partagé par tous les habitants.
Conclusion : préserver la paix comme priorité absolue
Alors que la situation reste suivie de près, cet appel au calme se veut un signal fort en faveur de la stabilité. Les prochains jours seront déterminants pour mesurer l’impact de ce message d’apaisement dans une province appelée à consolider sa cohésion interne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
