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Politique

Kamwena Nsapu : Des miliciens détenus à Kinshasa broient du noir, le gouvernement interpellé 

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Alors que le bureau conjoint des Nations-Unies pour les droits de l’homme saluait la condamnation, fin août dernier, par la Cour d’appel du Kasaï central, de Thomas Mulumba Kamuatoka, ancien membre d’un groupe Kamuina Nsapu, seul accusé dans l’affaire « Bayamba », entre autres, pour crimes contre l’humanité par meurtre, et au paiement de 100.000 dollars américains à titre de dommages-intérêts aux cinq parties civiles, dont quatre femmes, certains éléments de cette milice continuent d’être détenus dans des conditions plus qu’inhumaines. Des animateurs des organisations de défense des Droits humains sont aussi montés au créneau pour réclamer l’amélioration des détenus de Kinshasa conformément aux conventions de l’ONU relatives aux droits de l’homme.

Certains d’entre eux ont passé plusieurs années dans les cachots de la Demiap, sans procès, d’autres continuent d’y perdre la vie dans l’indifférence des autorités congolaises. Dans le lot, le corps de Silva Kalombo est toujours dans une des morgues de Kinshasa depuis 2022 et malheureusement d’autres continuent de perdre la vie.

Jusqu’à présent, le bilan exact des personnes tant décédées n’est pas connu. Il en est de même pour le nombre précis des miliciens emprisonnés qui demeure un secret d’Etat. Somme toute, les prisonniers ne reçoivent pas de visite des membres de leurs familles.

Les organisations de défense des droits humains se demandent si les autorités congolaises ont signé leur arrêt de mort au regard des agissements des responsables des prisons agissant sous la houlette des autorités du régime Tshisekedi.

M.B./CONGOPROFOND.NET

Politique

RDC : pour un cycle électoral permanent, Andy Bemba appelle à une refondation profonde du système politique national

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Dans une déclaration faite ce lundi 4 mai 2026, Andy Bemba, président national du parti Nouvelle Pensée (NP), a dressé un constat sévère de la vie politique congolaise. Selon lui, depuis 2006, le pays semble enfermé dans un cycle électoral répétitif qui freine son développement et met en lumière les limites du système en place.

« Depuis 2006, notre pays semble vivre dans un cycle électoral permanent », a-t-il affirmé, soulignant que tous les deux à trois ans, les mêmes dynamiques refont surface.

Alliances fragiles, oppositions de circonstance, tensions politiques croissantes, pressions avant les scrutins et contestations après les résultats deviennent, selon lui, une routine inquiétante. « Parfois même des rébellions », a-t-il ajouté, pointant les dérives les plus graves de cette instabilité chronique.

Pour Andy Bemba, cette répétition n’est pas anodine. Elle constitue plutôt un signal d’alarme. « Cette répétition ne révèle-t-elle pas les limites de notre système politique ? N’est-ce pas le signe d’un système politique défaillant ? », s’est-il interrogé, invitant à une réflexion collective profonde.

Le leader politique estime que le pays ne peut plus se permettre de consacrer autant de temps et d’énergie à des débats interminables autour des élections et de la constitution. « Nous ne pouvons pas continuer à perdre des années dans des débats sans fin », a-t-il martelé, appelant à un changement de cap immédiat.

Dans sa vision, la solution passe par une refondation ambitieuse du modèle politique congolais. Il plaide pour « de nouveaux textes », des « réformes courageuses », mais aussi pour « une administration forte et dépolitisée ». Il insiste également sur l’importance d’« une justice véritablement équitable » et du respect strict des lois par tous les acteurs, sans exception.

Pour Andy Bemba, l’avenir du pays dépendra de la capacité des congolais à dépasser les clivages actuels et à s’engager dans une dynamique de progrès réel. « Il est temps de repenser notre modèle politique et d’avancer avec ceux qui veulent réellement faire progresser le pays », a-t-il conclu. Dans un contexte politique souvent marqué par les tensions et les incertitudes, cet appel à la réforme sonne comme une invitation à rompre avec les pratiques du passé pour bâtir un avenir plus stable et plus juste.

Si les mots trouvent écho dans les actes, alors ce cycle répétitif pourrait enfin céder la place à une véritable renaissance politique. en République démocratique du congo, où les controverses ne cessent de susciter des déplaire à la souveraineté nationale.

Blaise Abita Etambe

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